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Archives mensuelles : juillet 2009

Ah, les rires de Joseph, mon complice du Burkina habitant la France(voir article du 9 juillet)… Quand il m’a rappelée ce matin,  son rire joyeux a envahi la maison. Il plaisante, me taquine, s’amuse d’un rien.. Il est tonique, Joe, m’expliquant en bloc qu’il veut m’emmener visiter son pays natal, semer un peu de bonne humeur en Suisse lorsqu’il viendra m’y dire bonjour et me demandant quelle langue je parle lorsque je traduis les chiffres de son numéro de téléphone (soixante-seiiiiize, quatre-vingt quatooooorze) par septante-six et nonante-quatre. Mais!!!!!!!!!

La journée se poursuit tandis que je continue à surveiller Scotty de très, très près afin qu’elle ne retombe pas dans son vice (voir article d’hier). Dès qu’elle arrive à s’échapper, elle recommence à filer vers les arbres fruitiers. Ce chien est véritablement équipé d’une tête chercheuse! La moindre queue de pomme la met en transes.

En rentrant, le soir, dans la maison, je me suis connectée sur facebook. Et là, je découvre que Dominique, un intéressant interlocuteur sur ce programme, m’a laissé un petit cadeau: un lien me permettant d’entendre une chanson de Jean-Michel Caradec, ce chanteur breton si touchant, parti trop tôt, sur lequel j’ai écrit un article voici quelques semaines.

En parlant avec Dominique, je découvre qu’il connait et qu’il considère comme étant son chanteur préféré un être tout à fait hors normes: Julos Beaucarne. J’ai été épatée… Je n’ai pas rencontré souvent de ses fans en dehors de la Belgique. Dans ce pays, il est un momument, un grand poète. Il a écrit des textes magnifiques, ciselés, un brodeur de mots, avec certaines mélodies d’une beauté pure et claire.  Dominique a bon goût! Et j’en profite pour m’incliner devant le talent de Monsieur Julos. Ah, les perles de  son « Petit Royaume »… Facebook réserve de belles surprises!

Martine Bernier

 

 

www.julos.be/

J’ai eu la surprise, suite à mon article sur ma chienne, Scotty, de recevoir des messages me demandant de ses nouvelles. Touchée, je reviens donc avec la suite des mésaventures de mon moustachu de service.

J’en étais donc restée à une suspicion de dépendance aux pommes fermentées, de la part de mon chien qui avait visiblement un problème de santé. J’ai donc décidé de la garder à l’intérieur, la privant momentanément de sa liberté au jardin pour la sortir en laisse. Durant cette phase d’observation, elle a beaucoup dormi, et a commencé à se sentir de plus en plus ferme sur ses mini pattes. Il faut dire que, ces derniers jours, elle vacillait jusqu’à tomber et avait l’air complètement à côté de ses poulaines…

Mercredi soir, alors que j’étais chez Véro et Stéphane pour quelques instants, elle a été lâchée librement dans leur maison. Nous parlions lorsque j’ai entendu un bruit suspect venu de la cuisine. D’un seul geste, Véro et moi nous sommes précipitées pour découvrir mon bout de chien en train de déguster goulûment une biscotte volée dans l’armoire. J’étais confuse… et elle totalement ravie. Chien indigne!

Le lendemain, de plus en plus en forme, Scott a commencé a trouver nettement moins drôle de devoir rester dans la maison. J’ai donc tenté l’expérience de la relâcher dans le jardin et de surveiller ce qu’elle allait faire. Cela n’a pas manqué: elle a foncé en direction des pommiers et s’est emparée d’une vieille pomme déjà à moitié croquée. J’ai récupéré l’objet du délit et l’ai expédié dans le champ des moutons, derrière la maison. Le temps de me retourner, Scott avait déjà filé du côté du prunier et croquait une prune, noyau compris.

J’avais donc la confirmation que mon digne chien était bel et bien dépendant aux pommes fermentées (bref: au cidre!!) et aux prunes. Mais j’ai prévu une botte secrète. Un produit de substitution permettant de compenser le manque dû à la privation de la « drogue » à laquelle elle est devenue dépendante. Pour cette métadone canine, j’ai choisi des chocolats pour chien dont elle raffole. Ce qui ne l’empêche pas, dès que j’ai le dos tourné, de repartir, oreilles au vent, en direction de son pommier, pour assouvir son vice. Ivrogne!!!

Cette nuit, alors que je me sens triste, elle me regarde d’un air compatissant, voire presque malheureux. Presque émue de la voir dans ce rôle, je la suis dans la cuisine vers laquelle elle se dirige d’un pas traînant. Et là, déception…. elle s’assied devant sa gamelle d’eau qu’elle jauge d’un air morose, voire déconfit. Son coup de blues n’était en fait pas motivé par ma propre tristesse, mais par le fait qu’elle aurait préféré une bolée de cidre. Chien indigne, disais-je…

Martine Bernier

 

L’histoire se passe dans les Hautes Alpes. Depuis un bon moment, nous raconte le journal le Dauphiné,  les  copropriétaires d’une résidence se désolaient de retrouver leurs voitures endommagée et couvertes de griffures. En bonne logique, ils faisaient réparer leurs véhicules… qui étaient aussitôt abimés à nouveau.

L’heure était grave. Le cas a été discuté lors des assemblées des copropriétaires, et auprès du syndic avant que des plaintes multiples soient déposées au commissariat. Sans résultats.

Certains propriétaires ont alors décidé de se transformer en inspecteurs  gadget. Cachés au-dessus des garages ou derrière leurs fenêtres. Toujours sans succès. Exaspérés, le syndic et les copropriétaires ont  placé une petite caméra derrière un volet, tournée vers le parking. Trois autres voitures ont été victimes du rayeur sauvage, motivant le syndic à consulter la bande-vidéo. Et là, ô surprise…. ils ont découvert que le vandale était une dame de 79 ans, à l’irréprochable réputation.

Pourquoi s’acharnait-elle contre les carrosseries? Parce qu’elle souffrait d’insomnie et n’avait rien trouvé de mieux, pour se calmer, que d’aller griffer les voitures. Pas bien, ça… Notre Calamity Jane va devoir rembourser les dégâts non pris en charge par les assurances, ainsi que les franchises, pour un total de près de 7000 euros.

Je ne sais pas si la méthode est efficace pour lutter contre l’insomnie, mais il est clair qu’elle est un peu chère. D’autant que les relations de la dame avec ses voisins risquent d’être légèrement compromises. Je rassure mes complices du Triangle d’Or, je ne vais pas essayer.

 

Martine Bernier