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Archives quotidiennes : 5 juillet 2009

Durant les émeutes qui ont suivi l’annonce des résultats des élections présidentielles en Iran, les télévisions du monde entier se sont fait l’écho des violences dont ont été victimes les manifestants. Pendant plusieurs jours, nous avons pu voir ces images de révolte matée. Puis, plus rien ou presque. Des avions se sont écrasés, Michaël Jackson est décédé… une actualité en chasse une autre.

Pourtant, les nouvelles qui arrivent d’Iran aujourd’hui font froid dans le dos. Plusieurs responsables du courant réformateur iranien ont été arrêtés et sont accusés d’avoir attenté à la sécurité nationale.

Les manifestations se sont interrompues depuis dimanche dernier. Et la télévision iranienne a abondamment diffusé les témoignages de manifestants « repentis ».

Ce samedi , l’opposant Mir Hossein Moussavi  a été accusé, par un proche du pouvoir, d’être à la solde des Etats-Unis. Il demande que l’ancien Premier ministre soit jugé pour trahison, avec l’ancien président réformateur Mohammad Khatami.

Deux employés iraniens de l’ambassade de Grande-Bretagne sont toujours emprisonnés,  et vont eux aussi être traduits en justice.

Froid dans le dos, oui…

L’Union Européenne, en réaction, durcit le ton graduellement. Ses membres ont convoqué les ambassadeurs iraniens, en signe de protestation. Ce qui n’empêche pas Téhéran de camper sur ses positions.

Alors? Les gouvernements du monde entier savent ce qu’ils ont à faire. Du moins je l’espère. Ils marchent sur des oeufs… Et nous? A notre échelle, nous sommes impuissants. Mais ne pas les oublier reste la priorité. Ne pas oublier que la liberté d’expression est interdite dans ce pays, que des gens risquent aujourd’hui leur vie pour avoir osé exprimé leur révolte.

Rien n’est pire que de se sentir seul, abandonné, en butte à l’indifférence, à l’injustice.

Martine Bernier

 

Depuis toujours, j’ai avec les autres une relation très particulière. Je ne vais pas la détailler ici, mais j’ai, sur ce plan, beaucoup de chance. Mes relations sont toujours intenses, jamais banales.

Mais ce que je vis depuis que je suis ici est unique.

Ce soir, c’est avec Aurore que j’ai longuement parlé, pendant plusieurs heures. Sa maturité, du haut de ses 13 ans lumineux, me séduit. Dans l’après-midi, avec son papa, Fred, elle a tout fait pour me convaincre de les accompagner à un vide-grenier. Je n’étais pas spécialement enthousiaste. Mais je sais que le temps que je passe avec eux nous est compté. Donc, j’évite les caprices. Nous sommes partis avec les garçons. Et j’ai eu un moment de ravissement en tombant sur un petit bouquin de 1927 consacré aux oeuvres de Rodin. Cinq livres pour un euro symbolique. Et me voici avec des biographies, un petit exemplaire de Proust  et ce mini trésor. Le tout assorti d’une édition d’un journal du 21 juin 1900, paru à Paris.  Fred jubilait: il valait la peine, le vide-grenier!

Je ne sais plus où est « chez moi ».

J’ai programmé mon retour en Suisse, sans conviction…

Martine Bernier