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Archives mensuelles : août 2009

Facebook réserve parfois des surprises.
Un jour, il y a peu de temps, je suis entrée en contact avec un homme dont j’ai découvert très vite qu’il était musicien et Belge. Un guitariste de jazz et de blues: Willy Donni.
Depuis, nous parlons un peu, de temps en temps, et il me fait découvrir son blog (malheureusement en néérlandais, ce qui handicape les visiteurs francophones venus d’autres pays) les vidéos qui le concernent, sur youtube, et… sa musique.

Avec son trio, il pratique un jazz envoûtant, où le saxo, la guitare et la contrebasse se marient pour une union parfaite.
Si vous allez sur youtube, vous trouverez plusieurs vidéos de leur musique: un régal…
Willy est un excellent guitariste
Nos conversations commencent toujours par le même rituel:
« Bonjour, Martine Bernier »
« Bonjour, Willy Donni »

La semaine dernière, il me disait: « Je suis en train d’écouter Django… »
J’ai pensé que je devrais le mettre en contact avec mon Visiteur des Etoiles, grand amoureux de jazz et de bonne musique.
Oui, facebook, réserve parfois de belles surprises.
Trois en deux mois, pour moi, c’est étonnant.

http://blog.seniorennet.be/cowboy/

Martine Bernier

L’Homme de l’Eau m’a appelée aujourd’hui pour la première fois.
Il habite dans cette Bretagne que j’aime tant, et navigue dès qu’il le peut, pour trouver la paix.
Il a le regard bleu et un caractère à lui, libre, axé sur son amour de la vie.
Lorsqu’il m’a appelée, il promenait sa chienne dans la pinède.
Tout à coup, j’ai entendu derrière sa voix un bruit très caractéristique.
La mer… L’Atlantique.
Cet Atlantique qui me chavire le coeur…
Quand il a compris que cela me touchait, il m’a dit:
« Attend…. »
Et il a tourné son téléphone vers la mer.
Il ne le sait pas, mais j’avais les larmes aux yeux en entendant les vagues.
Cet endroit dont il me dit qu’il n’est pas toujours très bien fréquenté, c’est ma terre.
Je ne sais pas pourquoi, mais c’est ainsi.
Et lui, que je connais si mal, par le geste qu’il a eu, il m’a insufflé un souffle de ce vent que j’aime tant.

L’Homme de l’Eau ne sait rien de moi, pas plus que je ne sais quoi que ce soit ou presque de lui.

Simplement, j’aime bien aller m’asseoir à ses côtés, virtuellement, pour écouter le vent.
Comme j’aime regarder les étoiles à travers le regard de mon Visiteur du Soir.
Quand le temps nous laisse souffler, quand nous ne sommes pas dévorés par nos responsabilités et nos tâches quotidiennes, j’aime retrouver auprès d’eux, la toute simple douceur de vivre…

Martine Bernier

Lorsque j’étais enfant, c’est-à-dire au temps où les ptérodactyles voletaient gracieusement dans nos cieux dégagés, mes parents nous emmenaient de temps en temps, mes frères et moi, dans un parc d’attraction, en Belgique où nous habitions à l’époque. Fascinée, j’y regardais les ballets des eaux dansantes et leurs jeux de lumière, je caressais les animaux, je riais devant les poubelles en forme de grands bonshommes qui avalaient nos papiers gras en remerciant poliment d’une voix caverneuse.
Mais surtout, surtout, il y avait LUI.
Lui, c’était un âne grandeur nature qui trônait dans le jardin du parc.
Tout le monde l’appelait Martin. Moi, je ne l’appelais pas: il ne s’était pas présenté.
Mon père glissait une pièce de monnaie dans une fente, et l’animal braillait de toutes ses forces, levait la queue et déféquait des pièces d’or.
En chocolat, mais bon, des pièces d’or quand même.

Dans ma  tête de petite nana de trois ou quatre ans, j’étais absolument convaincue que, pour gagner sa vie, il suffisait donc d’investir dans l’achat de l’une de ces braves bêtes, de la poser dans le jardin et de lui donner de temps en temps une piécette pour alimenter le trésor familial. J’étais dans un trip Fifi Brindacier où les ânes font des pièces d’or, où les hommes sont des chevaliers fiables et aimants incapables de trahison, où les enfants sont tous heureux et en bonne santé, où les humains et les animaux ne vieillissent pas et ne meurent jamais. J’ai eu l’occasion depuis de découvrir, surtout ces derniers mois, que regarder la vie par le filtre des yeux de l’enfance n’a strictement rien à voir avec la réalité d’adulte. Il m’arrive de me dire que je retournerais bien me réfugier dans la préhistoire…

Martine Bernier