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Archives mensuelles : septembre 2009

Tout le monde connaît la Loi de Murphy, aussi appelée ‘Loi de l’emmerdement maximal ».
Si.
Ce n’est pas poli, mais c’est comme cela.
Ce principe veut que tout ce qui peut mal tourner finira immanquablement par mal tourner.
Et c’est très sérieux: c’est un ingénieur qui l’a dit.
Monsieur Edouard Murphy.
Il a trouvé son concept plutôt par hasard…
En 1949, il avait été engagé pour un projet de recherche dans l’US Air Force. Il s’agissait de mesurer la force d’accélération qu’un être humain peut supporter.
Il a donc attrapé Monsieur Stapp, volontaire vert de frousse, l’a saucissonné sur un chariot placé sur un rail et… et?
Et ce brave Edouard a réalisé, avec son assistant, qu’ils avaient branché les capteurs à l’envers.
C’est ballot.
Très fâché contre le dit assistant, il aurait lancé: « Si ce gars a l’occasion de faire une erreur, il ne la rate pas! »
Et voilà: ainsi est née la loi de Murphy.
Donc, lorsque vous vous engagez dans un escalier et que la minuterie s’éteint au milieu, lorsque vos lacets cassent alors que vous êtes hyper pressé, lorsque votre tartine tombe, côté beurré par terre… ayez une pensée émue et reconnaissante pour Edouard Murphy qui vous classe dans la catégorie des victimes de sa loi. Cela ne vous consolera pas. Mais au moins vous serez-vous instruits.

M.B.

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Difficile d’écrire, cette nuit.
J’essaye de fixer mon attention sur des choses douces et calmes, mais les mille et un événements de la journée se bousculent dans ma tête et arrivent en pagaille devant mes yeux.
Connaissez-vous le tableau de Magritte: « L’Empire des lumières »?
Beaucoup de gens passent devant, le trouvent beau, sans réaliser qu’il a été créé sur une formidable incohérence: il y fait jour dans le ciel, tandis que le paysage, la maison, sont plongés dans les ténèbres. Il en existe une vingtaine de versions. Toutes belles. Toutes folles.
Ma vie est ainsi. Jour et nuit se mélangent. Je vis sur un fil étrange, essayant de tenir le cap et de faire tout ce que j’ai à faire.
Ma vie est un oxymore.

Je me souviens de cette histoire qui me vient de mon enfance:

Midi , l’heure du crime…
Un jeune vieillard assis-debout sur une pierre en bois lisait son journal plié en quatre dans sa poche à la lueur d’une bougie éteinte .
Le tonnerre grondait en silence et les éclairs brillaient sombres dans la nuit claire.
Il monta quatre à quatre les trois marches qui descendaient au grenier et vit par le trou de la serrure bouchée un nègre blanc qui déterrait un mort pour le manger vivant .
N’écoutant que son courage de pleutre mal léché , il sortit son épée de fils de fer barbelés et leur coupa la tête au ras des pieds.

Un oxymore…
Finalement, l’être humain, la vie elle-même sont des oxymores: une chose et son contraire.

Ma vie a été très dure, souvent. Une espèce de torrent allant se fracasser contre les rochers et repartant pour se briser encore un peu plus loin… à l’infini. Mais j’ai eu une chance dont j’ai une conscience profonde depuis toujours. J’ai eu un père dont j’ai été et dont je suis toujours très fière. Je ne l’ai connu que neuf ans. Mais ce que j’ai pu ensuite apprendre de sa vie et de sa personnalité m’a permis de me construire telle que je suis devenue.

Je ne l’idéalise pas. Il était fragile par certains côtés. Mais il allait surtout au bout des choses avec courage, quitte à le vivre parfois difficilement. Il n’a jamais été lâche, a toujours été droit était un « vrai gentil », selon l’expression de quelqu’un que j’aime beaucoup. Etre fière de son père, savoir que l’on a vraiment compté pour lui, se rendre compte qu’il a tout fait pour être présent lorsqu’il le fallait donne de la force pour la vie. J’aime bien l’idée qu’il vit encore aujourd’hui aux yeux de ceux qui me lisent et qui ne l’ont pas connu.
Il s’appelait Paul.
Le premier homme de ma vie était un homme bien, qui m’a beaucoup aimée.
C’est une chance que tous les enfants n’ont pas.

M.B.