octobre 2009
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Archives mensuelles : octobre 2009

Je remercie une fois encore Skype, ce petit programme magique qui nous permet de dialoguer de vive voix, avec en prime l’image de la personne en face de nous, même si 1000 km nous séparent d’elle.
Il m’a permis aujourd’hui de revoir et de retrouver une partie de ceux que j’aime dans ma Terre de Sel (manquaient Béa, — dont c’est aujourd’hui l’anniversaire! — Fred, Aurore, Théo et Yoyo).
Mais j’ai pu parler avec Véro, mon bon géant. Et Thierry. J’ai même entrevu ses enfants et vu passer Clément en coup de vent
Précieux Skype qui nous donne l’impression que ceux que l’on aime sont dans notre bureau ou notre salon.
Quand je pense à nos ancêtres qui, privés des leurs lors de leurs absences, n’avaient que le recours de la lettre remise par courrier à cheval après des jours de voyage, selon le lieu où ils se trouvaient….

En ce moment, j’aime spécialement les moyens de communication modernes.
Et, tiens, j’ai même un faible pour l’avion.
Même s’il ne permet pas de transporter en bagage accompagné une centaine d’huîtres fraîchement pêchées. Difficile de faire passer une colonie d’huîtres sauvages pour des animaux de compagnie…

J’ai appris aujourd’hui que les Bretons (les purs, pas ceux qui font semblant de l’être alors qu’ils sont en fait parisiens) sont sans doute les êtres les plus pudiques de la planète.
Un peu comme les montagnards.
J’aime bien.
Notez qu’ils savent vivre, si j’en crois le verre de Rouge d’Anjou accompagnant un morceau de chocolat suisse qui trônaient devant la webcam.

Il se fait un peu tard sur cette soirée d’Halloween…

M.B.

Je vous avais dit que je vous entraînerais dans un monde spécial, cette nuit. Je tiens parole: je vous emmène dans l’univers des objets trouvés de Paris. Autrefois, les objets égarés appartenaient au roi ou au seigneur. Puis les choses ont changé. En 1939, le service spécifique  des objets trouvés a été installé au 36 de la rue des Morillons dans le 15e arrondissement. Aujourd’hui, il reçoit 140’000 objets par an. J’ai toujours été fascinée par la distraction des gens. En lisant la liste des objets les oubliés les plus insolites, on peut s’interroger.. Jugez vous-mêmes…

Une casquette de l’Armée Rouge. Une chaise roulante pour handicapé. Un crâne humain. Un dentier. Un exemplaire de Harry Potter… en tibétain. Une langouste naturalisée. Un lingot d’or. Un oeil de verre. Une poupée gonflable. Une prothèse de jambe trouvée le 10 décembre 2004 dans un bus… et qui n’a toujours pas été réclamée par son propriétaire. Une tronçonneuse. Trois urnes funéraires. Une valise d’infirmière remplie de prélèvements. Une veste de pompier new-yorkais.

Dans le genre distrait, je suis ravie de découvrir qu’il y a pire que moi!

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J’ai eu un appel, cet après-midi, qui m’apportait une nouvelle un peu meilleure que celles d’hier. Lorsqu’il s’agit de la santé d’un enfant, les hommes dignes de ce nom se mobilisent. C’est ce qui se passe en ce moment. Ce genre de situation a un bon côté: elle permet d’aller à l’essentiel, de découvrir les êtres pour ce qu’ils sont vraiment et de mettre en commun ce que chacun a de meilleur… Ou de pire dans le cas d’un homme en particulier qui est le seul que j’ai connu à agir comme il l’a fait. Dans le cas présent, j’aime ce que je découvre.

Martine Bernier

Je ne sais pas comment font les personnes qui arrivent à être insensibles à la détresse des autres. C’est une chose que je suis incapable de faire.

Ce soir est un soir gris. Parce que je sens que quelqu’un auquel je tiens ne va pas bien.

Oui, il fait plutôt froid, ce soir. Si j’avais le pouvoir d’agir sur les destins, il y a deux ou trois choses urgentes que je ferais sans attendre. Je remettrais des choses à leur place.  Parce que là, vraiment, j’ai l’impression que le monde tourne à l’envers.

Demain, je vous emmènerai dans un univers très insolite. Mais cette nuit, je n’ai pas vraiment le coeur à écrire. Mon esprit est quelque part en Terre de Sel.

 

Martine Bernier