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Archives quotidiennes : 24 octobre 2009

Tandis que le monde se mobilise pour attirer l’attention des dirigeants sur l’avenir de la planète, je cohabite, dans l’appartement où j’ai posé mes livres et mes guitares, avec des co-locataires aussi gracieuses qu’inattendues: des coccinelles. A Saint-Molf, j’observais le quotidien ralenti d’une colonnie d’escargots qui m’amusaient par leur sans-gêne et leur ténacité à revenir chaque jour à l’assaut de l’appui de fenêtre. Je riais nettement moins face aux araignées monstreuses qui apparaissaient régulièrement, provoquant chez moi des réactions qui devaient en revanche beaucoup distraire ces hôtes indésirables.

Depuis plusieurs jours, je vois apparaître dans différentes pièces de l’appartement, des bêtes à Bon Dieu qui, elles, me sont plutôt sympathiques. C’est d’ailleurs le seul insecte que je tolère dans ma sphère… Oui, je sais, c’est injuste pour les autres qui n’ont pas choisi leur physique. Et comme, évidemment, il m’est impossible de vivre avec quelqu’un que je ne connais pas, il a fallu que je me renseigne sur leurs us et coutumes. Et.. c’est fou le nombre de bêtises auxquelles nous avons pu croire à leur propos… Vous êtes de ceux qui imaginiez  que le nombre de  points qu’elles ont sur leurs élytres correspond à leur âge? Et bien non! Juste à leur espèce. Oui, je sais, c’est déçevant, mais c’est ainsi. Elles ne meurent pas en hiver: elles dorment. Et dans le cas présent, elles prennent mon domicile pour leur dortoir.

Les jardiniers les aiment. Normal: elles adorent les pucerons. et, pour certaines, les acariens J’aurais préféré qu’elles apprécient les araignées en apéritif, mais bon… Elles se rachètent à leur manière puisque, depuis le Moyen-Age, elles ont la réputation de porter bonheur.

Là, j’avoue que cela m’arrangerait. Parce que le bonheur, je ne sais plus vraiment ce que c’est.

Mais ce soir, en regardant ma coccinelle se poser sur ma main, je pense à un enfant. Un jeune adolescent qui ne va pas bien en ce moment, et qui va devoir subir de nouveaux examens médicaux la semaine prochaine. Je ne l’ai jamais rencontré. Mais si vraiment ces petites bestioles rouges me garantissent le même résultat que le passage d’une étoile filante, c’est à lui que je dédie mon voeu.

Martine Bernier