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Archives mensuelles : novembre 2009

Dimanche, Ecriplume a franchi le cap des 13’000 visites.
C’est assez sidérant, touchant, réconfortant…
Merci…

Pour franchir ce cap, je vous propose l’une des histoires les plus mystérieuses qui soit. Dont le secret pourrait enfin être révélé dans les mois à venir.

Tout commence au début du 16e siècle. L’un des hommes les plus puissants de Florence, Pier Soderini commande à Léonard de Vinci une oeuvre gigantesque de 17 mètres sur 7.
Elle devra rendre hommage à la République qui vient de faire fuir les Médicis, et sera placée dans le Palazzo Vecchio, palais du gouvernement, dans la salle du Conseil appelée « La Salle des Cinq-Cents » en référence au nombre d’élus qui y siègent.

En 1503, donc, le grand Léonard signe le contrat. Et il commence à préparer le carton de sa fresque.Carton dont on a aujourd’hui perdu la trace.
Il y travaillera pendant un an avec cinq de ses assistants.
Soderini s’impatiente. Il trouve que de Vinci met vraiment trop de temps à réaliser son oeuvre.
Mais ce dernier doit faire face à deux gros problèmes techniques: l’enduit humide l’oblige à peindre le plus vite possible avant que la couche supérieur ne sèche. De plus, seuls quelques pigments minéraux sont compatibles avec les enduits de cette époque. Or, Léonard désire utiliser toute la gamme de couleurs de sa palette… Il expérimente donc pour la première fois la cire d’abeille ainsi que de la résine grecque. Mais même ainsi, les couleurs ne sèchent pas. Vers les plafonds, elles coulent et se diluent. Et lorsqu’il fait trop chaud, la cire fond.
Un crève-coeur artistique pour le génie qui, usé par les intrigues de la Cour de Florence, décide de quitter la ville pour partir à Milan, puis en France.
Il abandonne sa fresque appelée « La bataille d’Anghiari ».
Celle-ci n’est pas aussi grande qu’elle devait l’être à l’origine, mais elle est considérée comme un chef-d’oeuvre par tous ceux qui l’ont vue à l’époque.

Je dis bien « à l’époque »… car depuis, elle a disparu.
Si des copistes nous permettent d’avoir une vague idée de ce que fut l’oeuvre en question, son destin a fait d’elle un mystère.
A Florence, les choses se gâtent pour Soderini qui doit abandonner la ville. Les Médicis reviennent en force et reprennent le pouvoir.
Et la salle des Cinq-Cents est transformée en écurie, après que l’oeuvre du peintre ait été recouverte d’un coffrage de bois.

Plusieurs années plus tard, Côme Ier, duc de Florence et grand-duc de Toscane, s’installe à son tour au palais.
Il rend à la salle son faste premier et commande six fresques au peintre et architecte Giorgio Vasari, à la gloire, cette fois, des Médicis.
Et c’est là que le mystère commence.
Personne ne sait ce qu’a fait Vasari. A-t-il sacrifié l’oeuvre de Léonard de Vinci? Ou l’a-t-il dissimulée?
Les spécialistes actuels relèvent que, par le passé, Vasari avait déjà dû remplacer une fresque peinte par Masaccio. Mais il ne l’avait pas détruite: il avait construit un mur devant elle pour la préserver…

Des indices prouvent qu’il était un admirateur du grand Léonard.
Et, en face du mur où avait été peinte « La bataille d’Anghiari », il a réalisé lui-même une autre fresque épique, comme cela lui a été demandé.
Fresque sur laquelle se trouvent deux mots énigmatiques tracés sur la bannière d’un soldat: « Cerca Trova ».
« Cherche et trouve »…

Est-ce un message laissé aux générations futures pour indiquer qu’il existe une piste pour retrouver l’oeuvre perdue du Maître?
Pendant des siècles, personne ne s’en est préoccupé. Jusqu’en 1975 où un vieux professeur d’Histoire de l’Art a rencontré un jeune ingénieur médical, Maurizio Seracini.
Il lui a demandé de faire des recherches et de prouver que la fresque de Léonard de Vinci existe toujours.
Cette quête est devenue primordiale pour l’ingénieur.
Il a utilisé toutes ses compétences, toutes les machines possibles et imaginables pour analyser, étudier, scanner et passer au crible des technologies les plus affûtées ce mur porteur du secret.
Il a encore fallu patienter 35 ans pour qu’il reçoive toutes les autorisations nécessaires et les fonds permettant de vérifier si l’hypothèse émise est crédible.

Aujourd’hui, il est à pied d’oeuvre.
Le 16 octobre dernier, le maire de Florence l’a autorisé à tenter une dernière phase exploratoire. « Un bombardement de neutrons et de rayons gamma permettra d’identifier les substances organiques et chimiques qui se trouvent derrière le mur de la salle des Cinq-Cents ».
A partir de ces résultats, une carte chimique sera dressée. Et l’énigme du mur sera enfin révélée…

Avec toute la délicatesse et la rigueur exigée pour une tâche aussi osée (le site est quasi sacré, au même titre que Versailles, à Florence), Seracini va travailler. Il lui faudra encore entre un et deux ans de recherche pour atteindre son but.
Et tout le monde rêve de l’instant où, lorsque la peinture de Vasari aura été soigneusement ôtée et que l’on aura retiré un bout du mur Est de la salle, le rayon d’une lampe torche éclairera peut-être une oeuvre inconnue du plus grand Maître de la Renaissance.
Pour le monde, ce serait une découverte inestimable.
Un « de Vinci » ramené à la lumière pour la première fois depuis des siècles.

A moins que tout cela n’ait été qu’un faux espoir…

Martine Bernier

J’ai de plus en plus de mal à comprendre Eric Zemmour.
Oui, bien sûr, il est payé pour polémiquer sur tout et sur rien, pour casser, pour dénigrer.
Il a accepté de le faire, avec beaucoup de cynisme, c’est son problème.
Sa façon d’agir est aux antipodes de la mienne.
Je ne vois pas du tout en quoi ses interventions et celles de son acolyte sont constructives, en dehors du fait qu’elles font monter les audiences dès qu’une altercation a lieu sur le plateau.

Il lui arrive de plus en plus souvent de se ridiculiser en critiquant tout et tout le monde systématiquement, en s’empêtrant dans des arguments souvent douteux.
Le côté réconfortant de l’histoire étant que les invités commencent à se défendre, à former même de petites coalitions.
Et quand ses interlocuteurs ont la dent dure, Monsieur Zemmour perd de sa superbe, secouant la tête d’un air navré, comme s’il était désolé du manque d’intelligence flagrant de ceux qui lui font face.
Il y a une part de jeu, on l’imagine bien, évidemment.
Encore une fois, il est payé pour cela.

La nuit dernière, dans « On n’est pas couché », l’émission dans laquelle il sévit, j’ai vu que Christophe Willen faisait partie des invités, aux côtés du merveilleux et trop rare Jacques Weber, invité pour présenter son livre « Des petits coins de paradis ». Bruno Solo, Delphine Rollin et Dominique Voynet étaient également sur le plateau.

Je ne m’en cache pas, je l’ai déjà dit: j’aime énormément Christophe Willem, pour son talent et sa personnalité.
J’ai eu une crainte pour lui: qu’allait-il faire dans cette galère, est-il assez armé pour se défendre face à un trublion comme Zeymour qui manie la mauvaise foi avec dextérité?
Verdict final: oui.
Il n’a pas été pris à parti comme d’autres l’ont été avant lui.
Attentif, il a non seulement fait preuve de beaucoup d’esprit dans ses réparties, mais il a encore défendu son amie Zazie, qui, paraît-il, avait été agressée dans une précédente émission, et a volé avec Bruno Solo au secours de Dominique Voynet avec une intelligence et un sens de l’à-propos rare, surtout chez quelqu’un de son âge.
Ce garçon a la force des calmes, de ceux qui restent toujours courtois, et qui ont la faculté d’avoir les idées suffisamment claires et posées pour aller au bout de leurs arguments sans se laisser impressionner par les coups de dents de celui d’en face.
Il a créé la surprise en attaquant Zemmour et en livrant le fond de sa pensée, en ne se laissant pas intimider, comme l’avait fait Frédéric Lopez avant lui.

Le débat a fini par une ovation du public pour le chanteur et par quelques piques aussi écoeurantes que maladroites de la part des deux sbires de Laurent Ruquier. Qui lui, visiblement, ne s’attendait pas à la réaction de son jeune invité.
Comme quoi, on peut être très doux et avoir du caractère.

Il devait être une heure du matin lorsque je suis sortie me balader près de la rivière.
L’endroit est très mal éclairé, le ciel était couvert, il faisait froid.
J’ai écouté le bruit de l’eau.
C’est là que je promenais Scotty.
C’est fou ce que neuf kilos de poils et de malice peuvent me manquer.

En marchant, j’ai pensé à mille choses. A cette déferlante de commentaires venus soutenir Alex sur le blog. Les gens ont du coeur…

J’ai pensé à Lui, à ce prochain voyage à Paris que je prépare avec joie et anxiété. Joie parce que je suis heureuse de retrouver ceux que je vais interviewer et les lieux auxquels je vais consacrer un reportage, de partager tout cela avec un compagnon comme Lui que je vais découvrir sous d’autres facettes. Sachant qu’avec son humour, cela ne risque pas d’être triste! Et anxiété parce que Paris a confisqué mon coeur.

Sait-il, Lui, que sa présence amicale est un cadeau précieux, et que, sans son aide, je ne repartirais pas dans cette ville que j’aime? Le grand oiseau qui se pose parfois près de moi accepte juste que je vole un peu auprès de lui. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il me prend sous son aile…  Mais vu qu’il sera mon guide, mon chauffeur et, m’a-t-il dit en riant, mon garde du corps,  on peut finalement dire que, si, tiens, il me réserve un bout de ses plumes!

En rentrant, je prends mon agenda et je griffonne: ne pas oublier de Lui dire merci. Environ 5689521 fois.

Martine Bernier

http://www.purepeople.com/article/eric-zemmour-christophe-willem-regardez-le-clash-que-personne-n-attendait-dans-on-n-est-pas-couche_a45037/1

Je suis depuis fort longtemps sensible aux bienfaits des minéraux. Même ceux qui ne croient pas aux facultés qui leurs sont attribuées ne peuvent qu’être touchés ne fut-ce que par leur beauté, leurs couleurs, leurs formes…

Vendredi, avec mon amie Sonia, nous avions décidé d’aller en acheter quelques-uns que je souhaite offrir. Mais cette fois, pas question de nous rendre à notre adresse habituelle. Nous avons décidé d’aller chez un monsieur, Monsieur Kaufmann, dont le compagnon de Sonia nous parlait avec enthousiasme.  Et la surprise a été totale… nous sommes entrées dans la caverne d’un extraordinaire et lumineux Ali Baba aux yeux bleus.

Nous sommes arrivées dans une boutique minuscule, remplies de pierres et de géodes aussi somptueuses les unes que les autres. Une boutique pleine de charme où nous avons été reçues par un homme passionnant. Les pierres, c’est sa vie, il les connaît, les a étudiées, en parle avec la rigueur d’un spécialiste et la poésie d’un passionné. Secondé par son épouse dont le savoir des minéraux semble équivalent à celui de son mari, il nous a entraînées dans un monde fascinant…

Il sait chacune de ses pierres, leur nom, leur origine, leurs facultés, montre des trésors sans se faire prier, partage son savoir sans jamais être ennuyeux…
Il respecte les minéraux, ne les attaque pas à l’acide pour en faire de jolis cailloux polis.
Beaucoup sont bruts, purs…
Dès qu’il a appris que la plupart de ces pierres sont destinées à un enfant, notre hôte en a choisi d’autres, en relation avec les besoins spécifiques de l’enfant en question, pour les lui offrir, aussitôt rejoint par sa femme qui lui a emboîté le pas.
Autant de générosité, de connaissance et de bonté m’ont totalement sidérée.

Les magasins proposant des minéraux ne sont pas rares.
Je ne retournerai pas dans les autres, je pense.
Car ici, dans ce lieu hors du temps et hors du monde, non seulement les pierres sont reines et aimée, mais le couple est un bonheur.

Lorsque celui à qui je destine ces minéraux viendra en Suisse, j’adorerais lui présenter ces personnes et ce lieu magiques.

Martine Bernier

M. et Mme Kaufmann, 2 ruelle Verte-Rive, place Gambetta, Clarens-Montreux, Suisse
Ouvert du mardi au vendredi de 10 à 12 heures et de 14 à 18h30