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Archives quotidiennes : 3 décembre 2009

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Deux articles ce matin sur Ecriplume… dont celui-ci que vous pouvez retrouver sur livreouvers.unblog.fr
Je l’avoue: j’ai un grand, un immense faible pour les livres d’art. C’est dire si j’ai été heureuse de voir sortir celui consacré aux peintres genevois. Ce très bel ouvrage fait suite aux deux premiers tomes: « Les Peintres en Valais » et « Les Peintres vaudois ».

L’auteur, Christophe Flubacher, chroniqueur dont le talent n’est plus à présenter, s’est autorisé une entorse à son mode opérationnel qui le poussait àse cantonner aux artistes ayant vécu entre 1850 et 1950. Et ce afin de pouvoir inclure m’un des plus grands peintres suisses: Jean-Etienne Liotard. Son livre nous entraîne dans un voyage lumineux sur les pas de ces peintres prestigieux qui ont fait la réputation de l’Ecole Genevoise. L’extrême délicatesse qui émane de ce parcours pictural est l »une des grandes forces de l’ouvrage.

A travers la reproduction de ces paysages somptueux, ces portraits raffinés et élégants, ces scènes de la vie quotidienne, soutenus par un texte riche et dense, le lecteur découvre ou redécouvre des styles de peinture d’une diversité surprenante.
En clair, pour les amoureux du genre comme pour ceux qui souhaitent faire leurs premiers pas d’explorateurs dans le monde la peinture genevoise, cet ouvrage est le chemin idéal…

Martine Bernier

« Les peintres genevois (1750-1950) », Christophe Flubacher, Ed. Favre

Cela m’a fait un choc lorsque je l’ai appris. Trois des plus importants musées France, le Louvre, le Centre Pompidou et le Musée d’Orsay, sont fermés pour cause de grève. Raison du mouvement: une protestation contre les suppressions de postes et les réductions budgétaires.

D’un côté, il y a donc des hommes et des femmes qui craignent pour leur avenir, et de l’autre, une punition que subissent tous ceux qui aiment l’art. Le non accès aux collections. Certains ont sans doute parcouru des centaines, voire des milliers de kilomètres pour les voir. Seulement voilà…

Six des trente-quatre musées nationaux sont fermés. Parmi eux, le centre Pompidou est clos depuis onze jours. Même le château de Versailles a rejoint le mouvement.

Je comprends l’angoisse des employés face à ces annonces de réduction de personnel. Et je ne voudrais pas être à la place de Frédéric Mitterand qui, face à un mouvement social aussi ample, doit se sentir bien mal à l’aise malgré ses déclarations fermes.

Mais…

Le mois prochain, lors du cours séjour que je vais passer à Paris, il est prévu que nous allions au Musée d’Orsay. Je ne peux même pas imaginer la déception qui serait la mienne si les portes restaient closes. Parce que, habitant très loin de Paris, je ne pourrais pas revenir quelques jours plus tard. Ce serait pire qu’une déception de ne pouvoir revoir ces chef-d’oeuvres qui ont sur moi un pouvoir d’apaisement exceptionnel. Ce serait un réel chagrin. Et le sentiment d’être prise en otage.

J’espère qu’une solution va être trouvée rapidement. Lorsque je Lui ai dit que j’avais très envie de revoir le Musée d’Orsay, il m’a dit qu’il ne l’avait jamais encore visité, mais qu’il serait heureux de le faire. Je lui ai précisé que l’actuelle exposition consacrée à James Ensor, un artiste très particulier, n’était peut-être pas la façon la plus simple d’aborder la peinture, mais il m’a assuré que non, cela ne l’effrayait pas. Il est même plutôt curieux de vivre l’expérience que j’attends avec un certain amusement.

Alors non… il ne faut pas que la porte soit close… D’autant que, derrière cette porte, il n’y a pas QUE James Ensor…

Martine Bernier