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Archives mensuelles : janvier 2010

Le Pavillon Elysée Lenôtre ne se présente plus, précédé d’une réputation internationale.
Et pourtant, le découvrir ou le redécouvrir est un plaisir… alors pourquoi ne pas le dire?

C’est un endroit raffiné, chargé d’Histoire et pour cause: il a été créé en 1900 pour l’exposition universelle, face au Grand Palais.
Raison pour laquelle l’architecture du Pavillon, à Paris, mérite à elle seule le déplacement.
Lieu réputé, chic et design, remis au goût du jour en 2003, il est voué aux plaisirs et à l’Art de la table.
Ce lieu particulier situé au bas des Champs-Elysées dans un écrin de verdure et de calme, accueille une Ecole de Cuisine et Pâtisserie ouverte aux adultes comme aux enfants, un Café Lenôtre, un comptoir culinaire et des salons de réception…

Voilà pour la partie officielle.

De manière plus pratique, l’expérience d’un repas chez Lenôtre est un petit bonheur.
Dès l’entrée, les clients sont accueillis. Et la qualité du service ne faiblit pas une fois entrés dans la salle.
Les verrières rendent l’endroit très clair, l’ambiances est paisible, le personnel prévenant.
Quant à la cuisine, elle est à la hauteur de la réputation de cet établissement qui se targue d’être, depuis près de 50 ans, le partenaire des plus belles fêtes parisiennes.
La carte est inventive, originale, les plats délicieux, magnifiquement présentés…

Lorsque nous y étions, alors que Jean-Pierre Coffe venait de nous quitter, le maître d’hôtel a tenu à nous faire goûter la spécialité de la maison: les macarons glacés.
Une gourmandise fine et parfaitement réalisée, à la hauteur de la réputation de la maison…

En résumé, le Pavillon cumule les atouts: un site idéal au coeur de l’avenue la plus prisée du monde, un petit bijou d’architecture, un service parfait et, surtout… des artistes en cuisine.

Martine Bernier

Café Lenôtre – Comptoir – Ecole – Salons de réceptions
10 avenue des Champs Elysées — 75008 PARIS
N° tél : 01 42 65 85 10

 

J’ai reçu un texte, de quelqu’un qui m’est cher, texte que je reproduis ici…

Hier — Aujourd’hui — Demain

Il y a, dans chaque semaine, deux jours pour lesquels on ne devrait pas se tracasser, deux jours qui devraient être exempts de la crainte et de l’appréhension.
L’un de ces jours est « Hier », avec ses erreurs et ses soucis, ses fautes et ses bévues, ses maux et ses peines.
Hier s’échappe à jamais de nos mains.
Tout l’or du monde ne peut faire revivre Hier.
Nous ne pouvons défaire un seul des actes posés, nous ne pouvons retirer une seule des paroles prononcées.
Hier n’est plus.

L’autre jour qui ne devrait par nous inquiéter est « Demain », avec ses misères possibles, ses fardeaux, ses larges espérances et ses pauvres accomplissements.
Demain est aussi hors de notre portée.
Demain, le soleil se lèvera dans toute sa splendeur ou derrière un écran de nuages, mais il se lèvera.
Jusqu’à cet instant, nous n’avons pas de prise sur Demain, parce qu’il est encore à venir.

Il ne reste qu’un jour, « Aujourd’hui ».
Tout homme peut livrer les combats d’un seul jour.
C’est seulement lorsque vous et moi ajoutons les fardeaux de ces redoutables éternités « Hier et Demain » que nous sommes vaincus.
Ce ne sont pas les épreuves d’un jour qui rendent les hommes fous, c’est le remords ou la rancoeur d’un incident qui est arrivé Hier et la crainte de ce que Demain peut apporter.

Vivons un seul jour à la fois…

Celui qui m’a envoyé ce texte me dit ignorer son origine, mais m’explique que beaucoup de personnes s’en servent tous les jours…

Martine Bernier

 

Ce matin, mon Mogwaï et moi avons été les premiers à sortir de la résidence.
Il avait neigé dans la nuit et aucune trace ne s’était imprimée sur cette couverture blanche toute fraîche.
Je regardais a marque de mes pas, accompagné d’un fouillis de petites traces de pattes d’un petit chien heureux, courant dans tous les sens.
Pomme a joué comme un enfant, se roulant dans la neige à n’en plus finir.
Par moment, je ne distinguais plus qu’un bout de queue dans les trous de neige, avant de retrouver mon spécimen s’ébrouant en jappant.
Je suis sortie avec un chiot, je suis rentrée avec une boule de neige…

Tout en marchant le long de la rivière, j’ai réfléchi à une multitude de choses.

Outre les sujets trop personnels pour être exposés ici, j’ai repensé à quelque chose que j’ai lu, en me disant que je n’avais pas envie de laisser cela en friches.
Je suis tombée sur un article, cette semaine, introduisant une série d’informations parfaitement inutiles, mais qui, placées dans une conversation, font toujours leur petit effet.
Incapable de résister, j’ai eu envie de reprendre chacune d’elles et de les décortiquer un peu pour en savoir davantage.

Vous connaissez tous les vêtements ou les parfums Hugo Boss. Peut-être même en portez-vous.
Et peut-être aussi savez-vous que, en 1997, le Washington Post a lancé une véritable bombe concernant ce créateur en révélant son passé plus que troublant.
En janvier 1924, il avait établi son atelier, modeste à l’époque, à Wurtemberg, près de Stuttgart, en Allemagne.
Employant 33 personnes, il produit alors des coupes-vent, des chemises d’homme, des vestes en cuir etc, et résiste comme il peut à la grande crise économique de l’époque.

En 1931, il adhère au NSDAP, aussi appelé « Parti Nazi ». En dehors de cette adhésion, il n’aura pas d’activité politique.
Ce qui a choqué le monde avec la révélation du Washington Post, c’est que, de 1933 à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, la société Hugo Boss a participé à la confection des uniformes militaires du Troisième Reich, (notamment ceux des SS, des Jeunesses hitlériennes et de la Wehrmacht, précise Wikipedia).
Comme il fallait produire, elle a eu recours, toujours selon Wikipedia et différents journaux, « à de la main-d’œuvre de travailleurs forcés, français et polonais pour la plupart, ainsi qu’à des déportés en camps de concentration. L’entreprise de Hugo F. Boss compte 324 ouvriers en 1944. »

Après la guerre, Hugo Ferdinand Boss a été puni.
Il a été déclaré « opportuniste du Troisième Reich », a dû payer une lourde amende, pour l’époque, de 80 000 marks et a été privé de ses droits civiques.
Lorsqu’il est mort en 1948, sa société a été reprise par son gendre Eugen Holy.

Une étude sur les activités de la firme à l’époque nazie a été commandée à une historienne, Elisabeth Timm. Mais celle-ci a été contrainte d’arrêter son travail par la direction de l’entreprise, effrayée.
Plutôt mal à l’aise, et on la comprend, la société Hugo Boss a accepté de verser, en 2000, une somme de 500 000 livres sterlings au Fonds d’indemnisation des anciens travailleurs forcés, en compensation du travail effectué pendant la Seconde guerre mondiale.
Le malaise engendré au sein de l’entreprise par la révélation de son passé sera assumé plus activement à l’avenir, promet-on chez Hugo Boss.

Si la direction actuelle d’Hugo Boss est gênée par le passé, elle n’est pas la seule.
La Dresdner Bank, troisième banque allemande, a quand même mis 60 ans pour notamment reconnaître avoir financé la construction des chambres à gaz d’Auschwitz…

Martine Bernier