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Archives quotidiennes : 16 janvier 2010

Je suis allée la chercher ce samedi, avec Eric, dans son Jura natal.
Des heures de route pour retrouver cette petite boule de poils noirs…

Aller chercher son chien est toujours un moment intense.
Avec, pour moi, un crève-coeur: je la sépare de sa mère…
Je sais bien que, dans quelques semaines, elle s’en serait détachée naturellement, mais je ne peux m’empêcher d’avoir un gros pincement au coeur.

Lorsque je suis arrivée, elle était là, au milieu de ses frères et soeurs.
En quelques semaines, elle a grandi, pris du poids, et a développé une personnalité très particulière.
Autant Scotty était indépendante, boudeuse mais passionnante et pleine d’humour, autant les qualités premières de Pomme, celles qui frappent d’emblée, sont la douceur, la tendresse.
Elle a beau être un bébé de neuf semaines, elle est très démonstrative, mais tout en délicatesse.

Le long voyage de retour ne lui a plu que modérément.
Elle s’est angoissée, puis s’est endormie dans mes bras.
Son arrivée dans ses nouveaux quartiers a été nettement plus drôle.
D’abord timide, elle ne me quittait pas, collée à moi.
Puis, peu à peu, elle s’est enhardie. Je lui ai fait visiter chaque pièce de l’appartement, lui montrant ses paniers, ses jouets, ses écuelles.
Dix minutes plus tard, cette petite chose qui ne doit pas faire plus de quinze centimètres de haut et vingt-cinq de long, bondissait partout comme un cabri, posait ses trésors (un chiffon imprégné de l’odeur de sa mère, un os plat et trois jouets) dans son panier, et m’appelait pour son premier vrai grand câlin en tête-à-tête.
Je me suis exécutée. De bonne grâce, même.
Et depuis, je suis sidérée de découvrir la personnalité de ce minuscule personnage.
Elle est très drôle, câline, taquine, semble descendre des plus grandes lignées d’explorateurs… et a pourtant des réactions de bébé.
Très fière d’avoir mangé l’entièreté des 25 grammes de croquettes auxquels elle a droit le soir, elle est venue me chercher pour me montrer son oeuvre.
Dehors, je l’ai sortie sans l’attacher, et j’ai commencé à travailler le rappel.
Récompensée par des caresses et des exclamations admiratives quand elle revenait, elle s’est comportée comme un parfait boomerang durant toute la promenade.

Présentée à mes voisins, elle s’est laissée caresser tandis que je la tenais dans mes bras, levant la tête vers moi et me léchant copieusement la figure comme si elle voulait expliquer d’entrée avec qui elle avait la relation la plus proche.
De retour à l’appartement, je l’ai laissée trotter sur mon bureau, comme un chat, tandis que j’écrivais.
Et elle s’est écroulée, épuisée, la tête sur mon clavier, imprimant des « = » à l’infini sous mon oeil attendri…
Dès que je me lève, elle est sur mes talons.
Si je m’installe pour travailler et que je ne veux pas la prendre, elle s’endort à côté de moi.
Elle m’a fait comprendre très vite qu’elle voue une véritable passion à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un fil électrique.
Je lui ai donc déjà opposé deux ou trois « non » fermes qui, automatiquement, la clouent sur place et la poussent à s’asseoir en posant sur moi un regard totalement perplexe.
J’ai donc entrepris de lui expliquer qu’elle n’est pas un rongeur, que si j’avais voulu un lapin, je ne serais pas revenue avec un pur bichon havanais et que, donc, il était hors de question que je la laisse déguster mon armada de câbles en tout genre.
Depuis, elle s’approche de temps en temps de l’objet de sa convoitise, me jette un regard à faire fondre la banquise, mais résiste. Pour le moment…

Elle est là depuis à peine quatre heures…. et notre complicité semble exister depuis toujours.
Je lève vers le ciel (noir: la nuit tombe tôt…) un sourcil en accent circonflexe.
Qui que vous soyez, là-haut, merci de m’avoir envoyé cet ange gardien modèle réduit…

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Hier, j’ai appris qu’un tableau de Monet, volé en septembre 2000 a été retrouvé par la police polonaise. « La plage de Pourville » avait été dérobée au musée national de Poznan.

Le porte-parole de la police de Poznan Romuald Piecuch a indiqué qu’un homme de 41 ans avait été interpellé à Olkusz (sud), alors qu’il était en possession de la toile estimée à l’époque à un million de dollars avait été volé en septembre 2000 au musée national de Poznan. Le voleur avait découpé la toile de son cadre et l’avait remplacée par une copie.
Monet a souvent peint la plage de Pourville, et l’oeuvre volée était l’une des plus belles reproductions.
Quel bonheur de se dire qu’un tableau a enfin quitté le musée de l’Invisible pour revenir à la surface…

Martine Bernier