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Archives mensuelles : avril 2010

Oui, j’écrirai plus tard…
La journée a été humainement très belle, et physiquement dure.
Ce soir, je préfère éviter de mettre des mots sur ce que je n’ai pas encore assimilé.
Je vais essayer d’oublier le fait que j’ai l’impression qu’un loup m’a arraché un organe sans ménagement, pour me concentrer sur l’idée qu’une nouvelle étape est passée.
De loin pas la dernière, mais une étape quand même.

Je voudrais aussi envoyer un clin d’oeil amical à Jean-Claude Dreyfus auquel j’ai consacré quelques lignes hier soir.
Il m’a répondu sur Facebook, d’une façon très amitieuse (c’est son mot…) et pleine de chaleur humaine.

Je voudrais enfin adresser un signe à Eric Naulleau qui m’a valu un éclat de rire dans la journée. Je vous expliquerai….

Martine Bernier

Lorsque j’ai vu, dimanche soir, que Jean-Claude Dreyfus était nominé pour le prix du Comédien, lors de la Cérémonie des Molières, pour son rôle dans la pièce « Le Mardi à Monoprix », j’ai été très heureuse.
Un peu moins lorsque j’ai vu que Daniel Russo, que j’aime beaucoup, était sur la liste lui aussi.  Lui aussi le méritait…
Et encore moins lorsque j’ai vu le nom du  lumineux Laurent Terzieff parmi les autres nominés.
Comme on pouvait s’y attendre, c’est ce dernier qui a eu ce Molière, amplement mérité.

Mais cela ne retire rien au fait que cette simple nomination est déjà un bel hommage de la profession.
Cet automne, à Paris, une rencontre est prévue avec Jean-Claude Dreyfus avant ou après que nous ayons été l’applaudir au théâtre.
Je me réjouis de revoir cet acteur qui, pour moi, est un vrai « saltimbanque », dans le plus beau sens du terme.
Il a interprété, habité un texte de manière magistrale, au cours de la cérémonie.
Il a pris la salle à pleines mains, l’a tenue du bout des mots, du bout des cils… et personne ne l’a plus lâché avant le point final.

J’aurais aimé qu’il le reçoive, ce Molière… et que Daniel Russo en reçoive un aussi, tiens.

Martine Bernier

Demain, je subirai donc la troisième intervention en un mois.
Envie de remercier tous ceux qui m’ont appelée, qui ont été là par leurs messages, pour me dire qu’ils seront avec moi par le coeur demain.

J’ai parlé d’elle voici quelques mois, lors de notre première rencontre.
Cette belle jeune femme fraîche et délicate comme les fleurs de son Asie natale, est arrivée ce matin pour s’installer avec mon fils cadet, emmenant avec elle son petit garçon.
Jee et Kim font donc désormais officiellement partie de la famille et c’est une véritable joie.
Je me réjouis de leur bonheur à tous les trois, et à l’idée de découvrir une autre culture et deux personnalités attachantes qui m’avaient déjà séduite au début de l’année.

La semaine qui s’ouvre s’annonce éprouvante puisque, ce mardi, une troisième intervention m’attend.
Elle ne sera pas la dernière, j’ai été prévenue.
Lorsqu’un chirurgien vous dit, souriant mais l’air un peu navré, que « nous sommes appelés à nous revoir souvent », vous ressentez comme un léger moment de découragement, même si le médecin en question est à la fois compétent, plein d’humour et de gentillesse.
Les « entre deux » opérations sont très durs.
Cela facilite la motivation à affronter les échéances…

Etrangement, l’une de mes recherches actuelles, dans le cadre de mon travail, m’entraîne depuis des semaines dans le domaine de la santé.
J’apprends beaucoup.
Et tous les chemins que j’explore et les spécialistes que j’entends m’expliquent la même chose: les causes de la maladie proviennent toujours d’un choc affectif.
Il n’y a bien qu’une personne pour ne pas le reconnaître…

Alors que je me concentre sur mon travail et sur la moins mauvaise manière de vivre ces moments difficiles, quelqu’un m’a fait remarquer qu’Ecriplume a dépassé les 32’000 visiteurs. Je ne m’y habitue toujours pas! Merci…

Martine Bernier