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Archives quotidiennes : 24 mai 2010

Lorsque j’ai vu les images des Monts d’Arrée en feu, j’ai eu une boule dans la gorge.
500 hectares de lande brûlés… c’est un crève-coeur terrible.
Le coeur de la Bretagne bat dans ces lieux.
Là rôde l’ombre de l’Ankou, des Lavandières de la Nuit, de l’Homme Noir et de son chien…
Et c’est bien normal: nous sommes à la porte entre le monde des vivants et celui de l’Au-Delà celtique.
La lande, c’est le refuge des Korrigans et de tous ces personnages qui nourrissent les légendes de Bretagne.
Quand elle est recouverte du mauve de la bruyère et de l’or des ajoncs, elle offre un paysage d’une beauté douce et mystérieuse.
Quand le brouillard se lève, ne laissant plus percevoir que la silhouette des buissons enrobés de nuages de brume, elle est magique, mélancolique.
La lande est grouillante de vie, elle qui cache une faune très particulière avec ses oiseaux, ses hermines, ses castors et ses visons européens.

Je suis très attachée à cet endroit, comme à beaucoup d’autres en Bretagne.
Je suis profondément attachée à cette terre.

Les Monts d’Arrées sont en feu.
Que les ondes de la lande lui donne la force de se régénérer.

Martine Bernier.

Je ne pensais pas encore me retrouver à l’hôpital. C’est pourtant depuis là que j’écris ce soir. J’ai un rendez-vous important qui m’attend. Il va falloir que je retrouve la liberté vite. Très vite…