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Archives mensuelles : août 2010

Lorsque, durant la semaine, vous vivez à 2h30 de route de la personne qui partage votre vie, les moyens de communication modernes prennent une importance particulière.
Rien ne vaut pourtant la présence concrète…

Hier était une journée professionnellement chargée, dans la lignée de celles que je vis en ce moment.
J’étais au téléphone lorsque la porte de l’appartement s’est ouverte et que j’ai vu entrer quelqu’un transportant un… sapin.
Dans un premier temps, j’étais tellement absorbée par ma conversation que j’ai à peine réagi.
Puis j’ai cru rêver.
Cette carrure, cette silhouette, ce regard… c’était Lui…

J’ai dit:
– Oh… quelqu’un vient de rentrer dans mon appartement…
– Un cambrioleur???
– Non. On me fait une surprise…

J’ai terminé notre conversation et noté les détails concernant un article urgent avant de pouvoir raccrocher.
Il était là, souriant.
Les retrouvailles ont rallumé le soleil sur une journée pluvieuse.
Il avait réussi à se libérer pour passer quelques heures avec moi.
En principe, pour le moment, nous ne pouvons nous retrouver que le week-end, mais il avait réussi à prendre la clé des champs.
J’aime quand il investit l’appartement, ma vie.
Ce matin, à une amie j’envoyais une phrase en parodiant une autre, célèbre: « Un seul être vous comble et tout est repeuplé… »

Martine Bernier

Vince Hunter a le sens de l’organisation, c’est le moins que l’on puisse dire.
Il était en vacances à 2000 kilomètres de chez lui lorsque son téléphone a sonné.
C’était un SMS lui indiquant que des personnes s’étaient introduites dans son domicile de Dallas, aux Etats-Unis.
Le système de sécurité ICam de surveillance relié à son IPhone avait fonctionné.
Les détecteurs avaient repéré des cambrioleurs dont les faits et gestes étaient filmés et retransmis sur son IPhone.
Mister Hunter, fort agacé, visionnait donc ces images crispantes sur son téléphone, a vu deux affreux briser une de ses fenêtres pour pénétrer dans son nid douillet.
On imagine qu’il a dû avoir très envie de les secouer d’importance.
Ah, les vilains!!
Mais en souscrivant un abonnement à ce système de sécurité, Vince avait tout prévu.
La police a été automatiquement avertie.
Toujours sur son portable, Mister Hunter a donc pu assister à l’arrivée de la police, qui a mis en fuite les voleurs.
Qu’ils ne se réjouissent pas trop vite: les vidéos de surveillance permettront sans doute de les rattraper.
L’histoire ne dit pas si Vince a écourté ses vacances…

Martine Bernier

Il arrive souvent, lorsque je pars en reportage, que mes interlocuteurs me parlent de sujets surprenants auquel je ne m’attendais pas.
Ca a été le cas hier.
Avec Eric, nous nous étions déplacés en montagne, dans les Alpes vaudoises, pour rencontrer les propriétaires d’un chalet restaurant d’alpage.
L’ambiance était feutrée, il n’y avait pas un bruit dehors…
Chaque objet de la pièce dans laquelle nous nous trouvions respirait l’univers montagnard.
L’interview se déroulait parfaitement lorsque le maître des lieux m’a dit:

– Il y a de belles histoires liées à ce chalet…

Il m’avait tendu une perche que j’ai évidemment saisie…

– Racontez-moi…
– Et bien par exemple… saviez-vous qu’il a été tenu par l’un des survivants du Titanic?

Très étonnée, je l’ai regardé:

– Un survivant du Titanic??
– Oui. Il s’appelait Tito. Tito Trinca, je crois, mais je ne connais pas l’orthographe de son nom.
– Vous l’avez connu?
– Non, mais mon père oui. Il était autrichien et avait été engagé comme serveur sur le Titanic.
– C’est fou… mais comment est-il arrivé ici, dans cet endroit si perdu?
– Je ne sais pas… j’imagine qu’il a voulu s’installer aussi loin que possible de la mer… Je ne sais que très peu de choses sur lui.

L’anecdote m’a interpellée.
L’un des survivants du plus impressionnant naufrage de l’Histoire de la navigation était venu se réfugier là, au milieu des sapins, tout près du ciel…
A-t-il trouvé la quiétude qu’il recherchait, l’apaisement?
J’espère qu’il y a été heureux.
Il est reparti un jour sans que personne ne sache où il est allé.
J’aurai adoré l’écouter…

Martine Bernier