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Archives quotidiennes : 9 août 2010

Elle porte un joli prénom…
Annabelle a 16 ans.
Cet âge charnière si délicat où l’on n’est plus enfant et pas encore adulte.
Cet âge où les préoccupations sont celles de tout jeune en quête d’identité, avec les rires et les angoisses qui y sont liés.

Le mois d’août était à peine commencé lorsqu’elle a été prise de malaises.
Inquiète, elle en a parlé à ses parents qui ont d’abord pensé à un souci passager.
Mais un soir, elle a été emportée en urgence à l’hôpital puis évacuée par hélicoptère vers un établissement plus pointu.
Depuis, elle est soignée dans un service de neuro chirurgie où les meilleurs spécialistes se penchent sur son cas.

Annabelle me fait penser à Alexandre, courageux adolescent greffé d’un rein l’an passé.
Lui aussi est passé par des moments très difficiles.
Mais son père rayonnait en m’expliquant dernièrement qu’il avait repris le sport, qu’il allait bien.

Les enfants et les adolescents atteints dans leur santé ont souvent un point commun: le courage.
Ils sont une leçon pour les adultes qui se plaignent pour un rien.
Ces enfants, ces jeunes « pas encore adultes », remontent souvent le moral de leurs proches.
C’est, semble-t-il, ce que fait cette jeune fille qui, tout en ayant un besoin infini du réconfort de ses parents, assume ce qu’elle vit avec un cran certain.

Je ne l’ai jamais rencontrée.
Je sais en revanche que dans les moments les plus durs de nos vies, lorsque nous devons hanter les couloirs des hôpitaux, il y a plusieurs manières d’appréhender les choses.
S’ouvrir aux personnes qui nous entourent là-bas et s’intéresser à elles comme elles s’intéressent à nous est sans doute la moins mauvaise.
Ne pas avoir peur de l’inconnu et prendre chaque instant sans appréhender le suivant est une bonne façon de ne pas se projeter dans une douleur qui n’arrivera peut-être pas.
Et surtout, se dire que les mauvais moments ne durent pas…
Pour ma part, j’arrive à m’y tenir pour les douleurs physiques, pas pour la souffrance morale.

Annabelle, un faisceau de pensées d’affection part de la Suisse jusqu’à toi, pour rejoindre les messages de tous ceux qui pensent à toi. Je te souhaite des lendemains qui chantent, Petite Soeur.

Martine Bernier