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Archives quotidiennes : 28 août 2010

– Bonjour, Madame Bernier!
– Bonjour, Monsieur L. !

Durant ses vacances, nous ne nous étions parlé qu’une fois.
Hier, j’étais donc ravie de retrouver mon complice Breton que je retrouverai bientôt à Paris.
En quelques secondes, la connivence était revenue.
Mais cette fois, il y avait un petit plus…
Il savait, par Ecriplume, que ma vie a radicalement changé au cours de ce mois d’août.
Le moment était venu de lui donner des détails.

Lui qui ne m’a jamais lâché la main durant tous ces mois terriblement difficiles, s’est réjoui avec moi.
Et je rêve du moment où je pourrai le présenter à celui qui a a rallumé la lumière sur ma vie.
Notre conversation était joyeuse.
Nous avions retrouvé le chemin de nos confidences mutuelles.

– Je ne te remercierai jamais assez pour tout ce que tu as fait.
– Je n’ai rien fait!
– Si, et tu le sais. Tu ne m’as jamais abandonnée. Tu m’as parlé dès que tu sentais que je flanchais.
– Allons donc! Tu as déjà vu un Breton qui parle, toi?
– Certains soirs, si tu n’avais pas été là, j’aurais coulé. A chaque fois que j’allais très mal, tu trouvais les mots. Et tu étais le seul à savoir ce que j’endurais vraiment, vu ta connaissance des maladies rénales.
– Je suis vraiment content de ce qui t’arrive… Ce que tu vis me fait beaucoup penser à mon fils. Il faut profiter à fond de ces moments où tout va bien, mais rester vigilants car on sait que tout peut aller très vite…
– C’est vrai. Tu sais, les textes que je t’ai dédiés sur Ecriplume où je ne voulais pas mettre de mots sur notre relation…
– Oui?
– Aujourd’hui, je sais ce que tu es pour moi. Il m’a fallu le temps! Tu es devenu mon ami. Un véritable ami.

Il est pudique, ce grand Breton.
Mais à ce moment de la conversation, il a dit oui.

Dans un mois, nous serons à Paris où il me permettra de réaliser l’un de mes rêves et plusieurs reportages.
Monnet nous attend ainsi qu’un comédien que j’aime beaucoup.
Au milieu des événements très doux qui interviennent dans ma vie depuis quelques temps, c’est un autre cadeau que j’attends depuis des mois.
Comment lui dire que c’est parce qu’il m’a réappris doucement la confiance, comme l’ont fait quelques autres très proches, que je peux aujourd’hui réapprendre à vivre avec celui qui m’accompagne…

Au moment de raccrocher, je lui ai dit:

– Je me réjouis de vivre cela avec toi! Et je suis vraiment heureuse de te retrouver bientôt! Bonne nuit, Monsieur L. !
– C’est exactement pareil pour moi. Bonne nuit, Madame Bernier!

Il est comme un oiseau posé non loin de moi, disais-je dans un texte précédent.
Je suis heureuse que l’oiseau ne se soit pas envolé.

Martine Bernier