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Archives mensuelles : juin 2011

Les mois d’été sont des mois professionnellement très chargés, pour moi.
C’est ainsi, je ne m’en plains pas, j’aime le travail que j’accomplis.
Ce jeudi, comme chaque jour, je me suis installée très tôt devant mon clavier pour « avancer ».
En principe, je ne m’interromps que pour Pomme.
Aujourd’hui, je me suis accordé une heure pour assister au retour en France d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.
Après ces jours au cours desquels ils vont être très sollicités, leur vie va enfin leur être rendue.
En dehors de ceux qui ont vécu la même expérience que la leur, je pense que personne ne peut vraiment comprendre ce qu’ils ressentent et vont ressentir dans les semaines et les mois à venir.
Hervé Ghesquière m’a profondément touchée lorsque, durant la conférence de presse, il a dit qu’il avait une pensée réellement émue pour tous ceux qui sont encore prisonniers et pour ceux qui ont perdu la vie en détention.
Il semblait avoir la gorge nouée, a beaucoup insisté sur son message.

C’est alors que je m’apprêtais à écrire ce texte que j’ai vu que j’avais reçu un nouveau message des Ombres.
Plus de deux ans qu’elles m’envoient des lettres non signées pour me dire leur mépris, leur colère face à un homme qu’elles semblent ne pas supporter et qu’elles « cassent » par derrière en lui souriant par devant.
J’ai renoncé à comprendre pourquoi elles agissent ainsi.
Je suis seulement perplexe de voir qu’elles s’étonnent encore qu’un personnage capable de faire ce qu’il a fait par le passé est aussi sûr de lui et décomplexé aujourd’hui.
Croyez-vous vraiment que ces êtres qui détruisent sont dotés de conscience?
L’Ombre est donc naïve?

Même si la température n’atteint pas le pic de chaleur de la veille, Pomme n’apprécie pas.
Elle va sur la terrasse où les fleurs éclatent de couleurs et où les tomates rougissent, cherche à boire de l’eau dans l’arrosoir, va chercher son mouton en peluche et le pose sur mes genoux.
La semaine, je le sais, elle s’ennuie de Celui qui m’accompagne.
Vendredi arrive: elle sera de meilleure humeur demain soir.
En attendant, elle s’installe dans l’encadrement de la porte fenêtre, largement ouverte, de mon bureau.
Le bruissement des feuilles des arbres agitées par un vent trop chaud semble la bercer.

La pause est terminée, je reprends le fil de mon travail.
Un nouveau dossier s’est ajouté à la pile.
J’aime…

Martine Bernier

mavro dit :

Les « Ombres » resteront ce qu’elles sont……des ombres, pour elles comme pour toi……tu es lumière, les ombres ne peuvent pas voiler la clarté….

Comment ne pas s’arrêter sur la nouvelle de la libération d’Hervé Ghesquières et Stéphane Taponier?
Le bonheur avec lequel a été reçue la nouvelle a été général.
C’est un formidable soulagement…

Cet heureux dénouement ne doit pas faire oublier le sort des autres otages de par le monde.
Le sort de tous ceux qui sont emprisonnés sans raison et sur lesquels ne s’attardent pas l’oeil des médias et, donc le regard du monde.
La nouvelle de la libération des journalistes de France 3 est formidable.
D’autres méritent aussi que l’on se batte pour eux.
Comment?
En s’intéressant par exemple au travail des associations comme Amnesty International qui se battent à travers le monde pour faire respecter les Droits de l’Homme.

Martine Bernier

flashpapers dit :

Martine i am a big fan of yours! Your thoughts are so inspiring and deep i can’t wait to read more coming from you.Do you write books as well? Do tell me please!

Martine je suis un grand fan de vous Vos pensées sont si inspirantes et profonde, je ne peux pas attendre pour en savoir plus venant de vous. Avez-vous écrit des livres aussi bien? Dites s’il vous plaît!

J’aurais dû en parler plus tôt, mais je n’en ai pas eu le loisir.
Trois phrases dans les journaux télévisés, quelques articles dans la presse écrite ou sur Internet, c’est tout ce qui a salué le décès de Christianne Desroches-Noblecourt, le 23 juin dernier, à l’âge de 97 ans.

Une grande dame.
Elle a terminé sa vie dans une maison de retraite, elle qui a été la première femme égyptologue.
Une femme passionnée par son métier, par cette civilisation qui la captivait.
Personne ne doit ignorer qu’elle est celle qui, en 1954, soutenue par l’UNESCO, a sauvé des eaux du Nil les grands monuments de Nubie que menaçait la construction du barrage d’Assouan, en Haute-Egypte.
Si elle n’avait pas été là, vous n’auriez sans doute plus l’opportunité de voir les temples d’Abou Simbel et Philae tels qu’ils sont aujourd’hui.
C’est elle aussi qui a organisé la grande exposition consacrée à Toutankhamon, à Paris, en 1967.
Exposition qui a accueilli plus de 2 millions de visiteurs.

Sur la quinzaine de livres qu’elle a écrits, j’en ai lu quelques-uns.
Son « Ramsès II » a été un succès auprès du public, il mérite d’être relu.
Car elle ne romançait pas: elle contait, livrait des récits clairs et sérieux, passionnants comme pouvait l’être cette femme au caractère bien trempé, courageux.

Pour moi, elle était de la trempe des Alexandra David-Neal.

Martine Bernier