décembre 2012
L M M J V S D
« Nov   Jan »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Catégories

Catégories

Archives mensuelles : décembre 2012

Cela ne m’était jamais arrivé…
Mais je savais qu’un jour, ce serait le cas.

Tout a commencé voici quelques jours, lorsque l’on m’a demandé un article nécessitant plusieurs témoignages.
Comme il n’est pas encore paru, je ne peux parler ni du sujet, ni des personnes que j’ai rencontrées.
Je peux juste dire qu’il s’agissait d’un thème qui me touchait particulièrement, très humain.
Non, je ne peux rien dire pour l’instant…
Si ce n’est ceci.

L’une des personnes que j’ai contactée pour m’apporter son témoignage était une dame déjà âgée.
J’avais appris par l’une de ses amies  qu’elle avait fait partie des enfants rescapées de la terrible rafle du  Vel’ d’Hiv, pendant la guerre.
Je ne l’abordais absolument pas pour cette raison.
Mais, comme souvent, les choses ne se sont pas passées de manière classique.
Elle était légèrement sur la réserve et je le sentais.
Jusqu’au moment où je me suis décidée à lui dire que je savais dans les grandes lignes ce qui lui était arrivé.
Je lui ai dit combien j’étais bouleversée par la tragédie qu’elle a vécue, que tant de personnes ont vécues…
Combien je l’admirais d’avoir su vivre sa vie, d’être restée debout, d’avoir même choisi une profession où elle a aidé les autres.
Elle a perdu une grande partie de sa famille, notamment ses parents, qu’elle n’a jamais revus.
Je lui ai confié que même si ce n’était pas le sujet de mon interview, j’aimerais passer un long moment avec elle l’an prochain, pour que nous puissions parler de son passé.
Elle a accepté.
Sa souffrance est toujours présente, sa colère aussi.
Elle m’a expliqué qu’elle ne pouvait pas pardonner.
Comment pardonner de telles choses…

Je n’avais jamais eu un contact direct avec une personne victime de l’Holocauste.
Tout ce que j’ai vu, lu, étudié sur le sujet m’a horrifiée, me déchire toujours le coeur.
La petite fille qui a vécu l’enfer est toujours tapie au fond de cette dame qui, adulte, a dû encore subir l’extrême douleur de perdre un enfant.
Et j’ai ressenti, toujours présent en elle, un immense besoin d’être consolée, écoutée, reconnue dans sa douleur.

Je sais que, l’an prochain, dès que j’aurai derrière moi les interventions chirurgicales qui m’attendent encore, je tiendrai ma promesse.
Tout en sachant qu’il me sera impossible de ne pas m’impliquer affectivement.
Il ne s’agit plus, là, d’une simple rencontre professionnelle.

Martine Bernier

 

 

C’était le soir du réveillon de Noël.
Il y a deux jours à peine…
Sous le sapin se trouvait un gigantesque amas de cadeaux.
Nous sommes nombreux, chacun apporte ses présents que le plus jeune d’entre nous distribue, secondé par un lutin de Noël plus âgé, en cas de besoin.

Placé sur un meuble, se trouvait un minuscule paquet cadeau.
Je savais ce que c’était.
Dans la soirée, mon Capitaine m’a regardée, s’est levé, à pris le petit paquet et me l’a offert.
A l’intérieur se trouvait une bague.
Un jonc en or serti d’un diamant.

Dans les yeux de Celui qui m’accompagne, il y avait une étincelle que je connais bien.
Il a le regard toujours aussi clair qu’un torrent de montagne.
Et ces petites rides aux coins des yeux qui viennent se former quand il sourit, et qui le rendent parfaitement irrésistible.
Il m’a embrassée, le tout discrètement.
Il venait de m’offrir ma bague de fiançailles…
Quelques minutes après, les compagnes de mes fistons, qui, au fil du temps, sont devenues davantage mes filles que mes belles-filles, sont venues l’admirer.
Nous étions trois filles s’extasiant autour d’un bijou, oui, mais surtout autour d’un geste émouvant et romantique.

Mon Capitaine m’a fait ce soir là un double cadeau…

Martine Bernier

jean-michel-mattei-imitant-le-savoyard-le-dl-norbert-falco

Les suites de la première intervention vécue il y a une dizaine de jours n’étant en ce moment pas vraiment  simples à assumer, je suis obligée, certains jours, de m’adonner aux joies du farniente.
Ce qui n’est pas pas une évidence pour moi.
Mon Capitaine partage ces moments de détente forcée et il nous arrive d’avoir, comme hier, des surprises auxquelles nous ne nous attendions pas.

TV8 Mont Blanc est LA chaîne de télévision des montagnards.
Nous nous y attardons rarement, mais hier, ce fut le cas.
Notre attention a été retenue par deux choses.
La première était la rediffusion d’un très ancien feuilleton que je regardais lorsque j’étais gamine, « Miroir 2000 », et dont je connaissais toujours la chanson du générique, chantée par Gilles Dreux.
Les personnages, le cadre, l’histoire de cette commune de montagne qui doit prendre le virage touristique et devenir station pour survivre m’avait touchée.
Après la diffusion de l’épisode qui m’a rappelé bien des souvenirs, nous sommes restés sur la chaîne pour découvrir un  humoriste que nous ne connaissions pas, Jean-Michel Mattei.
Pour vous camper le personnage, sachez qu’il a des origines Corses par sa mère, et qu’il a vécu et vit toujours en Suisse et en Haute Savoie.
Il nourrit son spectacle de ces trois cultures, ajoutant à cela un joli talent d’imitateur.
Le tout donne des sketchs hilarants (et tellement vrais!) à l’humour décapant, souvent irrésistible.
Cadeau de Noël après l’heure, je vous laisse le lien pour que vous puissiez le découvrir à votre tour, si ce n’est pas déjà fait!

Martine Bernier 

Site de Jean-Michel Mattei

Sketch « Le Savoyard »

Sketch « Les Allobroges »