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Archives quotidiennes : 9 juillet 2013

abricots

Une fois n’est pas coutume, je mets bien deux textes sur Ecriplume, aujourd’hui.
Ce texte se retrouve également dans la partie « Aidons-les! » du site, mais a besoin d’une visibilité rapide, raison pour laquelle je le reprends sur Ecriplume.
Une forte grêle a décimé, hier soir, 60 à 80% de la récolte d’abricots de la famille Comby, sur le coteau de Saxon (Valais).
Monsieur Julot Comby, que j’avais été interviewer la semaine dernière pour un article dans Terre et Nature, m’a appelée ce matin en urgence pour m’en informer et me dire que beaucoup de fruits de premier choix seront déclassés en abricots à confiture.
Pour cette famille, c’est un gros coup dur.
Je lui ai donc promis de diffuser l’information au maximum.
La récolte ne pourra pas être conservée longtemps, c’est le moment où jamais de filer en Valais, à Saxon pour acheter ces abricots et nous remettre aux confitures!
Téléphone de la famille Comby: 027 744 24 78.
Merci de partager ce message pour diffuser l’information!

Martine Bernier

Il n’est pas 7 heures, et pourtant il fait déjà très chaud.
Dès le réveil, je réalise que quelque chose est bizarre.
Et je réalise que Gérard, mon rein gauche facétieux, vient de se rappeler que l’été n’est de loin pas sa saison préférée.
Un coup d’oeil dans un miroir me confirme la chose: artiste dans l’âme, il a dessiné sa mauvaise humeur sur mes traits.
Soit.
Nous « ferons avec », comme dit l’un de mes bons amis.

Je sais que ces jours-là, tout est plus difficile, plus lent.
J’appelle Pomme avant de réaliser qu’elle est sur mes talons.
Première sortie de la journée…
Dehors, il fait à peine plus frais.
A peine a-t-elle mis la patte hors de la maison que je vois mon Mogwaï foncer vers le bout du jardin, côté rue.
Je la suis… pour constater qu’un scénario strictement identique à celui qui s’est déjà déroulé voici quelques jours, est en train de se mettre en place sous mes yeux.
Dans la maison d’en face, les trois chats de notre voisine lézardent sur sa pelouse, protégés par le grillage et le portail qui les encerclent.
Pomme reste en arrêt, une patte en l’air, à les regarder.
Le premier fait semblant de ne pas la voir et continue à déambuler sur le gazon.
Le deuxième se fige, les yeux fixés sur elle.
Le troisième est le plus drôle…
Il s’approche doucement…
Tout à coup, nous ne le voyons plus: il est derrière le petit muret de 30 à 40 centimètres dans lequel est planté le grillage.
Cinq secondes plus tard, je vois deux oreilles, puis une petite tête toute ronde dépasser du muret.
Il observe Pomme avec intérêt.
Celle-ci me jette un coup d’oeil.
Elle sait désormais que les chats lui portent un intérêt… lointain.
Dès qu’elle les approche, c’est la débandade.
Ce matin, elle a décidé de les ignorer, ou du moins de faire semblant… comme eux.
Elle renifle nonchalamment le gazon qu’elle foule, porte son attention sur une limace…
A quelques mètres d’elle, le jeune chat s’enhardit et grimpe sur le muret pour mieux la distinguer.
Pas de réactions de Pomme.
A peine un coup d’oeil distrait.
Le premier des trois observateurs, qui, jusque-là, l’ignorait, prend alors une initiative: il franchit le grillage, quitte son jardin et regarde mon bichon depuis la route.
J’ai l’impression de vivre une scène de western.
Sauf que le règlement de compte n’aura pas lieu…
Il y a quelques semaines encore, Pomme aurait foncé vers le chat en espérant pouvoir jouer avec lui.
Cette fois, elle sait que ce n’est pas demain que ses voisins félins accepteront un pow wow au cours duquel ils fumeront le calumet tous ensemble.
Un dernier regard, et elle se détourne.
Elle a mieux à faire.
Son repas l’attend.

 

Martine Bernier