Bichon Havanais: Pomme Pacha

– Bon, Pomme, aujourd’hui, je m’occupe de toi. Viens…
Mon Mogwaï fonce sur le canapé.
Aujourd’hui, opération délicate: je la vérifie des coussinets à la truffe pour détecter le moindre problème éventuel.
Côté pile, pas de souci: la tête, le cou, le dos: tout est parfait, pas le moindre indice d’un quelconque indésirable.
Il faut dire que je la traite pour que ce soit le cas.
Reste à vérifier le côté face: le ventre et les pattes.
Je sais qu’en principe, c’est l’opération la plus délicate.
Mais, à force de pratique, je connais mon bichon et je sais comment l’apprivoiser.
Je prends quelques coussins pour constituer un nid, je la prends dans mes bras et  la pose sur le dos dans ce berceau improvisé.
Elle sait ce qui l’attend, et… avec le temps, elle y a pris goût.
Elle se laisse faire, et s’abandonne pattes en l’air, légèrement pliées, posant sur moi son regard noisette.
J’ai là une véritable peluche qui ferait craquer le  plus incraquable!
Le calife d’Iznogoud, le grand vizir, en mode Mogwaï, vautré sur ses coussins.
Tout en l’auscultant, je lui parle.
Elle aime ces moments-là, me tend une patte après l’autre, n’a aucun geste de défense.
La visite terminée, je passe à l’opération chatouille.
Elle se tortille, ramène ses pattes arrière vers son visage dans une position irrésistible, comme si elle se tordait de rire.
Gueule ouverte, elle semble rire de toutes ses dents.
Elle est si drôle que je reste avec elle près d’un quart d’heure à la cajoler et à lui parler.
Au final, je me relève et la libère.
Elle fonce vers « son » armoire, et s’assied devant la porte, attendant une  friandise.
Après tout, dans son esprit de bichon-pacha, elle a fait l’effort de se laisser faire, ce qui mérite bien une petite récompense!

Martine Bernier

 

par

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *