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Archives quotidiennes : 23 avril 2014

Buste de Claude Monet (Photo Bruno Guédot)

Buste de Claude Monet
(Photo Bruno Guédot)

Ce mardi a été une journée parfaite, teintée de rêve…
Il s’agissait donc pour moi de retourner à Giverny, dans la maison de Monet, pour y rencontrer une personne en particulier, dont je vous parlerai lorsque je lui aurai consacré un article prévu pour un magazine.
Toute la matinée, mon Capitaine et moi avons parcouru les jardins de Monet…
Ils ont changé depuis ma dernière visite.
Aujourd’hui, ils ressemblent aux tableaux de celui qui les peignait…
A tel point qu’ils donnent l’impression de pénétrer dans une toile et d’en savourer chaque touche de couleur.
C’est un bonheur absolu…
Lorsque je vais à Giverny, j’aime passer par le restaurant « Les Nymphéas », juste en face.

Photo Bruno Guédot

Photo Bruno Guédot

L’accueil y est chaleureux, la cuisine savoureuse et les prix ont eu la bonne idée de ne pas profiter de la notoriété de l’illustre voisin pour prendre l’ascenseur.
Ici, nous nous sommes installés, et j’ai peaufiné les questions que je souhaitais poser à mon interlocuteur que je devais rencontrer en début d’après-midi.
Cette rencontre… quel bonheur…
Une interview de près de deux heures, au-milieu des fleurs, sur un banc niché dans une allée un peu retirée du jardin.
J’ai vécu un moment exceptionnel, avec une personne hors du commun.
Et Monet était là, parmi nous, à écouter…

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Photo Bruno Guédot

En quittant Giverny, nous avions le cœur au chaud.
Il pleuvait légèrement, et nous roulions en passant devant les dernières coquettes maisons de l’endroit quand soudain….
Un petit coup de vent a provoqué un phénomène ensorcelant.
Juste devant nous, un long voile de pétales roses s’est étiré, quittant l’arbre en fleurs d’où il venait.
Ce voile a traversé la route, semant une pluie de pétales devant nous.
Nous étions seuls, aucun autre véhicule ni devant, ni derrière nous…
Mon Capitaine a ralenti, a presque arrêté la voiture.
Et le temps a semblé se figer… les pétales roses n’en finissaient pas de prolonger l’enchantement.
C’était complètement magique, d’une beauté incroyable…
Le genre de scène que l’on ne voit qu’au cinéma.
Au sol, le chemin de fleurs est devenu épais sans pour autant diminuer la force du vol.
Cela ressemblait à un long  vol d’étourneaux… sans oiseaux.
L’arbre, lui, ne semblait même pas dégarni.
Après la conversation extraordinaire que nous venions d’avoir, dans laquelle Monet se trouvait à chaque détour de phrase, ce phénomène était troublant.
Sur le moment, nous étions comme deux enfants transbahutés dans un univers inexplicable et magique.
Bien plus tard, mon Capitaine m’a dit qu’il n’avait jamais assisté à une chose pareille.
Moi non plus.
J’ai envie de croire que le Monet a aimé ce qui a été dit aujourd’hui à son propos…
Peut-être a-t-il voulu nous faire un signe !
Cela ne pouvait pas être plus subtil, plus doux, plus léger,  plus vaporeux…

Martine Bernier