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Archives quotidiennes : 2 mai 2014

Après une journée très chargée, mon Capitaine et moi rechargions nos batteries en regardant le journal télévisé de France2… en différé.
Nous suivions un reportage sur le Salon des Inventeurs lorsque l’un d’eux a présenté sa trouvaille: un énorme sac à main dans lequel il avait installé la lumière et un chargeur de batterie.
Ciel, mon rêve presque réalisé!
Il expliquait que l’idée lui était venue de sa soeur qui ne trouvait rien dans son propre sac et se lamentait de ne pas y voir clair.
J’ai senti sur moi le regard de Celui qui m’accompagne.
Un petit coup d’oeil me l’a confirmé: il me regardait en arborant un sourire qui faisait trois fois le tour de ses nobles oreilles.
Mon addiction aux sacs et ma  quête du St Graal que je n’ai toujours pas trouvé sont devenus légendaires.
Depuis quelques mois, j’en suis à l’étape: je case tout dans un modèle plus petit et moins lourd, rempli de poches.
Jusqu’à ces derniers jours, j’étais plutôt fière de moi en arborant un spécimen deux fois plus petits que ceux que je trimballe avec moi par monts et par vaux .
Mais, horreur… mon sac est tellement rempli que je ne peux plus le fermer.
Mon Capitaine, qui m’a vue travailler durant cette semaine de reportage, m’a conseillé de m’acheter un sac de travail dans lequel je pourrais glisser mes cahiers et mes documents, trop grands pour intégrer un sac « de femme ».
Après avoir longuement réfléchi, comparé et hésité, j’ai finalement porté mon choix sur un Gusti Leder clair.
Bon, je sais: il va encore me donner un look d’Indiana Jones, mais au moins j’ai une excuse… sa vocation n’est pas de fréquenter les salons!

Hier, après m’être plongée toute la matinée dans le monde de l’épigénétique, je me suis accordé une pause.
Avec une mission peut-être moins essentielle que la biologie, mais importante quand même: comprendre pourquoi mon sac à main déborde de partout, et lui faire subir la cure d’amaigrissement qui s’impose.
Je l’ai donc vidé sur mon bureau qui, en dix secondes, s’est mis à ressembler à Waterloo dix minutes après la bataille.
J’ai consciencieusement pris chaque objet déversé, évaluant son utilité et…  les remettant un à un dans le sac.
Tous étant, bien entendu, vital à ma survie dans ce monde hostile!
Au final, j’avais seulement retiré une poignée de tickets dépassés et un mouchoir en papier chiffonné.
Et, en prime, je cherchais un moyen de caser mon dictaphone dans le malheureux sac qui criait grâce et ne voulait toujours pas se laisser fermer.
Je l’ai regardé rêveusement…
Me voilà à nouveau face au même dilemme.
Soit je continue à torturer ce malheureux compagnon qui doit se demander ce qu’il a bien pu faire au bon Dieu pour se retrouver entre les mains d’un personnage aussi sadique, soit je repas en chasse, à la recherche d’une autre victime.

Sous l’oeil à la fois amusé et légèrement ironique de mon cher Capitaine, qui en a vu d’autres!

Martine Bernier