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Archives mensuelles : mai 2014

François d'Epenoux Portrait 2014-1

François d’Epenoux

Vous souvenez-vous?
Voici quelques semaines, je parlais, dans un texte paru sur Ecriplume (voir lr lien ci-dessous), d’une rencontre téléphonique que je venais de vivre avec un écrivain extrêmement touchant.
Je ne pouvais pas livrer son nom, l’article que je lui consacrais dans un magazine suisse romande n’était pas encore sorti.
Aujourd’hui, c’est chose faite: l’interview peut être lue dans le numéro de mai 2014 de « Générations Plus ».
Je peux donc parler librement de François d’Epenoux, écrivain français, dont la  sensibilité et l’humour m’ont  séduite autant que son dernier livre: « Le Réveil du Coeur ».
L’histoire raconte la relation inattendue entre un grand-père un brin râleur et mal à l’aise dans son époque, et son petit-fils, qu’il apprendra à connaître lors de vacances partagées.
Une histoire pleine de tendresse, qui ressemble à la vie, avec ses hauts et ses  bas, mais sans drame.
L’interview telle qu’elle a été diffusée dans « Générations Plus » n’était qu’une partie de l’entretien que m’a accordé François d’Epenoux.
Elle n’est qu’une petite partie de la conversation partagée.
Ce livre fait partie de ceux dans lesquels chacun de nous peut se retrouver, se projeter.
Le récit des vacances partagées est un véritable régal.
En lisant cet ouvrage, j’ai plusieurs fois ressenti la même sensation de bien-être que lorsque je visionne le film « Les Enfants du Marais ». 
C’est délicieux, réconfortant.

 Martine Bernier

« Le Réveil du Cœur », François d’Epenoux, Editions Anne Carrière, 254 pages, 18 euros.

L’écrivain

Site du magazine Générations Plus

expoDarbellay

Hier soir, c’est Monsieur Gianadda qui m’a incitée à le retrouver avec mon Capitaine à la Médiathèque Valais – Martigny pour le vernissage de l’exposition du photographe  Michel Derballay.
Au risque de me faire scalper, je dois avouer que j’évite en général les vernissages, ou plutôt la foule des vernissages.
J’aime regarder les expositions en profondeur, tranquillement, et c’est le meilleur moment… pour ne pas pouvoir le faire.
J’ai donc fait une exception.

Toute  personne s’intéressant un peu au Valais connait l’artiste qui expose aujourd’hui.
Ne fut-ce que parce qu’elle a un jour griffonné quelques mots sur une carte postale envoyée depuis ce lieu de vacances, carte postale réalisée par le photographe.

Hier, donc, était salué le vernissage de l’exposition, mais également la sortie d’un livre consacré à l’événement.
Cartes postales, portraits, photographies publicitaires, reportages: depuis 1959, cet artiste sensible et d’une humilité étonnante est l’oeil du Valais.
Un oeil curieux, lucide et tendre, qui remarque ce que nous ne voyons pas ou plus.
Ce coin de pays qui est le sien, il l’aime et le lui prouve en alignant les images comme d’autres alignent les mots.
La lumière est son alliée, il s’adapte à elle, la laissant transformer les atmosphères et les lieux.

Au fil de l’exposition, ce sont toutes les facettes d’un Valais intemporel que découvrent les visiteurs. 
Les paysages à couper le souffle, la montagne, les lieux magiques, mais aussi les ouvrages d’art, les lignes à haute tension ou le voile jaune craché par les sulfateuses, dans les années1 980: ces photos sont des témoignages de ce qu’est le Valais, des transformations qu’il a vécues au fil du temps.
C’est à une longue promenade à travers les couleurs du  canton du soleil que nous convie cette exposition.
Et si, comme moi, vous avez une préférence pour les photos noir-blanc plus intimistes, sachez qu’elles sont elles aussi présentes à travers des clichés très doux, pleins de poésie.
En regardant son travail, l’artiste disait hier qu’il n’imaginait pas avoir « fait tout cela », confiant au passage à Canal9 qu’il est « un peintre paresseux ».
Les 600’000 clichés qu’il a mis à disposition de la Médiathèque prouve largement le contraire.
Guide de montagne, professeur de ski, artisan photographe, témoin des changements liés à l’évolution de la vie, il est surtout un talentueux chasseur d’images…

Martine Bernier

Exposition  et livre ‘Michel Darbellay écrit la lumière », jusqu’au 27-10-2014 à la Médiathèque de Martigny, avenue de la Gare 15, 1920 Martigny.

Médiathèque de Martigny

Après une journée très chargée, mon Capitaine et moi rechargions nos batteries en regardant le journal télévisé de France2… en différé.
Nous suivions un reportage sur le Salon des Inventeurs lorsque l’un d’eux a présenté sa trouvaille: un énorme sac à main dans lequel il avait installé la lumière et un chargeur de batterie.
Ciel, mon rêve presque réalisé!
Il expliquait que l’idée lui était venue de sa soeur qui ne trouvait rien dans son propre sac et se lamentait de ne pas y voir clair.
J’ai senti sur moi le regard de Celui qui m’accompagne.
Un petit coup d’oeil me l’a confirmé: il me regardait en arborant un sourire qui faisait trois fois le tour de ses nobles oreilles.
Mon addiction aux sacs et ma  quête du St Graal que je n’ai toujours pas trouvé sont devenus légendaires.
Depuis quelques mois, j’en suis à l’étape: je case tout dans un modèle plus petit et moins lourd, rempli de poches.
Jusqu’à ces derniers jours, j’étais plutôt fière de moi en arborant un spécimen deux fois plus petits que ceux que je trimballe avec moi par monts et par vaux .
Mais, horreur… mon sac est tellement rempli que je ne peux plus le fermer.
Mon Capitaine, qui m’a vue travailler durant cette semaine de reportage, m’a conseillé de m’acheter un sac de travail dans lequel je pourrais glisser mes cahiers et mes documents, trop grands pour intégrer un sac « de femme ».
Après avoir longuement réfléchi, comparé et hésité, j’ai finalement porté mon choix sur un Gusti Leder clair.
Bon, je sais: il va encore me donner un look d’Indiana Jones, mais au moins j’ai une excuse… sa vocation n’est pas de fréquenter les salons!

Hier, après m’être plongée toute la matinée dans le monde de l’épigénétique, je me suis accordé une pause.
Avec une mission peut-être moins essentielle que la biologie, mais importante quand même: comprendre pourquoi mon sac à main déborde de partout, et lui faire subir la cure d’amaigrissement qui s’impose.
Je l’ai donc vidé sur mon bureau qui, en dix secondes, s’est mis à ressembler à Waterloo dix minutes après la bataille.
J’ai consciencieusement pris chaque objet déversé, évaluant son utilité et…  les remettant un à un dans le sac.
Tous étant, bien entendu, vital à ma survie dans ce monde hostile!
Au final, j’avais seulement retiré une poignée de tickets dépassés et un mouchoir en papier chiffonné.
Et, en prime, je cherchais un moyen de caser mon dictaphone dans le malheureux sac qui criait grâce et ne voulait toujours pas se laisser fermer.
Je l’ai regardé rêveusement…
Me voilà à nouveau face au même dilemme.
Soit je continue à torturer ce malheureux compagnon qui doit se demander ce qu’il a bien pu faire au bon Dieu pour se retrouver entre les mains d’un personnage aussi sadique, soit je repas en chasse, à la recherche d’une autre victime.

Sous l’oeil à la fois amusé et légèrement ironique de mon cher Capitaine, qui en a vu d’autres!

Martine Bernier