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Archives mensuelles : mai 2014

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Quand l’architecte Antti Lovag (né en 1920) construit une maison, il a l’art de s’arranger pour qu’elle sorte de l’ordinaire.
Sa grande spécialité, ce sont les maisons bulles, d’insolites maisons d’art tout en rondeurs, en harmonie…
C’est dans cette optique qu’il a bâti le Palais Bulles, en 1979, à Théoule-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes.
Une construction qui a duré cinq ans et qui fut la troisième de ce type qu’il a construite.
Mille fenêtres hublots, une salle de réception capable de recevoir 350 personnes assises, un salon panoramique, dix suites décorées chacune par des artistes contemporains, une piscine, des bassins, un amphithéâtre…  ce luxueux caprice commandé par Pierre Bernard est une performance.
Son propriétaire n’en a malheureusement  pas profité longtemps.
En 1991, il décède et la maison est rachetée par le couturier Pierre Cardin.
A chaque fois qu’un documentaire lui est consacrée, je suis intriguée.
Antti Lovag a toujours dit de lui que, plus qu’un architecte, il est « habitologue ».
Son but est de concevoir des maisons, mais aussi du mobilier adapté à la morphologie humaine.
Des formes sphériques, partout…
S’il suscite l’admiration, il a dû faire face également à des détracteurs virulents durant sa carrière.
Et pour cause… son univers est très éloigné de ce que nous connaissons au quotidien.
Pierre Cardin, de son côté, a acheté le Palais Bulles pour pouvoir offrir un cadre idéal aux oeuvres d’art qu’il collectionne depuis des années.
César disait de la demeure qu’elle était « une grande  sculpture habitable ».
Quand à son propriétaire, il estime qu’elle est la réplique du paradis tel qu’il l’imagine…

Martine Bernier

coffret relookéAu menu de la journée: beaucoup de travail.
Peu de temps donc pour me pencher sur Ecriplume ce matin.
Sur la demande de quelques passionnées d’objets d’inspiration shabby, j’y laisse donc deux – mauvaises – photos des deux derniers objets que j’ai réalisés ces derniers jours.
Un mini-meuble à tiroirs et un coffretIMG_1404.

Encore une fois, ils sont sans prétention, mais… je ne connais pas de meilleur moyen pour me vider la tête!

Martine Bernier

Pour la première fois de l’année, nous avons repris le chemin de Chiboz, ce dimanche.
Entre famille élargie, enfants et amis chers, nous étions douze à emprunter la petite route vertigineuse qui monte vers ce paradis perdu dans la montagne valaisanne…
Cette fameuse route qui ne rassure pas ceux qui la suivent pour la première fois, mais qui est parsemée de fleurs et de flashs panoramiques saisissants…
Dans notre voiture où Kim a pris place, l’humeur est au beau fixe!
Nous chantons, rions, réinventons des couplets à la chanson du Roudoudou.
Il faut dire que je suis de très bonne humeur: en compagnie de ceux que j’aime, nous allons retrouver mon amie Yolande, la Dame de Chiboz!

La journée se déroule comme un rêve éveillé.
Un repas au soleil, dans le cadre bucolique du Relais des Chasseurs, entourés par la gentillesse de ceux d’En-Haut.
A table, l’ambiance est joyeuse, légère, décontractée, et la cuisine délicieuse, ce qui ne gâte rien.
C’aurait pu se limiter à cela: la journée aurait déjà été parfaite.
Mais deux surprises nous attendent.
La première a été une incursion dans la salle à l’étage du restaurant.
Cette salle est la mémoire de Chiboz.
Comme elle a eu la gentillesse de le faire pour moi dans le passé, la Dame de Chiboz a raconté l’histoire de sa famille et des lieux en s’appuyant sur les photos et les objets qui s’y trouvent.
Une fois dehors, elle nous a fait visiter le chalet aménagé en gîte, où ont logé nos amis français lors de notre mariage, l’an dernier.
Alors que nous gravissions le chemin qui y monte, Yolande nous présente son voisin, Michel.
Pasteur fraîchement retraité, il est belge d’origine et désormais peintre.
Dans notre petit groupe, nous étions deux Belges  ce dimanche: mon ami Xavier et moi.
La conversation s’engage, bien évidemment.
Et c’est là que j’ai eu la surprise de la journée.
Alors que Xavier l’interrogeait sur son parcours, Michel nous a expliqué qu’il avait été pasteur dans plusieurs endroits, et notamment à Boisfort… là où habitait ma grand-mère paternelle, qui faisait partie de la très petite minorité protestante de l’époque.
Elle était très attachée à son culte et fréquentait assidûment le temple, me parlant souvent de son pasteur, Monsieur Buscarlet, qu’elle admirait beaucoup.
J’en touche un mot dans la conversation et j’apprends que notre nouvelle connaissance a travaillé avec ce monsieur.
Un grand clin d’oeil à ma douce grand-mère au sommet d’une montagne valaisanne par un dimanche de printemps décidément très réussi!
Nous visitons le confortable gîte de nos amis et, en redescendant, nous sommes invités par notre compatriote à partager un soda et… de la bière belge réalisée sur place par ses fils!
Un nouveau moment joyeux et passionnant, d’autant que j’ai bien envie de me rendre cet été à l’atelier de Michel pour découvrir ses oeuvres!
Juste avant de partir, nous apprenons qu’un nouveau bébé fera bientôt son apparition à Chiboz, rejoignant la petite troupe enfantine qui trottine déjà dans ce cocon.
Robin, Méline, Pauline et Louis sont les trésors de l’endroit et de cette famille si attachante.
En redescendant vers la plaine, nous étions requinqués pour la semaine.
Rien de tel qu’une journée de tendresse et d’amitié sous le soleil de Chiboz la Jolie!

Martine Bernier