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Archives mensuelles : mai 2014

 Pas le temps d’écrire un long Ecriplume, ce matin: dans peu de temps, nous partirons en meute passer la journée au paradis!
Rendez-vous demain

Martine Bernier

Cela va faire quatre ans que je les connais.
Et pourtant, à chaque fois que je regarde les yeux de mon Capitaine, je ne peux pas m’empêcher d’être touchée.
Comme hier, au petit-déjeuner:
– Tu as vraiment des yeux magnifiques…

Il me lance un petit regard interrogateur tout en beurrant consciencieusement  sa tartine.

– Cette couleur… 
– ??
– Ils sont couleur rivière, je te l’ai déjà dit. Avec des touches de vert. Et ourlés de noir, en prime. C’est vraiment très beau.

Il croque dans sa tartine d’un air modeste.
– On a dû te le dire souvent!
– Non. Je ne m’en souviens pas. Ah si, une fois, quand j’étais gamin. Une dame m’a dit: « Avec des yeux pareils, tu feras des ravages. »
– Elle avait du goût! Et elle a eu raison?
– Non!

Il éclate de rire, reprend sa tartine et ajoute d’un air mutin:
– Ca mérite bien un petit Ecriplume, non?

Martine Bernier

 

 

 

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Mon intérêt pour le XVIIe siècle me pousse à approfondir chaque miette de sujet qui en parle d’une façon ou d’une autre, dès que j’en vois passer un.
C’est ainsi, par le biais de la remarquable émission « Des Racines et des Ailes », que je me suis laissée happer par la beauté de l’hôtel de Lauzun, un hôtel particulier situé sur la rive nord de l’île Saint-Louis, à Paris.
L’adresse est discrète, belle mais classique vue de l’extérieur.
Le 17 quai d’Anjou ne brandit pas son luxe sur sa façade.
Seule fantaisie: des gouttières en forme de dauphins. 
Une fois à l’intérieur, il en va tout autrement…
Il a fallu huit ans pour  construire l’hôtel.
Les travaux ont commencé en 1650, commandités par le financier Charles Gruyn.
En 1682, l’hôtel est acheté par le duc de Lauzun qui lui laissera son nom, puis, trois plus tard, il sera acquis par le marquis de  de Richelieu et passera ainsi de mains en mains pendant plusieurs siècles. 
La demeure accueillera des habitants célèbres.
Parmi eux, Baudelaire, qui y vivra d’octobre 1843 à septembre 19845, dans une petit appartement.
Il a pour voisin, dans l’immeuble, Théophile Gautier.viewmultimediadocument
En 1928, la Ville de Paris devient propriétaire de l’Hôtel Lauzun.
Et c’est ainsi que le grand public découvre les merveilles que contiennent la maison.
Lorsque je regarde les images de ces peintures, de ses boiseries, des  décors  d’or des salons d’apparat, c’est aux artistes et aux artisans que je pense…
 Et j’imagine la vie telle qu’elle se déroulait au XVIIe entre les murs de cette somptueuse demeure…

Martine Bernier

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