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Archives mensuelles : mai 2014

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Hier soir, direction le cinéma pour voir une comédie qui nous tentait beaucoup: « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ».
Il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre pourquoi ce film est un succès:  il est très drôle et intelligent.

L’histoire est très actuelle: un couple de bourgeois catholiques a quatre filles.
Les trois premières sont mariées et les trois premiers gendres sont respectivement Musulman, Juif et Asiatique.
Les parents rêvent de voir leur benjamine épouser un bon catholique…  un projet qui prend forme lorsqu’elle leur annonce son prochain mariage.
L’heureux élu est catholique, oui, mais noir.

On aurait pu craindre un film moralisateur, voire un peu puant.
Et bien pas du tout!
Les personnages sont tous attachants, les dialogues sont directs et pertinents, sans tabou, tout le monde assume, tente de se comprendre, réagit à sa manière.
Résultat: aucun des protagonistes n’est ridiculisé ou culpabilisé et l’ensemble est rythmé, frais, jamais ennuyeux.
Chacun met de l’eau dans son vin pour comprendre et accepter l’autre.
Et certaines scènes resteront dans les mémoires, comme les gendres chantant la Marseillaise à leur beau-père ou la famille complète se retrouvant à la Messe de Minuit et chantant en choeur « Le Divin enfant »!
En sortant de la salle, je regardais les spectateurs qui la quittaient en même temps que nous.
Ils étaient visiblement joyeux.
Ce film vaut tous les débats sur le racisme…

Ceci dit… il faut reconnaître que les gendres des Verneuil ne sont pas n’importe qui: un avocat, un banquier, un homme d’affaire et un comédien issu d’une famille riche et bourgeoise elle aussi.
Ca aide!
Le casting est brillant: chaque acteur est parfaitement à sa place.
Mais j’ai eu un grand, grand coup de coeur pour le heu des deux couples de parents: Christian Clavier, Chantal Lauby, Pascal N’Zonzi et Salimata Kamate.

Martine Bernier

« Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu », film de Philippe de Chauveron

 

Après une matinée bien remplie, Mon Capitaine, Pomme et moi étions invités à partager un barbecue chez Yann et Jee, mon fils cadet et notre Fleur d’Asie.
Nous retrouvions également Kim, 7 1/2 ans et Tanawee (déjà 7 mois 1/2).
A présent qu’ils ont déménagé dans un bel appartement situé dans une maison toute neuve, de plain pied, ils disposent enfin d’un jardin.
C’est donc là que nous avons profité de ce premier repas « dans le nouveau nid ».
Je les regarde, tous les quatre.
Ils sont joyeux, détendus, visiblement plus heureux que dans leur ancien appartement perché au cinquième étage sans ascenseur.

Installé en bout de table, à coté de moi, Kim a dû changer de place au milieu du repas, alors que le soleil devenait vraiment trop fort.
Quelques minutes plus tard, alors qu’il était à l’ombre, je le vois grelotter:
– Tu as froid? 
Il opine et file chercher un pull.

Quelques instant plus tard, alors qu’il est à nouveau près de moi, le soleil signe son grand retour et le pull est retiré…. pour être réenfilé peu après alors que les nuages reviennent.
Kim fronce les sourcils:
– Chaque fois que je remets mon pull le soleil revient, et chaque fois que je le retire il s’en va!
– Oui… ce sont sans doute les « deux bonshommes d’en haut » qui ont envie de jouer.
– Les deux bonshommes d’en haut?
– Oui! Imagine deux grands bonshommes tout ronds et barbus qui vivent dans les nuages. Aujourd’hui, comme ils s’ennuyaient un peu, ils ont regardé ce qui se passait en bas et t’ont vu. Ils se sont dit: « Regarde ce petit garçon, là? Nous allons jouer avec lui! ». Et ils te taquinent en soufflant sur les nuages!

Il regarde en l’air et entre dans mon jeu:
– Tu crois vraiment? 
– Tu vas voir! Là, tu as retiré ton pull mais ils ont entendu ce que nous avons dit. Attends quelques secondes.

Quelques secondes plus tard, en effet, un  énorme nuage cache le soleil et refroidit l’atmosphère, contraignant Kim à remettre son pull, amusé.
Pendant quelques minutes, le temps ne cesse de changer…
Nous sommes totalement dans notre histoire… et j’en rajoute!
– A chaque fois qu’ils te voient remettre et retirer ton pull, ils s’écroulent de rire! Et tu sais bien sûr ce qu’est l’orage?
– C’est encore eux???
– Mon père disait qu’ils jouaient aux quilles, ce qui nous envoyait des coups de tonnerre!
– Et les éclairs, c’est quand ils sont en colère?
– Oui! Tiens, ça me fait penser à Zeus que j’ai vu représenté avec un éclair dans la main…

Et nous voilà partis dans la mythologie…
Nous parlons des dieux grecs et romains, faisons étape sur les récits d’Homère puis glissons sur les dieux égyptiens, civilisations que Kim découvre peu à peu avec intérêt.
Notre conversation est longue et passionnante.
Peu avant, il m’avait expliqué qu’il avait appris des détails étonnants sur les caméléons, à l’école et qu’ensuite, la maîtresse aborderait l’Egypte:
– Tu veux que je te montre mon livre?
– Oui! Ca m’intéresse!

Il file et revient peu après, un petit magazine pour enfant à la main.
Il date de 1995, mais les infos qu’ils contiennent ne risquent pas de se démoder.
Chaque enfant de sa classe en a reçu un, et ils lisent chaque chapitre à fond.
Kim m’explique les moeurs et les particularités des caméléons.

– Et bien tu vois, ce que tu me racontes, je ne le savais pas!
Plutôt fier, Kim  poursuit la conversation jusqu’à la grande question finale que nous abordons ensemble:

– Nous venons te chercher pour aller au cinéma, cette semaine. Tu choisiras le film?
– Oui! 

Dans quelques années, son petit frère et son futur petit cousin se joindront à nous pour nos après-midi cinéma, mais il m’a déjà dit que « ce sera bien ».
Il court jouer dans l’herbe, traque les fourmis, joue avec un ballon gonflable, rit…
A aucun moment de cette journée privilégiée, Kim n’a fait allusion aux jeux électroniques ou à la télévision.
Il est heureux.
Et nous aussi!

Martine Bernier
 

 

J’avais parlé  voici quelques semaines de l’Association « Vouvry Bouge »,  à Vouvry (Valais -Suisse), cette association qui organise chaque année Les Soirées du Rire depuis sept ans .Affiche_F4_2014_final_RED
Chaque année, cette belle équipe de bénévoles invite des humoristes pour des spectacles dont les bénéfices  sont reversés à une oeuvre.
Cette année, l’association choisie était « Equi-sens », le centre thérapeutique et pédagogique de Massongex.

Hier soir, avec mon Capitaine, mon fils aîné et sa compagne, nous étions à la première des deux soirées 2014 données par deux duos d’humoristes que je n’avais aucune envie de manquer: les Frères Taloche et les Décaféinés.

En première partie, les Décaféinés étaient une découverte pour une partie du public qui ne les avaient pas encore découverts, notamment dans l’émission « On ne demande qu’à en rire », de Laurent Ruquier.
Ils s’appellent Rémi Deval et Clément Parmentier.
Ma question de ce soir était: sont-ils aussi drôle en spectacle que dans un sketch unique?
La réponse est oui, mille fois oui.
Avec leur humour décalé, totalement disjoncté, ils sont capables de tout et l’ont prouvé hier soir.
Avec eux, le voyage en Absurdie est un régal dans lequel ils ont embarqué le public dès les premières secondes.
Dans la salle, il n’y avait aucun « pouffements de complaisance », mais de véritables éclats de rire ininterrompus.
Ils sont drôles, attachants, attendrissants, inattendus bref: complètement craquants.

Entracte.
Changement de décor avec l’apparition de deux chiffres géants saluant les 20 ans de scène des Frères Taloche, anniversaire fêté en 2012.
Pour l’occasion, les frangins belges revisitaient leurs sketchs cultes, comme l’Otarie, la parodie de « J’ai encore rêvé d’elle », l’expo photo ou les frites.
Et nous revoilà repartis pour plus d’une heure de fous rires…
Leur humour n’est jamais caustique ou méchant, basé sur les irrésistibles grimaces de Vincent, sur un comique de situation, sur le contraste entre leurs deux personnalités.
C’est efficace, tendre,  joyeux, hilarant….
Le panorama du rire ne serait pas aussi savoureux sans cette touche d’humour belge auquel je ne résiste pas depuis… 20 ans, hé oui.

Nous avons passé une excellente soirée, avec un dénominateur commun à tous les intervenants, des organisateurs aux artistes: une formidable générosité.
J’ai adoré le fait que les humoristes aient tout donné pour amuser le public, leur humilité dans leurs petits messages de fin de spectacle au cours desquels ils ont mis l’association en valeur.
Bref: nous étions hier soir en excellente compagnie.
Si vous êtes dans la région et que vous ne savez que faire ce soir, foncez à la salle Arthur Parchet de Vouvry (à côté de la maison de Commune).
Une deuxième soirée spectacle est programmée, qui vous boostera pour un bon moment!

Martine Bernier

Site des Décaféinés