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Archives mensuelles : juin 2014

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Lorsque l’on pense à Albert Einstein, nous avons tous en tête le génie qu’il a été.
Ce que nous savons moins, c’est qu’il a eu trois enfants avec sa femme Mileva dont il a divorcé.
Ces trois enfants, il n’en parlait jamais et ne s’en est pas vraiment occupé.
Deux d’entre eux étaient atteints de maladies mentales graves, selon Michele Zacheim.
De Lieserl, l’aînée, on ne sait à peu près rien si ce n’est qu’elle est née en 1902 et décédée en 1903.
Elle serait née handicapée et serait décédée de la scarlatine.

Le deuxième enfant, Hans-Albert Einstein (1904 – 1973), était professeur d’ingénierie hydraulique à l’université de Californie.
Il est le seul à avoir été épargné par la maladie, mais a souvent dit combien ses rapports avec son père ont été difficiles.

J’ai terminé hier le roman que Laurent Seksik a consacré à Eduard Einstein: « Le cas Eduard Einstein ».
Eduard (1910 – 1965) est né et a passé pratiquement toute sa vie en Suisse, à Zurich.521c38b435706c46e2396f96
Enfant doué, fragile  et sensible, il a beaucoup souffert de la séparation de ses parents lorsqu’il avait 4 ans.
Brillant, il était très bon élève, musicien et poète, avait lu les oeuvres complètes de Kant, Schopenhauer, Platon, avait dévoré celles de Shakespeare à 6 ans.
Il envisageait de faire une carrière dans la psychanalyse lorsqu’il a présenté, à l’âge 20 ans, les premiers signes de la schizophrénie.
Son parcours est alors devenu extrêmement difficile, nécessitant de fréquents internements.
En 1933, son père lui rendra visite pour la dernière fois avant de couper tout contact avec lui.
Albert Einstein avait beau être un esprit exceptionnel, il était totalement démuni devant la maladie de son fils.
Il reconnaitra  l’origine probablement génétique de celle-ci, mais gardera comme un douloureux secret l’histoire de son garçon, comme il l’a fait pour l’existence de sa fille.
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En s’inspirant de cette histoire tragique, le docteur Laurent Seksik a conçu ce roman basé sur la réalité, mais dans lequel il fait parler Eduard et Mileva.
Sa démarche est passionnante, sensible, extrêmement empathique et respectueuse.
Il avait déjà par le passé écrit une biographie d’Einstein et avait découvert l’existence et l’histoire d’Eduard.
Eduard, qui avait lui aussi toutes les  caractéristiques du génie, est mort abandonné de tous.
Son père, qui craignait tellement la maladie de son fils, disait de lui: « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution. »

Martine Bernier

« Le cas Eduard  Einstein », Laurent Seksik, disponible, entre autres chez France Loisirs.

Le français est une langue qui permet de nicher de l’humour au détour de chaque phrase.
Savez-vous ce qu’est une allitération?
Si si, vous le savez, mais n’avez peut-être pas le mot en tête.
C’est la répétition de mêmes sonorités au début de plusieurs mots ou de syllabes, permettant d’obtenir un effet surprenant, parfois harmonieux.
Certains auteurs excellaient dans cet art.
Parmi eux, Racine et Victor Hugo.

Nous devons à Racine… ceci:

– « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? »
ou
« De csacré soleil dont je suis descendu… »

Ssssss…..

Victor Hugo, lui s’est amusé avec les « f »

« Un frais parfum sortait de touffes d’asphodèles… »
et
« Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala »

Il n’en faut pas plus pour que la langue chante…

Martine Bernier

 

 

 

 

 

Cette semaine, c’est décidé: je bichonne mon week-end pour n’y faire que ce que j’ai envie de faire!
Pour cela, j’avais tout prévu, expédiant en fin de semaine toutes les corvées qui auraient pu polluer mes deux jours de grâce.
C’était compter sans Pomme qui, la pauvre, ne supporte pas la nouvelle version du vaccin qui lui a été injecté cette semaine.
En fin de nuit, l’estomac de mon petit Mogwaï a commencé à faire des siennes.
Ni Pomme ni moi n’avions pensé que le week-end débuterait ainsi!

C’est donc un peu désabusée que j’ai allumé mon ordinateur, ce matin.
Et là… surprise..
Hier soir, un ami m’a envoyé la photo d’une magnifique pivoine blanche, et un très beau texte qu’il a écrit.
Il y parle de l’amitié précieuse qui le lie depuis des années à des habitants du Pays du Soleil Levant.
Une belle amitié helvético-japonaise dont il sait parler avec des mots justes et sensibles…

Requinquée par ce moment un peu magique, je me suis connectée à un site qui est devenu une véritable source d’inspiration pour moi.
Pinterest, vous connaissez?
Dès les premiers balbutiements d’Internet, j’ai réalisé que cela pourrait devenir une gigantesque banque de données.
A bien des points de vue je ne suis pas déçue… à d’autres je suis terrorisée.
Mais toute médaille a son revers, je sais…
Je continuais pourtant à rêver d’une sorte d’énorme coffre aux trésors dans lequel pourraient se retrouver facilement les créations et les passions des internautes.
Facebook n’a pas cette vocation, même si j’avoue y avoir quelques bons amis dont l’intelligence, l’humour et la sensibilité me ravissent.
Et puis, j’ai découvert Pinterest.
Sur le moteur de recherche de ce site américain,  vous indiquez le sujet qui vous intéresse.
Et apparaissent alors les « tableaux » des personnes qui s’intéressent aux mêmes choses que vous.
Un peu comme ces panneaux d’inspiration en liège sur lesquels beaucoup d’entre nous épinglent les photos, dessins et autres articles qui les intéressent.
Sur votre panneau virtuel, vous accrochez tout ce que vous aimez et vous visitez les tableaux des autres qui vous plaisent ou vous inspirent.
A la base, Pinterst est principalement destiné aux marques qui jouent sur l’aspect visuel (déco, photographie, arts, médias, mode…)
Pour elles, le site permet de développe leur image de marque.
Pour les plébéiens en mon genre,  c’est un endroit qui permet de réunir de bonnes idées.
Mais bon, je parle, je parle… et mon week-end file!

Martine Bernier

 

Pinterest