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Archives quotidiennes : 20 septembre 2014

Cette semaine a été extrêmement importante pour moi et pour toute ma famille.
Pour mon fils aîné, Sébastien, et son épouse, Magaly, en particulier.
Mardi, le 16 septembre, leur  bébé est né.
Aurélien…
Je n’en ai pas parlé jusqu’ici pour préserver l’intimité de cette petite famille qui se crée, mais les émotions ont été extrêmement fortes.
Mardi, lorsque Magaly est entrée à l’hôpital pour que l’accouchement soit provoqué, je savais qu’elle allait vivre les heures les plus importantes de sa vie.
Comme les sages-femmes l’avaient prévenu que cela risquait d’être long, mon fils était parti travailler le matin, prêt à revenir immédiatement dès qu’il serait appelé.
De mon côté, je recevais des SMS de la part de la future jeune maman, me tenant au courant de ce qu’elle vivait.
À midi, j’avais un repas suivi d’une séance de travail qui a duré jusqu’à passé 15 heures.
Les dernières nouvelles me donnaient l’impression que la naissance n’interviendrait que dans la nuit.
Mais à 17h33 très exactement, Aurélien est né… et, comme pour l’annonce de la naissance de Tanawee notre autre bout de chou, j’ai été submergée par une vague d’émotion et de joie.
Le lendemain, mon Capitaine et moi avons pris la direction de la maternité avec, dans les mains le gros paquet de naissance que je prépare pour l’arrivée de chacun de nos petits-enfants.
Magaly avait encore sur le visage la fatigue liée aux heures difficiles qu’elle venait de vivre, mais également une luminosité nouvelle au fond des yeux…
Son petit était en pédiatrie.
Poids plume, il avait particulièrement besoin de soins et d’attention au cours de ces premières heures.
Seuls ses parents avaient le droit d’aller le voir, ainsi que ses grands-parents.
Lorsqu’est venu mon tour, je n’ai pas voulu le prendre dans mes bras.
Sa petite main bandée était reliée à une perfusion destinée à le nourrir, son coeur était surveillé par des électrodes: je ne voulais pas rajouter à son inconfort…
Et puis… un nourrisson n’a besoin que de la chaleur de ses parents…
Mon fils l’a pris dans ses bras et me l’a présenté.
Je l’avais déjà vu en photos, mais là…
J’ai commencé à lui parler.
Et ce petit bout d’homme aux traits fins a eu une réaction à laquelle je ne m’attendais pas.
Il a tourné la tête vers moi, écarquillant les yeux comme s’il cherchait à voir d’où venait cette voix.
J’ai continué à lui parler et lui… à me témoigner son intérêt.
Mieux encore, son visage s’est détendu, il… souriait.
Ce que, m’a dit mon fils, il n’avait pas encore fait jusqu’alors.
J’avais toujours appris que les premiers sourires des nourrissons étaient dus à des maux de ventre jusqu’à ce que j’apprenne que le sourire était également leur première manière de communiquer.
Ce moment-là, je ne l’oublierai pas…
Vous allez vous moquer de moi si je vous confie qu’il s’est passé quelque chose à cet instant…
Même Sébastien, qui en a été le témoin, l’a souligné… précisant encore que j’avais eu droit à son premier sourire…

En sortant de l’hôpital, j’avais le sentiment que ce petit bonhomme avait déjà sa personnalité.
Vif, concerné…
Quand je pense à lui me vient le mot « attentif ».
Comme, lorsque j’ai rencontré son cousin Nawee pour la première fois, où le mot « bienveillant » était très présent.
Comme je sais les jeunes parents très sollicités, je ne vais pas me manifester physiquement pendant ces premiers jours de vie de leur bébé.
Il n’a besoin que d’eux et tous trois apprennent à faire connaissance avec bonheur.
Je serai là ensuite pour débuter une nouvelle histoire… puisque chaque relation avec chacun de nos petits-enfants est une histoire très particulière…

L’émotion n’est pas retombée pour moi.
Quatre jours avant la naissance d’Aurélien, Jee, notre Fleur d’Asie, m’annonçait qu’elle attendait un autre enfant.
Elle ne s’y attendait pas… et j’ai été estomaquée, comme elle et comme mon fils cadet, Yann.
C’est une merveilleuse nouvelle, à laquelle je pose un bémol: la santé de ma petite belle-fille qui a connu beaucoup de difficultés pendant la grossesse de Tanawee.
Les conditions sont différentes, la petite famille vit aujourd’hui dans une jolie maison de plain-pied, et Jee sera très surveillée.
Et la famille s’enrichira d’un nouveau membre au printemps prochain…
Avec notre petite Eya, petite perle de la famille, petite-fille de mon Capitaine et trésor de sa fille Héloïse, nous aurons… cinq petits bouts à entourer.

Énormément d’émotions, donc, au cours de cette semaine très chargée à tous les niveaux.
Je l’ai terminée hier soir avec une conversation téléphonique avec Kim, 8 ans, le premier fils de Jee, mon petit-fils de coeur avec lequel j’ai fait mes premières armes en tant que grand-mère.
Je venais d’avoir une conversation joyeuse avec Yann et Jee, comme c’est le cas plusieurs fois par semaine, lorsqu’il a demandé s’il pouvait me parler, comme il le fait de plus en plus souvent.
Télécharger et jouer au même jeu que lui était une bonne idée: nous nous retrouvons autour de ce jeu de dragons à propos duquel nous nous échangeons nos astuces, nos expériences.
Je lui ai expliqué que dès que j’avais un instant, je mettais la dernière main à un « Petit Bac » que j’ai fait évoluer jusqu’à le transformer en un jeu multifacettes que je testerai en famille à notre prochaine réunion.
Il s’y intéresse, pose des questions…
J’étais éreintée lorsque je lui ai dit que j’allais le laisser pour m’occuper de Pomme.
Je lui ai dit au revoir et il m’a répondu:

– À demain?

Oui, à demain, Kim…
J’espère du fond du coeur que j’arriverai à faire naître avec chacun de nos petits-enfants une relation aussi belle que celle que je vis avec lui.
J’ai bon espoir!!!

Martine Bernier