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Archives quotidiennes : 1 octobre 2014

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Vous est-il déjà  arrivé, au cinéma, de vous retrouver dans la salle devant un film… qui n’est pas celui que vous vous attendiez à voir?
C’est ce qui nous est arrivé hier soir.
Mon Capitaine et moi avions parlé dans la journée de ce qui est actuellement diffusé dans notre cinéma préféré.
Et là… nous ne nous sommes pas compris.
Ne retenant pour ainsi dire jamais les titres avant d’avoir vu les films, je n’ai pas percuté lorsque nous avons pris deux places pour « Lucy ».
Alors que, mentalement, je pensais voir « Si je reste ».
Lorsque la projection a commencé, je n’ai pas compris que le scénario ne soit pas celui auquel je m’attendais.
En fait… nous nous trouvions devant le dernier film de Luc Besson… ce que j’ai compris au générique final!

La première partie, donc, je ne l’ai pas aimée du tout.
Lucy, une lumineuse étudiante (Scarlett Johansson), devient la proie de trafiquants de drogues coréens qui font d’elle une « mule » involontaire en lui introduisant dans l’abdomen un paquet contenant une redoutable drogue expérimentale de synthèse .
La première partie se résume à cela: du sang, de la violence, de la contrainte, de l’angoisse, de la drogue: tout ce que je fuis.
Et puis, tout à coup, l’histoire a décollé…
Un coup reçu dans l’estomac déchire le paquet et libère une quantité énorme de drogue  dans l’organisme de la jeune femme qui réalise que son cerveau se « débride ».
Au lieu des quelques pour-cents que chacun de nous utilise, elle se trouve en possession d’un cerveau fonctionnant de plus en plus pleinement.
Consciente de ce qui lui arrive, elle prend contact avec un professeur émérite  (Morgan Freeman) connu pour ses travaux sur le cerveau humain.
Elle a pour but ultime d’atteindre la totalité de ses facultés, sachant que cela la conduira à une mort rapide, mais que cela apportera des connaissances inestimables pour la science.

Et voilà… sur fond de violence, donc, un scénario de science-fiction, une idée formidable.
Avec, pour moi, un moment clé: celui où Lucy résume au professeur et à ses collègues ce qu’elle sait, ce qu’elle a compris.
J’ai un peu regretté que ce soit aussi court et que la partie scientifique, justement, n’ait pas été plus creusée.

Quand la séance a été terminée, mon Capitaine et moi nous sommes regardés, ravis.
Nous avions été emportés par ce scénario  fou…
En rentrant, je suis allée voir ce que disaient les critiques à propos de Lucy.
Et j’ai réalisé que le film était  une fois encore cassé par la critique.
Il lui est reproché d’être incohérent, incompréhensible, approximatif dans ses affirmations scientifiques.
Luc Besson est accusé d’avoir perdu « son inspiration visuelle » etc etc.

Par bonheur, il existe une ou deux personnes pour voir dans ce film un « chef-d’oeuvre ».
Sans aller jusque-là, je l’ai trouvé  efficace aussitôt que le personnage principal entre en jeu: le cerveau.
J’aurais adoré que Luc Besson aille encore plus loin, développe son idée de base en nous en disant plus encore sur les possibilités infinies et encore inconnues de cette merveilleuse machine humaine.
Mais ce qu’il a réalisé ici ne laisse personne indifférent et nous a permis de déboucher ensuite sur une passionnante discussion, mon Capitaine et moi.
Besson aime mettre en scène des héroïnes contraintes de prendre leur destin en main.
Scarlett Johansson en fait désormais partie et apporte une dimension éclatante à son personnage, grâce à sa présence et à sa beauté.
Quant à Morgan Freeman, j’aime son jeu d’acteur depuis longtemps.
En revanche, je suis moins fan des courses poursuites et de l’hémoglobine en cascade, des talents de super héroïne plaquant ses ennemis au plafond….
Mais il paraît que, justement, c’est ce qui propulse un film à la tête des grands succès commerciaux.

Ceci dit, à ceux qui grognent en relevant les incohérences scientifiques, j’ai envie de répondre que nous sommes devant une fiction, pas devant un documentaire…

Martine Bernier

Lucy Bande annonce