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Archives mensuelles : novembre 2014

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Lorsque nous nous sommes rencontrés, mon Capitaine avait Noël en horreur.
C’était ainsi: l’arrivée de la fête le mettait inexorablement de mauvaise humeur.
Il a fallu quelques années pour qu’il réalise à quel point elle a de l’importance pour moi… sachant que Noël est ce que l’on en fait.
Depuis deux ou trois ans, il s’est apaisé et a vécu les deux dernières éditions avec un plaisir visible.

Cette année, j’ai eu envie de commencer à créer un petit village de Noël illuminé pour nos petits-enfants.
L’envie, toujours, de leur offrir des images et des moments de vie qui resteront peut-être dans leurs esprits et contribueront à les aider à grandir.
Il y a quelques semaines, donc, nous sommes un jour  revenus de France avec les deux premiers éléments de notre village: une maisonnette et une Grande Roue.
Le tout, bien sûr, parsemé de minuscules ampoules multicolores aux teintes pastel pour les unes et très vives pour la partie fête foraine.
La semaine dernière, nous les avons installés et nous avons réalisé que ce serait plus joli si le site était un peu plus grand.
Hier, donc, nous avons réinvesti les magasins et nous avons continué notre grand chantier en rentrant.
Dans la soirée, alors que la nuit était tombée, mon Capitaine a éteint les lumières de l’appartement et a allumé le village, ne laissant que la musique la plus douce égrenant une mélodie de Noël.
C’était… magique!
Nous étions là, comme deux gamins, à regarder les maisonnettes illuminées, les patineurs évoluer sur un étang glacé, le manège et la Grande Roue  tourner…
Au total  six éléments que nous avons complétés par des arbres, des saynètes  et des personnages.
Comme des centaines de milliers de grands-parents le font sans doute depuis longtemps, nous construisons la magie pour les plus petits.

Oui, nous étions là, tous les deux, à regarder notre village (kitch diront certains, ce que nous assumons totalement!).
Quand tout à coup, mon Capitaine m’a dit:
– Tu as réussi à me faire aimer Noël…
J’étais ravie… quand il a poursuivi:
– C’est malin!

Martine Bernier

 

 

Pour une grosse semaine, ce fut une grosse semaine!
Tellement chargée qu’elle déborde sur mon week-end où je dois terminer un article urgent avant lundi, et vérifier d’autres données avant parution.
Pénible?
Non…
Il m’aura fallu plus de 50 ans pour comprendre que j’avais parfois le droit de souffler.
Mais cette fois, j’ai compris!
Je vais donc terminer et relire cet article avant de l’envoyer, puis profiter d’un week-end bien mérité avant de m’attaquer aux deux semaines tout aussi compliquées qui m’attendent.
Et c’est là que je réalise combien les petits détails apaisants ont une importance essentielle pour conserver son équilibre dans ces périodes stressantes.
Un lit recouvert de draps tous frais, un bouquin que l’on se réjouit de retrouver le soir, un regard qui s’attarde sur ces objets auxquels je tiens et qui m’apaisent quand je les vois.
Et puis, surtout, la présence taquine et tendre de mon Capitaine et celle, malicieuse, de Pomme qui interrompt ses jeux et ses galopades pour venir « m’embrasser » sans que je l’aie appelée.
Comme si elle comprenait qu’une pause réconfort ne me fera pas de mal.
Et mini escapade prévue pour caresser l’esprit de Noël dans le sens du poil!
Histoire de préparer un réveillon tout en joie et en douceur pour ces enfants et  petits-enfants à qui nous aimons construire des souvenirs…

Martine Bernier

Le téléphone, objet utile et pratique, c’est bien connu, se transforme périodiquement en un ennemi redoutable.
Comme hier matin.
J’écrivais un article qui demandait de la concentration quand il a sonné.
Comme j’attendais un coup de fil professionnel important, j’ai décroché.

– Bonjour, Madame, je suis Flora.

Hum.
Ca commençait mal, sentant le message publicitaire à plein nez.
Je lui ai pourtant laissé le bénéfice du doute.
– Oui?
– Je suis Flora, donc, et vous avez été choisie par notre médium Dominique, pour…

Pauvre Flora.
En une phrase, elle a dit tout ce qu’il ne fallait pas dire.
Je lui ai brièvement expliqué que je n’étais pas intéressée et que ce numéro était professionnel.
Trois minutes après avoir raccroché, le téléphone sonnait à nouveau.. et cette fois, c’était la bonne interlocutrice.
Mais je suis restée sur le sentiment d’agacement que j’ai eu après la première et seule phrase que cette femme a prononcée en m’appelant.
Ce que j’appelle la publicité agressive, qui vous dérange chez vous, par téléphone, ne se cantonne donc pas à la vente de miel, d’abonnements divers ou de pseudo études géologiques portant sur votre maison.
Cette fois, de soi-disant médiums s’intéressent à notre cas.
Et je ne peux m’empêcher de penser aux personnes les plus fragiles, les plus exposées, qui, en entendant une voix féminine un peu chevrotante leur annoncer que le médium Dominique a décidé de les sortir de leurs problèmes, se laissent prendre au piège.
C’est vrai que l’expérience m’a mise en colère.
En Allemagne, les appels publicitaires sont interdits alors qu’en Suisse, ils sont constants.
Et tous les moyens mis en oeuvre pour arrêter ce flux n’y changent rien…
À quand une législation drastique permettant aux simples quidams dont je fais partie d’avoir la paix quand ils rentrent chez eux?

Martine Bernier