Marc Donnet-Monay: fous rires au Crochetan

 

MarcDonnetMonay

C’est la deuxième fois que mon Capitaine et moi répondions présents à l’une des soirées proposées par notre banque à ses sociétaires.
Nous avions envie de voir sur scène un humoriste valaisan qui nous amuse à la radio: Marc Donnet-Monay.
Les spectacles de cet ancien prof de physique croulent sous les prix.
Pas question donc de laisser échapper l’occasion.
Comme toujours pour ce type de soirées, le théâtre du Crochetan était plein comme un oeuf.
Sur scène, un décor plus que sobre: une chaise, un piano et son inséparable tabouret, une table sur laquelle trônait le verre et la carafe d’eau nécessaires à l’artiste pour tenir près de deux heures face au public.
Il ne lui a pas fallu longtemps pour faire entrer celui-ci dans son univers.
Ses sketchs sont des petits bijoux d’écriture, très drôles.
Tout en nous confiant être un véritable introverti, il passe à la moulinette tous les sujets du quotidien qui le font réagir: les enfants, le couple, Federer, Dieu, les Enfoirés, les médecins, les journalistes, les Viking qu’hier tout le monde craignait et qui ne sont plus présents aujourd’hui qu’à travers des figurines en Légo, etc.
C’est extrêmement drôle,  bien assené et parfois saupoudré d’un zeste de mauvaise foi assumée dont il contrôle les effets avec des regards appuyés.
Lorsque ce qu’il a à dire est plus que ne peut envisager sa pudeur naturelle, notre farouche humoriste file à son piano et traduit ses sentiments par quelques notes de musique bien interprétées.
Une touche à la fois drôle et poétique…
650 personnes qui applaudissent, c’est bruyant.
A la fin du spectacle, le roi de la soirée a donc répondu à cet appel en revenant sur scène, cette fois avec sa guitare.
En deux accords, il a entamé la fameuse chanson de « Heidi », réécrivant l’histoire à sa façon.
Et lorsque les lumières se rallument sur une scène désormais désertée, les visiteurs d’un soir échangent leurs impressions avec leurs voisins de fauteuils et quittent la salle en souriant.
Une excellente soirée…

Martine Bernier

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