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Archives mensuelles : juin 2015

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Les bulletins météo nous parlent tous de cette vague de chaleur « torride et précoce » qui a pris position de nos latitudes.
Ce n’est pas le temps que je préfère, bien au contraire, mais voir le bonheur qu’elle semble procurer aux amoureux du soleil me fait sourire.
Autour de moi, je ressens l’effervescence de l’été qui s’installe.
Parmi mes collègues, il y a ceux qui sont déjà en vacances, et ceux qui s’apprêtent à partir.
Beaucoup de personnes que je dois contacter pour des interviews sont déjà aux abonnés absents, elles aussi.

De mon côté, pas question de partit en été.
Je préfère, comme toujours, profiter de la période estivale pour travailler dans cette ambiance si particulière qui rend les gens plus souriants, plus joyeux.
Même si je traverse une zone de turbulences  côté physique, dont j’espère qu’elle ne nécessitera pas un atterrissage forcé un peu brutal, j’ai décidé de prendre un jour après l’autre.
Et celui que je m’apprête à vivre promet d’être bien rempli…

Martine Bernier

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Il suffit que j’entende ou que je lise le nom de Marcel Pagnol pour entendre chanter les cigales et sentir les parfums de la garrigue…
Cette année est son année.
Profitant du 120e anniversaire de sa naissance, sa ville natale, Aubagne, le célèbre à travers des manifestations et spectacles.
Pour ma part, je me plonge dans l’excellent numéro spécial que Le Figaro a consacré à l’auteur de « La Gloire de mon Père ».
Un délice..
Sa vie y est retracée de manière savoureuse, sa Provence, si chère à son coeur, y est racontée, son petit monde, tout comme ses amis, ses comédiens…
Le tout abondamment illustré de photos et de dessins, avec, en fil rouge, l’écriture manuscrite élégante de Pagnol, traçant à la plume les phrases qui nous ont permis de passer des heures merveilleuses dans son univers.
Ce hors-série se lit de bout en bout, à la manière d’un roman d’aujourd’hui, d’une biographie passionnante et attachante.
A chaque fois que je l’ouvre, je sens la lavande et je vois un petit garçon, fils d’instituteur,  découvrant la liberté dans les collines de Provence à chacune de ses vacances…

Martine Bernier

 

 

 

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A chaque fois, c’est une fête…
Remonter à Chiboz, retrouver ceux que nous aimons là-haut est un bonheur, mêlé à celui que nous offre cette nature, exubérante en ce moment.
Le long de la route sinueuse qui grimpe vers ce nid d’aigle valaisan, les fleurs semblent rivaliser d’imagination et d’énergie pour nous offrir un spectacle qui nous enchante tout au long de cette montée toujours aussi saisissante…
A l’arrivée, c’est un bouquet de petits bonheurs: les retrouvailles avec ma chère Dame de Chiboz et tous ceux qui l’entourent, le plaisir de revoir les musiciens des Dixie Alligators pour une soirée concert comme nous les aimons, de renouer avec des personnes épatantes que nous avons connues grâce à Chiboz…
Parmi lesquelles Mauricette, une femme extraordinaire qui a vécu plusieurs vies.
Nous avons la chance de passer un long moment avec Michel, l’époux de la Dame de Chiboz, qui nous parle de son périple en Nouvelle-Zélande, des étoiles dans les yeux.
Un moment privilégié…
Et puis il y a le repas, excellent, réalisé par Emilie, toujours aussi douée et créative qui met tout son coeur dans chacune de ses assiettes et utilise des légumes incroyablement variés, provenant des jardins de son père, Michel.
La réussite de ces moments-là tient à l’atmosphère, l’ambiance, la gentillesse de ceux qui nous entourent, à nos conversations avec la Dame de Chiboz qui nous entraîne toujours dans des sphères passionnantes, à la présence de chacun de ces visages devenus familiers…
Soirée parfaite…
Chiboz est un refuge où nous avons le sentiment de pouvoir laisser derrière nous, dans la plaine, nos préoccupations et celles de notre pauvre monde blessé, le temps de quelques heures…

Lorsque sonne l’heure du départ, la Dame de Chiboz et moi savons que nous allons nous retrouver dès aujourd’hui… par écrit.
Cela fait maintenant trois ans à peu près que nous correspondons plusieurs fois par semaine et parfois chaque jour par mail.
La vie nous réserve parfois des cadeaux lumineux…
Lorsque nous quittons les lieux, Sébastien, le jeune serveur que nous connaissons maintenant depuis plusieurs années, nous rattrape sur la terrasse, suivi par la Dame de Chiboz.
Nous n’avons pas eu le temps de le voir et de lui parler: il y avait beaucoup de monde et de travail en ce samedi ensoleillé.
Il nous parle de son envie de voyager, d’aller travailler à l’autre bout du monde.
Et la Dame de Chiboz l’y encourage, même si elle sait, comme elle l’a avoué, qu’il sera difficile de remplacer quelqu’un comme lui, aussi compétent et… aussi bel humain.
Mais c’est ainsi… elle lui permettra d’aller vivre ses rêves pour mieux revenir ensuite, plus épanoui et plus riche de ce qu’il aura vécu.

Photo Yann Bride

Photo Yann Bride

Nous reprenons la route à passé minuit.
Elle est délicate, demande toujours autant d’attention.
Mon Capitaine maîtrise et nous ramène tout en douceur…
Pomme, qui a participé à chaque instant de la soirée, monte en courant vers l’appartement, et s’écroule dans son panier où elle s’endort…
Ce matin, rien ne bouge dans l’appartement.
Ils dorment encore…
Et moi, dès que j’aurais posé le point final de cet Ecriplume dominical, j’irai écrire à mon amie… la si particulière Dame de Chiboz.

Martine Bernier