Ecriplume

La sagesse de Thomas Jefferson

Thomas Jefferson
Thomas Jefferson

On parle peu de Thomas Jefferson, né en 1743, mort en 1826, qui a été président des États-Unis de 1801 à 1809.
Pourtant, il mérité largement que l’on s’y attarde…
C’est lui qui fut l’auteur de la Déclaration d’indépendance américaine, de la loi sur les libertés religieuses en Virginie, où il fonda également l’université locale.
Ces trois tâches ont figuré dans son épitaphe. Mais il ne souhaitait pas que l’on y mentionne ses mandats politiques de président, vice-président ministre ou ambassadeur…
Les anecdotes sont légion définissant mieux que n’importe quel discours ce que fut cet homme.
Mais j’aime particulièrement celle-ci.
Dans l’université de Virginie qu’il avait donc fondée, Jefferson avait instauré un règlement très souple.
Mais cette confiance qu’il portait à ses étudiants entraînait des problèmes de discipline. Les professeurs qui voulurent rétablir l’ordre se retrouvèrent un jour à affronter une véritable émeute doublée de coups de cannes et de jets de pierre.
Jefferson a été effondré par cet événement.
Il convoqua un conseil de discipline réunissant le conseil d’administration de l’université et des représentants des étudiants.
Au moment de parler, très bouleversé, il commença par: « C’est le plus douloureux moment de ma vie… »
Mais sa gorge se serra, il dut s’interrompre, jeta un regard à son auditoire et éclata en sanglot, submergé par une vague d’émotion.
S’il était allé à la fin de son discours, il n’aurait pas touché autant son auditoire, sans doute…
Lorsque le Conseil a exigé des sanctions et a demandé les noms des émeutiers et, à leurs meneurs, de se présenter, ils l’ont tous fait sans hésiter…
Jefferson, pour moi, était un homme en avance sur son temps, très lucide sur bien des points. J’ai conservé quelques-unes de ses phrases que je partage avec vous ce matin:
– Un homme qui ne lit rien est mieux éduqué qu’un homme qui ne lit que des journaux.
– Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que les armées de métier.
– Je crois fermement à la chance, mais je me suis aperçu que celle-ci m’a souri lorsque je travaillais dur.
– L’honnêteté est le premier chapitre du livre de la sagesse.

 

Martine Bernier

 

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