Pomme: L’animal parle-t-il?

Depuis la nuit des temps, c’est un sujet philosophique qui interpelle: peut-on dire que l’animal parle au même titre que l’homme?
Et le langage n’est-il pas étroitement lié à la pensée?

Hier soir, je regardais Pomme qui, assise au salon face à mon interlocuteur avec lequel lequel je terminais une séance de travail, avait l’air de lui dire clairement: « Tu as vu l’heure? »
Et cette nuit, évidemment, j’ai repensé à ces mille façons qu’elle a de s’exprimer.
Je ne parle  même pas des aboiements qui la secouent quand elle entend un bruit suspect.
Au terme de ma longue réflexion nocturne, j’en suis arrivée à la conclusion que cette question est un vain débat.
Si l’on parle du langage au sens strict, elle ne se pose pas: il est le propre de l’homme, sa particularité.
Mais si l’on prend le langage au sens plus large, dans sa définition permettant de communiquer, d’exprimer, c’est une évidence.

Quant à savoir s’il est lié à la pensée…
Toute personne qui a un chien ou un chat sait de quoi je parle…
Leurs actions ne sont pas qu’immédiates.
Ils font preuve de raisonnement, de logique, de mémoire, de sensibilité.
Et oui… ils pensent, c’est évident.

Une anecdote, juste en passant.
Hier, alors que j’avais du travail par-dessus les oreilles, mon Capitaine a pris discrètement l’aspirateur pour le passer dans l’appartement.
Partage des tâches: quand il sait que je me noie et que l’après-midi me réserve deux fois plus de travail encore, il vient à mon secours de manière chevaleresque!
L’aspirateur, c’est bien connu, est l’ennemi juré de Pomme.
Pour elle, il semblait évident qu’il arriverait dans mon bureau à la fin de son périple et avant son retour dans le placard.
Elle a donc quitté son panier, et est venue poser ses pattes sur moi pour me faire comprendre qu’elle voulait venir sur mes genoux.
Je l’ai prise.
Et là… hop: d’un petit bond, elle s’est assise sur mon bureau, à côté de mon clavier.
Bichon havanais conscient que ce n’est pas la place d’un chien, à en juger par son expression, mais qui a dû se dire que si elle se déguisait en chat, elle passerait peut-être inaperçue.
Elle était là, petit ourson noir assis en bouddha, affectant de s’intéresser à mon travail, à mes doigts sur le clavier, à l’écran… et me posant une délicate petite léchouille sur le nez au passage.
Elle voulait clairement me ménager pour que l’envie ne me prenne pas de la confronter à son vieux rival.
Lorsque l’aspirateur a été rangé, elle est descendue sur mes genoux puis sur le sol et a repris sa vie.

Evidemment qu’elle pense… son plan était maîtrisé et calme!

Martine Bernier

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