octobre 2015
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Archives quotidiennes : 10 octobre 2015

Samedi, tôt.
Très tôt, même!
Il fallait cela pour mériter le spectacle auquel nous avons assisté à hauteur de St Gingolph, en passant la frontière pour partir vers notre première étape…
Le vol d’une cinquantaine de cormorans filant en escadrille vers une destination inconnue, sans se soucier des frontières…
C’était majesteux, inattendu…

Et le chemin débute…
La route se déroule à travers des paysages de plaine et de montagne.
L’automne est une saison idéale pour voyager…
Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid, les arbres se couvrent d’or, comme s’ils ne voulaient pas s’endormir pour l’hiver avant d’avoir livré un bouquet final multicolore.
Nous n’avions pas envie de rouler trop longtemps.
Première étape donc à Sisteron, aux portes de la Provence.
Une ville ni désagréable ni fascinante, située au pied de son impressionnante citadelle.
Il faisait 8 degrés lorsque nous avons pris la route, et 24 à l’arrivée.
Les vacances commencent…

Martine Bernier

 

Vendredi.
Très inquiète, Pomme saute dans la voiture.
Elle a déjà compris qu’elle part en vacances, elle aussi.
Nous avions proposé de faire coïncider le moment où nous la déposerions chez mon fils cadet avec l’anniversaire de notre petit-fils Nawee.
Après-midi festive, donc, après avoir travaillé jusqu’à la dernière seconde.
Deux ans déjà… et ce petit bonhomme a désormais parfaitement compris qu’un anniversaire, c’est un moment joyeux où il reçoit des cadeaux.
Il s’y intéresse, rit beaucoup, nous amuse avec ses facéties et ses mimiques.
Il cherche le contact, taquine mon Capitaine qui est son grand ami, dans tous les sens du terme, joue, s’exprime dans son langage à lui.
Moment de bonheur complété par la présence de ses parents, de notre petit lutin Timoté et de notre tendre Kim.

Au moment du départ, j’ai le coeur serré.
Pomme veut rentrer avec nous, nous précède à la porte… mais je dois lui faire rebrousser chemin.
Jee la tient dans ses bras et je la vois me regarder et essayer de me rejoindre.
J’ai l’impression idiote de l’abandonner.
Stupide nana!
Et puis… alors que j’ai déjà ouvert la porte, un petit bonhomme arrive en courant.
Nawee se tend vers moi.
Je me penche et… il m’embrasse avec tellement d’affection que j’en ai le coeur tout retourné.
Fini, le petit bout qui m’ignorait superbement.
Cette fois, il est apprivoisé et nous livre les trésors qu’il a en lui.

Nous partons: il faut encore préparer une foule de petites choses en prévision du départ.

Samedi matin.
L’appartement est sous bonne garde, nous prenons la route, le coeur léger.
Avec dans nos bagages, mon ordinateur portable… et une grande envie de nous retrouver ensemble… en Provence!

Martine Bernier