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Archives mensuelles : juillet 2016

Il y a quelques semaines, j’ai fait l’achat de deux pantalons.
Si j’avais la taille et les mensurations de la sublime Adriana Karembeu, je pense que cela se saurait.
Donc, comme la plupart d’entre nous, il a fallu me résoudre à raccourcir les vêtements en question.
Sauf que cette fois, j’avais décidé que je procéderais à l’opération non pas à la main, mais en utilisant à cet effet ma fameuse machine à coudre.

Je m’étais dit que j’effectuerais cette tâche durant le mois de juillet.
Et le manège a commencé…
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avant de me lancer dans quoi que ce soit qui me met en relation avec ce domaine d’activité qui ne m’est pas franchement familier, je me prépare.
Pendant trois semaines, j’ai « étudié » la chose, consultant tous les tutos possibles concernant le sujet, sortant mes bouquins etc.
Finalement, nous sommes arrivés à hier, avant-dernier jour du mois, et je n’avais toujours pas tenu la promesse que je m’étais faite à moi-même.
Je savais très bien pourquoi: j’avais peur de rater l’épreuve et de sacrifier le vêtement.
Cela ne pouvait plus durer.
J’ai pris un pantalon d’intérieur et j’ai commencé.
Je l’ai ajusté sur un pantalon que je porte régulièrement, épinglé, essayé, défait, recommencé etc…
Rien que cette préparation m’a pris une bonne demi-heure avant que je ne m’estime satisfaite.
Mais là encore, avant de découper le tissu inutile et de commencer l’ourlet, j’ai passé un temps fou à mesurer, remesurer…

Puis, le soir, j’ai enfin sorti la machine.
Et en cinq minutes, le travail était terminé.
J’en étais presque ahurie, consciente d’avoir battu un record: celui de la femme qui aura mis le plus longtemps à ourler un pantalon!

Martine Bernier

 

89776a35a69e9f27668c7a9037474ea3Lorsque nous filons par monts et par vaux, en vacances, nous n’avons pas forcément envie de prendre tous nos repas au restaurant.
L’an dernier, mon Capitaine, ravi d’avoir vu combien j’avais adoré un repas improvisé dans la nature, en Alsace, nous a donc offert un accessoire précieux: un panier pique-nique.
Il s’agit du petit frère de celui que j’ai mis en photo, avec le charme propre à ces objets qui semblent tout droit sortis de l’époque des guinguettes et des canotiers.
Avec sa vaisselle printanière et ses accessoires dont a été exclu tout design moderniste, ce panier réussi à me charmer au premier regard.
C’est étrange comme certains objets, qui nous rappellent peut-être des souvenirs oubliés, nous touchent plus que d’autres…
Est-ce aussi votre cas?

Martine Bernier

Il y a quelques jours, mon Capitaine et moi avions sorti un jeu de société et nous étions installés à la table du salon pour y jouer.
Sur le sol, à côté de nous, Pomme avait l’air complètement déprimée.
Elle tentait de grimper sur mes genoux, s’étirait le cou pour essayer de voir ce que nous faisions… à tel point que, très exceptionnellement, je l’ai prise et l’ai installée sur la chaise placée à côté de moi.
Visiblement ravi, mon Mogwaï a poussé l’audace jusqu’à poser ses deux pattes avant sur le bord de la table et à se dresser pour mieux suivre le jeu.
Lorsque nous lui adressions la parole, elle remuait la queue, histoire de nous faire comprendre que la situation lui plaisait.
C’était à la fois drôle et touchant.

Le lendemain, je sors ma machine à coudre et la pose sur la même table pour terminer un petit travail.
Assise à l’entrée de la pièce, à un mètre de moi, Pomme suit l’opération.
Une fois que tout est près, je m’assieds… rejointe en moins de dix secondes par ma bichonne.
D’un bond, elle a sauté d’elle-même sur la chaise, chose qu’elle n’avait jamais fait auparavant… une prouesse que je la croyais incapable d’accomplir.
Dans un premier temps, elle pose son regard sur moi, histoire de vérifier que je ne conteste pas sa présence.
Je lui caresse les oreilles et entreprends de choisir le fil et la canette qui vont me servir.
Et là… Pomme reprend sa position de la veille, dressée sur le rebord de la table, à quelques centimètres de moi, posant un regard sérieux sur ce que j’étais en train de faire.
Bêtement, j’ai le réflexe de faire ce que j’aurais fait avec un enfant: je lui explique:
– Tu vois, je dois poser la canette ici… et là, je dois enfiler l’aiguille. Pas facile…

Elle me regarde, semble boire mes paroles, puis son regard se reporte sur mes doigts et elle suit très attentivement l’enfilage.
Quand enfin j’y arrive, je pousse un petit « ouf » qu’elle ponctue par un battement de queue.
Toujours perchée sur le bord de la table, elle reste très attentive lorsqu’elle me voit coudre… puis se lasse lorsqu’elle réalise que la table est recouverte de tissus.
Comme je ne veux pas qu’elle saute d’une telle hauteur pour ne pas qu’elle se blesse, je l’attrape et la dépose sur le sol où elle file vérifier ce que fait mon Capitaine.
Oui, je sais, c’est un chien.
Mais quel chien!

Martine Bernier