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Il y a quelques semaines, j’ai fait l’achat de deux pantalons.
Si j’avais la taille et les mensurations de la sublime Adriana Karembeu, je pense que cela se saurait.
Donc, comme la plupart d’entre nous, il a fallu me résoudre à raccourcir les vêtements en question.
Sauf que cette fois, j’avais décidé que je procéderais à l’opération non pas à la main, mais en utilisant à cet effet ma fameuse machine à coudre.

Je m’étais dit que j’effectuerais cette tâche durant le mois de juillet.
Et le manège a commencé…
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avant de me lancer dans quoi que ce soit qui me met en relation avec ce domaine d’activité qui ne m’est pas franchement familier, je me prépare.
Pendant trois semaines, j’ai « étudié » la chose, consultant tous les tutos possibles concernant le sujet, sortant mes bouquins etc.
Finalement, nous sommes arrivés à hier, avant-dernier jour du mois, et je n’avais toujours pas tenu la promesse que je m’étais faite à moi-même.
Je savais très bien pourquoi: j’avais peur de rater l’épreuve et de sacrifier le vêtement.
Cela ne pouvait plus durer.
J’ai pris un pantalon d’intérieur et j’ai commencé.
Je l’ai ajusté sur un pantalon que je porte régulièrement, épinglé, essayé, défait, recommencé etc…
Rien que cette préparation m’a pris une bonne demi-heure avant que je ne m’estime satisfaite.
Mais là encore, avant de découper le tissu inutile et de commencer l’ourlet, j’ai passé un temps fou à mesurer, remesurer…

Puis, le soir, j’ai enfin sorti la machine.
Et en cinq minutes, le travail était terminé.
J’en étais presque ahurie, consciente d’avoir battu un record: celui de la femme qui aura mis le plus longtemps à ourler un pantalon!

Martine Bernier

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