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Archives quotidiennes : 18 août 2016

Depuis  hier, le Nid compte un protégé de plus.
Nos voisins s’étant embarqués pour le Canada pour une visite éclair d’une semaine, nous avons accepté d’accueillir leur chat.
Cet invité à quatre pattes, Pomme le connaît bien.
Elle le croise de temps en temps, l’aime apparemment beaucoup et a déjà joué avec lui.
Enfin… tout est relatif.
Les jeux de Pomme consistent à tenter par tous les moyens de s’approcher du chat et à le câliner à sa façon, ce que ce petit grisouille n’apprécie que modérément.
Elle l’adore, il la tolère.
Hier matin donc, le chat est arrivé avec ses petites affaires pour la semaine.
Premier réflexe: faire le tour de son nouveau territoire…  suivi à la trace par Pomme, absolument ravie de voir son copain investir les lieux.
Pendant un peu plus d’une heure, la principale occupation du félin de poche a été de se situer, de découvrir chaque pièce, la terrasse, les endroits où il peut se percher, etc…
Le tout avec Pomme sur ses talons qui le suivait joyeusement comme son ombre, ne lui laissant pas une seconde de répit.
Puis, le chat a découvert une astuce…
Il a réalisé que la porte-fenêtre de mon bureau n’est pas la seule qui donne sur la terrasse, mais qu’il est aussi possible d’y accéder en se faufilant par celle du salon.
Elle est à peine entrouverte, derrière  le coffre à jouets, mais, fin comme une brindille, il arrive à s’enfiler dans la brèche alors que Pomme ne peut pas y accéder.
Lorsque mon Mogwaï se fait trop envahissant, il file donc sur le balcon par cette ouverture tandis que Pomme fait le tour par mon bureau au grand galop… pour constater que dès qu’elle arrive sur place, son copain re-rentre dans le salon.
La cavalcade a duré un bon moment.
Puis, tous deux se sont habitués l’un à l’autre.
Le  petit grisouille n’a pas l’air effarouché et Pomme modère son enthousiasme, sans pour autant le quitter d’une semelle.
Régulièrement, alors que j’écris, je vois passer un chat entre mon clavier et mon écran.
Il passe, examine ce qui se trouve sur mon bureau et repart.
Ce qui exaspère Pomme qui, elle, reste au sol.

La première journée se passe bien, sans heurts.
A peine quelques objets qui tombent mystérieusement de leurs emplacements, un peu partout dans l’appartement.
Mon seul souci est de voir notre hôte refuser toute nourriture… mais je sais que le changement est brutal pour lui, et que l’absence de ses maîtres doit lui peser.
Le soir je laisse ouvertes toutes les pièces de l’appartement pour qu’il puisse choisir l’endroit où il se sentira le mieux.
Et la nuit passe, entrecoupée de temps en temps par de petits miaulements.
Deux fois, je vais vérifier que tout se passe bien… pour découvrir que, très en forme, le chat n’a qu’une idée: jouer!

Ce matin,  c’est Pomme qui retrouve son ami la première.
Il s’est installé sur une chaise du salon.
Autour de lui, tout est en ordre, à deux exceptions près: trois des soldats de plomb de l’armée napoléonienne de mon Capitaine sont couchés dans la nuit.
La bataille a été rude… l’armée a subi des pertes!
Dans un autre registre, les croquettes qui se trouvaient dans l’assiette de Pomme ont disparu.
Il a mangé…
Pas ce que j’espérais le voir avaler, mais c’est mieux que rien!
Pour débuter la journée de manière agréable pour lui, je lui propose l’une de ses friandises, qu’il dévore avec volupté.
Puis il commence à jouer avec Pomme qui, ravie, court autour de lui en aboyant joyeusement.
La fête commence, le chat se cache derrière les angles des meubles et tend des pièges à mon Mogwaï, ravi de jouer avec un convive aussi spécial.
En quelques heures, j’ai eu la confirmation de ce que je savais déjà: Pomme a le sens de l’hospitalité!

Martine Bernier