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Archives quotidiennes : 16 janvier 2017

Il y a quelques jours, mon Capitaine me glisse qu’il va faire un petit cadeau à sa boulangère pour la remercier de sa gentillesse.
Cette dame adorable nous gâte beaucoup…
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Il part un matin et revient quelques heures plus tard avec un ravissant petit arrangement floral… qu’il m’offre!

– Mais… je croyais que tu voulais faire un cadeau à la boulangère?
– Oui, c’est fait. Mais quand j’ai acheté l’arrangement, je me suis dit que c’était un comble d’en offrir à une autre femme et pas à la mienne. Donc j’en ai acheté un deuxième…

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Plus le temps passe et plus mon Capitaine et moi sommes complices.
Pourtant, nos conversations, selon les sujets, sont serrées et tournent souvent aux discussions passionnées.
Comme hier où ses arguments étaient tellement douteux que j’ai préféré quitter le « ring ».
Lorsqu’il est revenu, je lui ai exprimé ma désapprobation à ma façon, terminant par:

– … c’était complètement nul! Tu t’en es rendu compte, j’espère?

Contre toute attente, il a dit… oui.
Seulement j’étais toujours irritée et j’avais envie d’être encore furieuse quelques minutes.
C’était compter sans mon manque de résistance à la drôlerie de certaines situations.
En y repensant, le comique de celle-ci m’a paru tellement irrésistible que j’ai été prise d’un fou rire.
Impossible de bouder!
Ravi, mon Capitaine en a profité pour revenir et consolider son avantage.
La journée s’est poursuivie dans une ambiance joyeuse.
Cet homme m’a définitivement convertie à la légèreté!

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Je ne changerai jamais…
J’ai la fâcheuse habitude d’être aux petits soins, voire plus.
Lorsqu’il tousse ou qu’il souffre du dos, je lui propose des solutions… qu’il refuse neuf fois sur dix.
Quand il doit sortir dans le froid, je m’inquiète qu’il soit couvert.
Quand il va prendre la route lorsque celle-ci est verglacée, je m’entends le prier d’être prudent.
Comme ce week-end ou, après son départ, j’ai réfléchi.
Cet homme qui partage ma vie n’a rien d’une mauviette.
Je l’ai écouté récemment parler de son passé militaire à l’un de mes amis.
Il en a vu de toutes les couleurs, dirais-je sobrement.
Et moi… je m’inquiète d’un microbe possible, de cernes un peu trop prononcées, d’un coup de vent…
Lorsqu’il est revenu, je lui en ai parlé.
Il s’en agace un peu, parfois, surtout quand je lui demande de ne pas prendre froid alors qu’il part travailler par un temps glacial.
Pour le reste… il ne m’a pas semblé mécontent.
Il affiche même un petit sourire bienveillant.
Un petit pacha en quête d’attention sommeillerait-il finalement au fond de lui, bien caché?

Martine Bernier