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Archives quotidiennes : 28 mars 2017

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Nous venons de passer deux jours d’anniversaires extrêmement intenses et joyeux… dont il reste une multitude de souvenirs à ne pas oublier…
Dimanche, anniversaire de la fille de mon Capitaine, la veille de celui de son papa et quelques jours après celui de mon fils!
Comme chaque année, elle prend la route avec sa petite Eya, 5 ans, et… Belle, leur chatte Maine coon, pour passer deux jours avec nous.
Dimanche, elles retrouvent au Nid mon fils aîné et Aurélien, 2 ans, déjà arrivés.

Entre Pomme et Belle qui se sont déjà rencontrées à Noël, l’entente est immédiate.
Elles renouent leur relation où elles l’avaient laissée, et les voir jouer, se taquiner, se tendre des pièges, est irrésistible…
La même connivence renaît entre Eya et Aurélien.
Après le repas, tous deux décident de me prendre d’assaut.
Et la journée se passe à jouer avec ces deux petits schtroumpfs hilares qui savent que je leur consacre à peu près tout mon temps lorsqu’ils sont présents…
Deux boules d’énergie qui ont une façon très personnelle de me témoigner leur attachement!

Le soir, tard, mon Capitaine et moi sommes épuisés et ravis.
Nous savons que ce lundi, jour de son anniversaire, nous continuons la fête avec ses deux « nanas », et que, le soir après leur départ, nous retrouverons Aurélien pour la soirée.

*****

Lundi matin, avant l’arrivée des demoiselles, mon Capitaine part avec Pomme chercher le pain tandis que je profite de ce court moment de solitude pour vérifier mes mails et tenter de dissimuler les traces de fatigue sur mon visage.
Solitude?
Pas tout à fait.
Belle est avec moi…
Je n’ai pas souvent l’occasion de partager le quotidien d’un chat: leurs réactions sont pour moi un enchantement perpétuel et une source de surprise.
Je commence par donner à notre hôte son petit-déjeuner, afin qu’elle puisse manger tranquillement, pendant l’absence de Pomme.
Apparemment, elle m’est reconnaissante, car elle me rejoint dans mon bureau, s’installe sur mon clavier, face à l’écran, et tente d’attraper le curseur.
Je la cajole et file à la salle de bain: il me reste peu de temps.
Le temps de prendre un flacon, de me retourner une seconde et je réalise que… la chatte s’est lovée dans le lavabo, bien décidée à suivre le spectacle de mes occupations depuis cette « loge d’orchestre ».
Un Maine coon n’est pas un mini chat.
Dans une vasque, il prend toute la place.
Et son regard profond suit mes moindres faits et gestes au point que j’en suis presque intimidée.
Je retire le bouchon d’un tube, le pose à côté du lavabo et hop… elle l’attrape et le tient entre ses pattes comme si elle l’observait avant de le transformer en jouet.
Tout est au diapason.
Et je réalise que la connivence est bien présente…

Un peu plus tard, elle saute sur le secrétaire où se trouvent les soldats de plomb napoléoniens de mon Capitaine, revenu entretemps.
– Hum… je croyais que les chats ne faisaient jamais rien tomber…
Trois figurines sont renversées, et Belle a l’outrecuidance de mâchouiller distraitement les chapeaux de celles qui sont à sa portée.
Sacrilège, profanation!
Ce chat m’amuse… je comprends que Pomme ne lui résiste pas!

******

Toute la journée est consacrée aux conversations intimes, à jouer avec Eya dont le rire perlé et la malice me comblent, et à un repas dans l’un des restaurants les plus cosys de la région.
Lorsque vient l’heure du départ de nos deux invitées, la soirée a déjà commencé.
Eya file dans l’escalier en me criant des « je t’aime » qui résonnent…
Un quart d’heure plus tard, Aurélien arrive, et je reprends mon rôle de mamitine.
Comme à chaque visite, je lui consacre tout mon temps.
Il découvre l’humour depuis quelques mois, et commence à être de plus en plus réceptif.
Nous nous penchons sur un programme de cris d’animaux.
Tout y passe, du chien au mouton en passant par le crocodile, le gorille et… un éternuement d’Aurélien, qui me fait aussitôt réagir:
– Et ça, c’était le cri du Aurélien Trompette.

Il s’écroule de rire à côté de moi.
– Au’élien t’ompette! Aaah, Mamitine!!! 

Nous continuons à jouer, à parler, à regarder ce qui lui plaît.
En cliquant sur un court dessin animé pour le lancer, il ne maîtrise pas bien son geste et n’arrive pas à exécuter la tâche.
– Pas comme cela, chouchou, tu vois, tu ne dois pas pousser trop fort, mais juste sur la flèche…

Je lui montre, il recommence, réussi, me regarde, sourit et répond:
– Merci Mamitine chouchou!

Cette fois, nous sommes deux à éclater de rire en choeur!

******

Il est tard lorsque mon Capitaine et moi nous retrouvons seuls avec Pomme.
Je ne sais pas lequel de nous trois est le plus fatigué…
Mais… quels formidables anniversaires!

Martine Bernier