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La Barque (1887)

La Barque (1887)

Lorsque s’est terminée l’exposition consacrée à Monet à la Fondation Pierre Gianadda, en novembre 2011, j’ai été envahie de nostalgie.
Je m’y étais rendue plusieurs fois sans jamais me lasser…
Et savoir que ces tableaux repartaient m’avait laissée mélancolique.

A peine plus de cinq plus tard, le Maître de l’Impressionnisme revient donc à la Fondation en compagnie d’Holder et de Munch… et c’est un cadeau.
J’ai toujours la même habitude, lorsque je pénètre dans les lieux: installée au premier étage,  je contemple une première fois l’exposition depuis la galerie, ce qui me permet de repérer les oeuvres en un regard.
C’est ainsi que j’ai réalisé que La Barque était de retour, cette toile que je ne me lasse pas de voir et revoir, dans laquelle il excelle à peindre les mouvements de l’eau.
De longs traits de couleurs ondulants représentent les herbes aquatiques flottant à la surface de l’eau.
Il suffit de reculer de quelques mètres pour que l’illusion soit parfaite…
Et puis… il y a la star incontestée de l’exposition, celle qui a laissé son nom à

Impression, soleil levant (1872)

Impression, soleil levant

l’impressionnisme: Impression, soleil levant (1872).
C’est un monument, l’un des tableaux qui a sans doute fait couler le plus d’encre… sans doute bien plus qu’il n’aura fallu de peinture pour le réaliser…

Pour l’instant, c’est une reproduction qui est présentée au public, mais dès le 9 mai, elle sera remplacée par l’original, jusqu’au 11 juin.
En arrivant devant la copie accrochée, aux premières minutes d’ouverture de l’exposition, nous avons pu la regarder seuls pendant quelques minutes.
Savourer cette boule solaire rayonnante éclairant d’une lumière à la fois vive et tendre la vie  du port.
Plusieurs fois pendant notre visite, je suis repassée devant la copie du chef-d’oeuvre et j’ai écouté les commentaires des visiteurs.
Ils étaient nombreux à le contempler…

Un autre tableau m’a happée au passage: La Vallée de la Creuse, effet du soir.
Comme pour La Barque, il propose plusieurs lectures, selon qu’il est regardé de près ou de loin.

Vallée de la Creuse, effet du soir (1889)

Vallée de la Creuse, effet du soir (1889)

La Creuse devient sa muse et l’inspire avec bonheur…

Et puis… il y a certains de ces tableaux qu’il a peints à une période très difficile de sa vie, alors qu’il perdait son acuité visuelle.
(voir https://www.ecriplume.com/2012/06/les-yeux-de-monet/ )
Des toiles émouvantes, qui nous parlent du combat qu’il a livré pour pouvoir continuer à pratiquer son art.

Le printemps 2017 est un régal à la Fondation Gianadda… autant sur les murs que dans les jardins!

Martine Bernier

A la Fondation Pierre Gianadda
jusqu’au 11 juin 2017
Tous les jours de 10h à 18h
Rue du Forum 59
1920 Martigny (Suisse)
http://gianadda.ch

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