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Archives mensuelles : décembre 2017

 

 

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Ce soir, nous prendrons donc congé d’elle.
2017 fut une souveraine éphémère fantasque, qui nous a réservé des mois souvent inconfortables, des événements difficiles.
Beaucoup de personnes que nous aimions sont parties, célèbres ou non, prenant leur envol pour le Pays Mystérieux.
Elle a connu son lot de catastrophes, de tragédies, d’horreurs, mais aussi de beauté et de courage… dont on parle beaucoup moins que le reste, en général.
En fait… elle fut en grande partie ce que les hommes en ont fait.

Et comme 2018, la nouvelle venue, subira le même sort, j’ai comme d’habitude un peu de mal à formuler des voeux.
À moins que, en une nuit, les consciences se réveillent brusquement chez certains.
Pourquoi pas, après tout!
D’autant que je suis comme tout le monde.
J’aimerais que cette année se passe le mieux possible, pour le monde et ses habitants.
J’aimerais que les grands malades placés à la tête de certaines nations cèdent leur place à d’autres, plus réfléchis, plus posés, plus sages et mieux entourés.
Je voudrais un monde où le respect de la vie, des personnes,  des animaux et de notre Terre passerait avant toute notion de profit, d’orgueil et de pouvoir.
Je rêve d’une planète sans  bourreaux, sans meurtriers et sans tortionnaires où chacun,  y compris les enfants, serait en sécurité.
Je voudrais que les chercheurs trouvent le moyen de soigner les maladies jusqu’aux plus dangereuses, pour que les familles ne soient plus décimées par le départ prématuré de leurs proches.

Vous voyez, mes souhaits ne manquent pas.
D’autant que je vais faire très fort en ajoutant que je voudrais que chaque être humain ait la possibilité de vivre décemment et de manger à sa faim.

En revanche… je ne rêve plus d’infiltrer un gramme d’intelligence et de sensibilité dans certaines têtes: j’ai compris que c’était mission impossible.

Je lance donc mes voeux dans le vent…
Qui sait, peut-être provoqueront-ils un genre d’effet papillon et que, joints à des millions d’autres du même type, pourront-ils améliorer les choses?
Je l’espère… encore un voeu, tiens!

Martine Bernier

Et bien!
Le temps a encore filé a une vitesse supersonique!
Quatre mois que nous sommes établis en Franche-Comté, mon Capitaine et moi.
Le temps et notre vie ont pris une autre dimension.
J’ai toujours pensé que la meilleure façon de croquer la vie et de vieillir lentement est d’avoir des projets et de faire preuve de créativité.
Cette nouvelle existence nous permet de le faire, comme jamais…

Je ne vais pas accueillir 2018 dans la liesse: je préfère voir ce quelle réserve et me réjouir au fur et à mesure de chacune de ses surprises, bonnes si possible.
En revanche, je salue 2017 qui va rejoindre les précédentes dans le Grand Livre des souvenirs.
Je ne suis pas mécontente de la voir se terminer.
Elle a été dure, très dure, pour moi comme pour tous ceux qui ont notamment perdu des êtres chers.
Et il y en a eu beaucoup parmi ceux que je connais.
Je passerai sous silence  les blessures qu’elle m’a réservées.
Mais je garderai d’elle la date du 25 août… le grand départ vers notre nouvelle vie.
Rien que pour cela, elle mérite de ne jamais être oubliée!

Martine Bernier

 

 

Ce matin, pour la première fois depuis plus de quinze jours la maison s’est réveillée sans autres occupants que Mon Capitaine, Pomme et moi.
Dès le réveil, tôt, j’ai commencé à m’activer selon mon planning de la journée: nettoyer et  ranger le Grand Nid de haut en bas pour lui rendre son aspect habituel!

Dans mon bureau où je me trouve depuis quelques minutes et où je savoure le calme régnant, je me suis mise à repenser aux fameux « chicouf » auxquels j’ai plusieurs fois consacré des articles par le passé.
Pour ceux qui l’ignoreraient, ces chicouf sont les grands-parents qui voient arriver leurs petits-enfants avec bonheur (chic!) et les voient repartir sans pleurer (ouf!).
Mais dans la quiétude de mon bureau, je sais aujourd’hui, que, à quelques exceptions près, nous sommes tous des chicoufs en puissance, quel que soit notre âge.

Je pense que tous, nous nous réjouissons de passer du temps avec nos familles et nos amis, que nous aimons les heures et les jours passés avec eux tous, puis que nous retrouvons avec bonheur également notre intimité quotidienne.

C’est donc avec l’empreinte joyeuse des jours passés et l’assurance qu’il y en aura d’autres, que j’aborde les derniers jours de cette années 2017 qui s’envolera bientôt au pays des souvenirs!

Martine Bernier