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Archives quotidiennes : 3 février 2018

Chine_fixedDans le Clan des Boulettes, Chine est la chef de gang.
Chichi pour les intimes.
Cette jolie poule Pékin cailloutée s’est très vite affirmée comme étant celle à qui les trois autres devaient prêter allégeance.
Lorsque Kaki était malade c’est elle qui l’empêchait de rejoindre le groupe, l’isolant dans un coin.
Aujourd’hui encore, il lui faut la meilleure place sur la litière ou devant la mangeoire
Et gare à celle qui l’oublie: un petit coup de bec bien placé sur le sommet du crâne a vite fait de la ramener à l’ordre!

N’allez pourtant pas croire que Chine est agressive ou méchante.
Non.

Elle affirme sa position sans avoir recours à la force le plus souvent.
Elle est la plus élevée dans la hiérarchie tout simplement, et n’a pas du tout envie que cela change.
Elle ne cherche pas forcément le contact avec moi.
Ou du moins ne le recherchait pas jusqu’ici.
Car à présent qu’elle voit que même Praline, sa favorite, commence à me fréquenter, elle semble s’intéresser à ma personne.
Elle non plus ne fuit plus lorsque je la caresse, et accepte ma présence de bonne grâce.
Elle est très belle, a un port altier et une silhouette majestueuse.
Ce qui me fait craquer n’a pourtant rien à voir avec sa beauté.
Toute ronde, Chine se dandine lorsqu’elle marche.
Elle a beau vouloir paraître digne, elle ne peut rien y faire: plus encore que les trois autres membres de sa Cour, elle a la démarche des oies dans les Aristochats.
Et je trouve cela… irrésistible.
Depuis deux jours, j’ai le sentiment qu’elle a perdu un peu de poids.
Ou que son plumage est moins dense.
Mon Capitaine a donc préparé une mixture à laquelle aucune de mes « boulettes » ne résiste: un mélange de fruits secs mixés.
Cette gourmandise est venue ce matin enrichir leur pitance quotidienne.
Je suis restée un bon moment à les regarder manger, pour être sûre que Chichi s’alimentait elle aussi, ce qui était le cas.
Nous n’étions pas là depuis trois minutes qu’une volée de moineaux est arrivée et s’est réfugiée en piaillant dans l’un des arbres de l’enclos.
Leur tintamarre était assourdissant!
Ils attendaient clairement que je parte pour se joindre au festin des poules.
J’ai donc attendu un bon moment avant de quitter les lieux, le temps que ces dames aient eu le temps de se nourrir correctement.
Et j’ai eu raison: à peine avais-je tourné les talons qu’une trentaine de passereaux se posaient à la table royale…

Martine Bernier