Catégories

Catégories

Archives mensuelles : juin 2018

Sachant que mon fils viendrait passer ce week-end avec son petit lutin et que nous serions rejoints par la fille de mon Capitaine, son compagnon,, j’ai eu une idée dont j’ai aussitôt parlé à ma tendre moitié:
– Et si nous faisions un feu de camp, samedi soir? Nous sortirions les guitares et les chansonniers, et nous ferions un pique-nique autour du feu!

Après avoir décrété que la suggestion avait du bon, mon Capitaine a disparu dans le jardin où il s’est adonné à de mystérieux préparatifs.
Jour après jour, j’ai vu apparaître des éléments qui, mis bout à bout, constituaient un véritable QG de campagne!
Un âtre en pierre a fait son apparition.
Puis, mon Capitaine est allé chercher du bois pour le feu.
Et pour qu’il ne traîne pas au milieu du jardin, il a construit un support en bambou, sans utiliser le moindre clou.
Un banc en pierre assemblé pour l’occasion a été installé non loin de l’âtre, rejoint par deux  grandes tables et des bancs de bois pour poser les plats du futur repas.
Puis il a été chercher le canapé de jardin pour compléter l’ensemble et quelques chaises qu’il a posées… dans une grande tente dressée pour l’intendance.
En deux temps trois mouvements, mon idée de base a pris une ampleur imprévue.
Nous serons plus que prévu, quatre générations se retrouveront autour du feu sur l’impulsion de Celui qui m’accompagne, et  la soirée va se transformer en petite fête.
Tout l’art de mon Capitaine!

Martine Bernier

Nous ne sommes pas les seuls à recevoir fréquemment la visite d’amis.
Pomme a elle aussi quelques copains qui portent des noms aussi exotiques que Vegas, Dandy ou… Sankha.
Par son physique et sa personnalité, Sankha ressemble beaucoup à Clochard, le chien rendu  célèbre par Walt Disney dans « Belle et le Clochard ».

disney-film-belle-et-clochardComme lui, il est extrêmement attachant, a une personnalité  et un look un peu gavroche.
Le mimétisme entre l’homme et son animal est ici flagrant.
A force de partager la vie du jeune homme qui l’a adopté, il a fini par lui ressembler.
Il se sent bien partout, a déjà beaucoup voyagé, est connu comme le loup blanc dans l’enceinte de grands festivals d’été européens, dans une île espagnole et dans une station de montagne où son maître a travaillé en saison.
Sankha le baroudeur est indépendant mais très bien élevé.
Lorsque son maître revient dans la région pour rendre visite à ses parents, il les retrouve avec une joie débordante.
Il faut dire qu’il connaît très bien Bernard, ami de mon Capitaine et père de son compagnon de route.
Il l’a gardé souvent, parfois pour de longues périodes, et tous deux sont habitués l’un à l’autre.

Il y a quelques jours, nous n’avons donc pas été surpris de les voir arriver tous les deux, à la grande joie de Pomme, ravie de retrouver ce copain à l’aura d’Indiana Jones.
Comme Sankha n’est pas dépourvu de galanterie, il joue avec elle sans jamais la brusquer, l’invite à le suivre dans ses courses folles dans le jardin.
Mais s’il a de longues pattes, ce n’est pas le cas de Pomme qui prend des raccourcis pour l’attendre au point de départ où elle sait qu’il va forcément revenir.
Comme notre visiteur est malin, il a très vite compris que j’aime les animaux et que ses frasques m’amusent.
Il sait que Bernard ne veut pas le voir entrer dans notre maison, ne le tolérant que dans la véranda, mais comme il a ma bénédiction, il s’aventure parfois à faire quelques pas dans la cuisine, voire un peu plus loin si personne n’intervient.
Au cours d’une précédente visite, je l’ai donc vu faire irruption timidement dans mon bureau précédée par Pomme qui semblait lui dire: « Viens, je t’emmène voir où on travaille! Non, non, ne t’inquiète pas, elle ne dira rien… »

Autant dire que j’ai craqué devant leurs regards interrogateurs qui me guettaient à l’entrée, accompagnés par de légers battements de queue un peu hésitants: allons-nous être bien accueillis ou va-t-elle nous chasser?
Autant dire aussi que j’ai recraqué à sa plus récente visite lorsque je l’ai vu se glisser dans la cuisine en douce et où je l’ai entendu croquer le plus discrètement possible quelques croquettes de Pomme.
Comme, amusés, nous l’avons laissé faire, Sankha s’est aventuré un peu plus loin, jusqu’au salon.
Quelques secondes après, il revenait discrètement dans la véranda, tenant dans sa gueule un jouet en fausse fourrure de Pomme.
Ce qui a bien sûr fait réagir Bernard:
– Mais dis donc, toi! Il n’est pas à toi, ce doudou!

La scène était à la fois hilarante et touchante.
Pomme, qui est très partageuse, le regardait avec bienveillance.
Mais comprenant qu’il y avait une réprimande dans la voix qu’il venait d’entendre, Sankha a lâché le doudou, le posant délicatement sur le tapis de Pomme.
Irrésistible…

Martine Bernier

Depuis deux ou trois ans que je porte une montre connectée, j’en ai fait mon Jiminy Cricket personnel.
Elle est ma conscience, me culpabilisant silencieusement lorsque je n’ai pas effectué suffisamment de pas en une journée, par exemple.

Mercredi, ce n’était pas le cas.
Le soir, j’annonce fièrement à mon Capitaine  le nombre de pas et de kilomètres effectués dans la journée, et j’ajoute:
– Et en plus, elle m’a compté 45 minutes d’exercice physique! Cela valait la peine de nettoyer toute la maison et de faire le repassage!
– Oui. c’est excellent pour toi. C’est d’ailleurs pour t’aider que je re salis automatiquement là où tu es passée!

 

Martine Bernier