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Si la pluie est une bénédiction pour la rivière et la terre malmenée par la sécheresse, les animaux l’apprécient très modérément.
Parmi eux, mes sept petites poules sont au bord de la neurasthénie à la première averse.
Dès qu’il pleut trop ou que le ciel s’assombrit, elles filent se protéger dans l’une de leurs cachettes préférées: sous l’un des grands arbres de la haie, dans leur mini résidence secondaire construite par mon Capitaine, où elles ont les pattes au sec, ou dans leur poulailler d’où elles ne sortent pas si le temps les inquiète vraiment.
Devant autant de désarroi, je réagis, évidemment.
C’est ainsi que, depuis le début du changement de temps, j’ai adopté un nouveau rituel pour leur couché… qui intervient tôt en fin d’après-midi, dès le coucher du soleil.
Chacune choisit sa place, à peu près la même chaque soir. 
J’y place une pincée de leurs graines préférées, à trois ou quatre endroits.
Elles se précipitent donc dans leurs quartiers et picorent avec délice cette dernière collation de la journée.
Pour celles qui dorment perchées, je pose un peu de graines dans ma main et je la leur tends.
Elles picorent elles aussi, et je m’amuse de leur empressement.
Il a fallu du temps, mais aujourd’hui, elles se sont toutes parfaitement habituées les unes aux autres.
Personne  ne peut imaginer en les voyant, qu’il y a quelques semaines encore, elles formaient deux groupes bien distincts qui ne se fréquentaient que difficilement.
Aujourd’hui, les divergences sont oubliées, et elles cohabitent en toute quiétude.
Plus de revendications bruyantes le soir, dans le poulailler, mais une atmosphère très calme, et sept petites têtes tournées vers moi en attendant les caresses du soir.
Comment  ne pas s’y attacher?

Martine Péters (Bernier)

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