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Archives mensuelles : janvier 2019

L’hiver est la saison de tous les dangers, pour les poules.
Malgré tous les soins dont je les entoure, j’ai réalisé il y a deux ou trois jours que deux d’entre elles, Praline et Kaki, présentaient des symptômes inquiétants.
Une fois le week-end passé, j’ai donc téléphoné à notre vétérinaire auquel j’ai expliqué le problème.
Sa réaction a été immédiate: « Je sais de quoi il s’agit. Vous pouvez passer au cabinet pour prendre un médicament… »
Moins de vingt minutes plus tard, nous étions chez lui et, entre deux consultations, il nous expliquait qu’il s’agit d’une maladie parasitaire qui touche également les bronches.
Elle intervient par temps humide.
Ce que je fais pour protéger mes petites poules est bien, mais ne suffit pas: il faut traiter deux fois par année en ajoutant une poudre dans la ration d’eau quotidienne pendant une semaine.
Dès notre retour, donc, j’ai commencé le traitement.
Etrangement, alors qu’elles avaient déjà de l’eau fraîche avant que je ne remplisse leur abreuvoir en utilisant la poudre, elles la délaissaient.
Mais dès que je leur ai proposé cette eau, elles se sont précipitées pour boire longuement.
En les voyant faire, j’ai bon espoir que cet écueil hivernal ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir pour elles…
Mercredi matin, entre deux interviews, je suis allée contrôler que tout se passait bien pour elle.
Dehors, la neige tombait toujours et le vent assez violent avait remis en place devant la porte du poulailler la bâche que nous disposons chaque soir pour augmenter la protection des lieux.
J’ai aussitôt imaginé qu’elles devaient être paniquées par la présence de cette protection en plastique battue pas le vent.
Mais… non.
Elles étaient installées confortablement sur les différents étages de leurs appartements, plutôt satisfaites d’être protégées de la neige.
J’ai donc installé leur abreuvoir sur une plate-forme à leur hauteur, leur ai parlé un moment et suis repartie en fixant la bâche protectrice.
Une manière comme une autre de leur permettre de vivre cette saison compliquée sans trop en souffrir…



Martine Péters

Le Masque au rideau Noir, Fernand Khnopff
Fernand Khnopff

Les Belges  le connaissent bien.
Considéré comme l’un des maîtres du symbolisme belge, le peintre belge Fernand Khnopff  (1858 -1921) avait un modèle de prédilection: sa soeur Marguerite.
C’est elle qui a notamment posé pour le fameux tableau « Le masque au rideau noir ».
L’univers énigmatique de Khnopff se situe au delà des frontières du rêve et se mélange à un parfum d’occultisme.
Solitaire aux allures de dandy, cet artiste atypique a fréquenté les préraphaélites anglais, se retrouvant dans leur attirance pour la nostalgie et le romantisme.
Klimt et Gustave Moreau l’admiraient, Ensor le suspectait de plagiat, Magritt s’est inspiré de son oeuvre.
Fernand Khnopff, lui, s’est épanoui seul dans la grande-maison atelier qu’il a dessinée puis a fait construire en 1899.
Une sorte de temple  qui lui était dédié, bâti  à la lisière du Bois de la Cambre à Bruxelles, et qui était à la fois énigmatique et représentatif de la personnalité de son propriétaire.
Si la bâtisse a été détruite en 1930, l’oeuvre de Khnopff est toujours admirée aujourd’hui.
Elle se découvre notamment au Petit Palais, à Paris, jusqu’au 17 mars prochain… 

Martine Péters

Mon Capitaine et mon fils sont sortis faire une course tandis qu’Aurélien, 4 ans,  et moi nous retrouvons au salon après avoir fait « du sport » au jardin.
Nous jouons aux petites voitures lorsqu’il me dit:
– Mamitine? Tu me racontes une histoire?
– Si tu veux: tu choisis un livre?
– Non: je voudrais une histoire que tu inventes!

Il sait que ces histoires-là sont souvent un peu loufoques.
J’improvise donc un récit où il est question d’un petit garçon croisant un lutin blessé en forêt, et d’un cadeau très spécial reçu pour ses bons soins.
– Qu’est-ce qu’il a reçu?
– Une pomme de pin magique…
Et je lui explique que la pomme de pin en question s’allume lorsqu’il a besoin de lumière, fait apparaître une tartine quand il a faim etc.
Très intéressé, il me regarde:
– Mais ça n’existe pas, hein?
– Et pourquoi pas?
– Mais non… je n’en ai jamais vu!
Je m’empresse de lui servir une phrase que j’ai glissée dans un conte que j’ai terminé il y a peu de temps:
– Tu sais, ce n’est pas parce que tu ne vois pas quelque chose qu’elle n’existe pas!

La journée se passe, très remplie.
Le lendemain, au moment du départ, il est comme à chaque fois un peu déchiré entre  « rester ou partir ».
Je lui glisse:
– Tu vas revenir très vite, et nous avons plein de choses à faire encore. En attendant, si tu te promènes dans les bois, n’oublie pas de me ramener une pomme de pin…
– Oui! Elle sera peut-être magique! Mais ça ne sera pas facile de la trouver…
– C’est vrai… elles sont rares.
T’inquiète pas, Mamitine, je regarderai bien! Si elle s’allume, je te l’apporte!

Martine Bernier