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Jeudi matin.
Il a encore neigé pendant la nuit.
Mon Capitaine apprécie… moi moins.
Au programme de la journée: l’écriture d’un article médical compliqué.
Mais il est hors de question que je me mette au travail avant de m’être occupée des animaux qui partagent notre vie.
Pour gagner du temps, j’ouvre la porte-fenêtre qui donne sur le jardin pendant que je vais accomplir les tâches du petit matin dans la maison.
Ouvrir cette porte permet d’aérer mon bureau tout en laissant Pomme faire ses premiers pas du jour à l’extérieur.
Elle sait qu’après cette première sortie, elle a droit à une récompense.
Ensuite, c’est mon tour de sortir pour libérer mes poules et m’en occuper.
Dans le poulailler, elles m’accueillent comme le Messie, et je passe un bon quart d’heure à m’occuper d’elles.
Pendant ce temps, Pomme se balade de son côté.
Ce matin,  elle a oublié qu’elle a 9 ans.
Elle galope dans tous les sens, se couche dans la neige, me guette et se précipite en courant vers moi comme pour me tendre un guet-apens.
C’est drôle, joyeux…
Sauf que là… du travail m’attend et je suis un peu pressée.
En rentrant sous la véranda, je réalise que mon Mogwaï est transformé en boule de neige.
Nous n’y couperons pas: je dois la doucher si je ne veux pas qu’elle prenne froid.
Direction la douche, donc, où elle se soumet docilement à l’exercice.
Enfin… presque.
Car quand vient le moment de la frictionner pour la sécher, elle s’évade en courant et court dans toute la maison, semant derrière elle de longues traînées mouillées.
J’ai beau l’appeler, elle fait la sourde oreille et retrouve ses habitudes de jeune chiot.
C’est amusant… mais malvenu! 
Le fait que je sois pressée ne semble pas du tout l’effleurer.
Elle est donc très surprise lorsque j’ élève la voix, ce qui est très rare:
– Pomme, ça suffit! Tu m’énerves! Puisque tu ne veux pas que je te sèche,  tant pis pour toi! Non mais dis!!!
Je l’ai plantée là et suis partie dans mon bureau… où elle m’a suivie d’un air piteux.
Bien emmitouflée dans la couverture posée dans son panier, elle a pris l’option « sieste » en me jetant de temps en temps un coup d’oeil  pour voir si j’étais revenue à de meilleurs sentiments. 
Ce qui m’a fait rire au bout de quelques minutes… évidemment…

Martine Péters

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