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Mardi.
Il fait froid, mais le soleil est revenu sur le jardin.
Dès qu’il apparait, la vie reprend…
A 10 heures, Pomme et moi y retournons pour la troisième fois de la journée.
Dès que nous apparaissons, les sept petites poules sont là curieuses, amicales, bavardes…
Je les gâte, comme d’habitude… mais je suis là pour une raison bien précise.
Depuis des mois, Plume est devenue la plus fragile de mes poulettes. 
Elle n’a pour ainsi dire jamais pondu, est plus lente que les autres, fait preuve de moins d’appétit…
Je prends d’autant plus soin d’elle qu’elle est aussi attachante que les autres et que, depuis quelque temps, elle semble consciente du fait que je suis plus attentive que jamais à son état.
Alors, elle me parle, me suit…
Si elle est la plus délicate de ma petite basse-cour, elle a un pendant dans la roseraie.
Chaque jour, je surveille attentivement l’évolution des rosiers.
Parmi eux, certains sont tout en feuilles, plus avancés que d’autres.
Mais l’un des plus poussifs, celui qui semble avoir le plus de peine à se lancer, est aussi celui que je voulais absolument voir s’épanouir dans le jardin: un Centifolia, également appelé « rosier cent-feuilles », rosier de Mai » ou « rosier de Provence ».

Ce merveilleux rosier qui donne vie à la fameuse « rose de peintres », cette grosse fleur globuleuse, très parfumée…
Cette fleur est celle qui, cultivée à Grasse, intervient dans la composition des parfums, je lui ai déjà consacré un article par le passé.  

Trouver ce rosier et pouvoir l’inclure à la roseraie a été un moment de pur bonheur…
Il a été planté cet hiver avec une douzaine d’autres, et, depuis, je guette les signes de son réveil.
Mais si d’autres sont déjà très avancés, lui ne présente que deux ou trois signes infimes de retour à la vie.
Je ne peux rien faire de plus qu’attendre…
Ce mardi matin, Pomme, Plume et mes autres poulettes m’ont suivie pendant l’inspection des rosiers, regardant attentivement ce qui semblait m’intéresser.
Ce petit monde très particulier me fait vivre dans une autre dimension!
 

Martine Péters


 

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