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Archives mensuelles : avril 2019

Dans le texte que je publiais hier, j’avais encore l’espoir de voir Plume, ma petite poule Pékin, aller mieux.
C’était le cas ce week-end: elle remangeait, buvait, déambulait dans le jardin.
J’étais presque confiante, à tel point que lundi matin, j’appelais le cabinet vétérinaire pour expliquer qu’il y avait une amélioration dans son état et que je souhaitais poursuivre le traitement.
Je devais donc passer chercher les médicaments, mais rien ne s’est passé comme prévu…
Juste après mon appel, je suis allée ouvrir le poulailler.
Plume était sur le sol, ce qui ne lui arrivait jamais.
J’ai tout de suite vu qu’elle tordait son cou d’une manière anormale.
Lorsqu’elle m’a vue, elle m’a regardée et s’est exprimée.
Un appel au secours, clairement…
Je l’ai prise dans mes bras et j’ai compris que la fin était proche.
J’ai relâché mes autres protégées, les ai nourries, et nous avons déposé Plume dans un  carton bien paillé.
Elle semblait épuisée, faisant des efforts énormes pour tourner la tête, me lançant de pathétiques petits « koooot » lorsque je lui parlais.
Je lui ai donné sa friandise préférée, des vers de farine lyophilisés, et nous avons pris la direction du cabinet vétérinaire.
J’étais censée y prendre le remède salvateur, mais c’est un tout autre scénario qui s’est joué.
Il était clair que Plume était mourante.
Elle a été endormie, et je l’ai accompagnée, le coeur serré.

La seule façon de connaître le fin mot de cette maladie hépatique venue nous ne savons comment, était de pratiquer une autopsie.
Un geste nécessaire pour être certains que le problème ne venait pas d’un germe contagieux qui pouvait mettre mes autres protégées en danger.
Une heure plus tard, le vétérinaire me rappelait pour me dire qu’il s’agissait d’une cholangite, sorte de cirrhose biliaire.
Elle s’est aggravée par une péritonite et un éclatement de la vésicule biliaire.
J’ai appris qu’il s’agissait d’un accident de la vie difficile à diagnostiquer, surtout pour une poule, que nous n’aurions rien pu faire et que je n’étais en aucun cas responsable de cette maladie non contagieuse.
Même si je l’avais décelée plus tôt, il n’aurait pas pu faire grand chose… 
Sans me consoler, cela m’a soulagée
Désormais, le poulailler est endeuillé.
Mon bel oiseau, ma douce petite poule grise si sociable s’est envolée…

Martine Péters


Depuis que j’ai emmené Plume, ma petite poule grise, chez nos vétérinaires, je vis avec l’angoisse de voir arriver le jour fatidique où il faudra avouer que le traitement ne fait pas effet.
La maladie est clairement trop avancée pour pouvoir la sauver.
Nous lui donnons les médicaments chaque matin avec difficulté, mais aucun signe n’indique la moindre amélioration.
Cependant, elle continue à « me parler » doucement, accepte parfois de boire une ou deux gorgée d’eau et de picorer une graine de blé.
Comme ce dimanche matin où, alors que je l’ai installée dans un coin du jardin dont j’ai interdit l’accès à ses copines, elle a mangé comme elle ne l’avait plus fait depuis longtemps… 

Je ne devrais sans doute pas faire intervenir l’affect dans ce genre de situation, mais c’est pour moi une mission impossible.
Je me suis attachée à mes protégées et la notion d’euthanasie reste très difficile à gérer, y compris pour une poulette.
Je sais que des millions de volailles sont abattues chaque jour à travers le monde, souvent dans des conditions épouvantables.
La différence entre elles et les miennes?
Aucune, si ce n’est l’attachement que je porte à mes sept protégées.

Depuis ma conversation avec notre vétérinaire, je n’ai cessé de penser à ce qu’il fallait faire.
Et j’ai décidé de ne pas passer par la case euthanasie, mais de poursuivre le traitement.
Plume semble profiter des moments qui lui sont donnés, je vais continuer à la soigner en lui offrant la vie la plus agréable possible.
Pour le moment, il n’existe pas de médicaments adaptés spécialement aux poules malades, si ce n’est les traitements « en bloc » destinés à soigner les élevages dans leur globalité.
Mais la situation pourrait changer, selon ma vétérinaire, alors que, de plus en plus, des particuliers élèvent comme moi des poules d’agrément et s’y attachent.
En donnant des indications sur la manière dont Plume réagit au traitement, ces données pourront être utiles pour les autres poulettes qui risqueraient d’être malades ailleurs à l’avenir, et à mieux doser les médicaments.
Ainsi, un jour peut-être, les traitements seront mieux ciblés et plus efficaces…

Martine Péters

Jeudi.
Jour de semi panique!
Nous préparons l’arrivée de mon fils et de son  petit bout de chou pour ce week-end, qui viendront fêter Pâques avec une semaine de retard avec la fille de mon Capitaine, son compagnon et leurs deux petites filles.
Et la journée commence par une mini catastrophe: les oeufs, poules et lapins en chocolat que j’avais achetés ont passé trop de temps dans la véranda alors qu’il faisait beau et chaud et… ont fondu!
Oups.
Il faut retourner en catastrophe à la chasse aux oeufs, dans les magasins, en espérant qu’il en reste…
Deuxième tuile de la journée: Plume, ma petite poule, ne va pas mieux. 
Cette fois, il faut l’emmener chez le vétérinaire si je ne veux pas la perdre.
Et là… les nouvelles ne sont pas bonnes.

Notre vétérinaire diagnostique un problème hépatique.
Nous ressortons avec un double traitement à poursuivre jusqu’à lundi.
Si d’ici-là elle va mieux, nous continuons.
Si ce n’est pas le cas, nous devrons abréger les souffrances de ma petite poule qui, dans un premier temps, a reçu trois injections.
Notre vétérinaire est pessimiste sur l’issue du problème.
Nous verrons d’ici-là…

Martine Péters