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Dans le texte que je publiais hier, j’avais encore l’espoir de voir Plume, ma petite poule Pékin, aller mieux.
C’était le cas ce week-end: elle remangeait, buvait, déambulait dans le jardin.
J’étais presque confiante, à tel point que lundi matin, j’appelais le cabinet vétérinaire pour expliquer qu’il y avait une amélioration dans son état et que je souhaitais poursuivre le traitement.
Je devais donc passer chercher les médicaments, mais rien ne s’est passé comme prévu…
Juste après mon appel, je suis allée ouvrir le poulailler.
Plume était sur le sol, ce qui ne lui arrivait jamais.
J’ai tout de suite vu qu’elle tordait son cou d’une manière anormale.
Lorsqu’elle m’a vue, elle m’a regardée et s’est exprimée.
Un appel au secours, clairement…
Je l’ai prise dans mes bras et j’ai compris que la fin était proche.
J’ai relâché mes autres protégées, les ai nourries, et nous avons déposé Plume dans un  carton bien paillé.
Elle semblait épuisée, faisant des efforts énormes pour tourner la tête, me lançant de pathétiques petits « koooot » lorsque je lui parlais.
Je lui ai donné sa friandise préférée, des vers de farine lyophilisés, et nous avons pris la direction du cabinet vétérinaire.
J’étais censée y prendre le remède salvateur, mais c’est un tout autre scénario qui s’est joué.
Il était clair que Plume était mourante.
Elle a été endormie, et je l’ai accompagnée, le coeur serré.

La seule façon de connaître le fin mot de cette maladie hépatique venue nous ne savons comment, était de pratiquer une autopsie.
Un geste nécessaire pour être certains que le problème ne venait pas d’un germe contagieux qui pouvait mettre mes autres protégées en danger.
Une heure plus tard, le vétérinaire me rappelait pour me dire qu’il s’agissait d’une cholangite, sorte de cirrhose biliaire.
Elle s’est aggravée par une péritonite et un éclatement de la vésicule biliaire.
J’ai appris qu’il s’agissait d’un accident de la vie difficile à diagnostiquer, surtout pour une poule, que nous n’aurions rien pu faire et que je n’étais en aucun cas responsable de cette maladie non contagieuse.
Même si je l’avais décelée plus tôt, il n’aurait pas pu faire grand chose… 
Sans me consoler, cela m’a soulagée
Désormais, le poulailler est endeuillé.
Mon bel oiseau, ma douce petite poule grise si sociable s’est envolée…

Martine Péters


2 réponses à La fin de Plume…

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