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Dans la semaine, alors que nous avons droit à un jour chaud dans des températures encore acceptables, je décide de laisser ouverte la porte de mon bureau.
Je sais que c’est un plaisir pour Pomme qui, systématiquement, s’installe et surveille le jardin depuis ce poste d’observatoire qu’est  pour elle le pas de porte.
Tandis que j’écris, je la vois sortir et guetter quelque chose à droite de l’entrée de la pièce.
Mais visiblement elle n’a pas pu  approcher ce qu’elle regardait car elle revient d’un air piteux et se couche de telle façon que seule sa tête sort de l’encadrement de la porte, à l’extérieur.
Elle recommence à guetter et, brusquement, sort à toute vitesse exactement au même endroit… sans plus de succès, visiblement.
Elle décide donc de changer de tactique et de copier le comportement des chats attendant une souris.
Mon Mogwaï reste immobile, les yeux rivés sur un endroit bien précis du mur.
D’où je me trouve, je ne vois évidemment pas ce qu’elle regarde, mais je réalise que le bout de sa queue commence à gigoter timidement.
Elle voit à nouveau ce qui l’intrigue tellement… et contrairement aux chats, elle n’arrive pas à cacher sa joie.  
Une seconde plus tard, elle fait un petit bond vers ce qu’elle regardait… et revient, une fois de plus déconfite.
C’est là que j’ai compris qu’elle devait guetter le petit lézard qui apparaît régulièrement sur le mur devant mon bureau, au moindre rayon de soleil.
Dure leçon pour mon affectueux bichon havanais qui a compris ce jour-là que tout le monde n’est pas aussi joueur qu’elle…
Et que ce n’est pas demain que son nom figurera dans le répertoire d’amis de Markus le lézard…    

Martine Péters



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